C'est l'unité de lutte contre la corruption(ULCC) qui a fait la demande près du tribunal de première instance dans l'affaire des Kits scolaires qui avait provoqué cet énorme scandale impliquant l'entourage du président de la république.

L'ancien ministre des affaires sociales Roosevelt Bellevue et huit(8) autres fonctionnaires doivent être mis en examen dans cette affaire selon les recommandations de l'ULCC. Roosevelt Bellevue qui avait perdu son poste ministériel en 2017 fait office de représentant D'Haïti auprès de l'organisation mondiale du commerce(OMC).

M. Bellevue est accusé d'association de malfaiteur, de surfacturation contre l'Etat et de passation illégale de marchés publics. Le commissaire du gouvernement ne devrait pas tarder à répondre aux recommandations de l'ULCC selon les informations circulant dans les couloirs du tribunal de Première instance de Port au Prince.

Les accusations font croire que les kits scolaires, d`une valeur de 17$ us ont été facturés à 36$ entraînant une perte énorme pour l`Etat vu que le nombre de kits fabriqués s`élève à 50 000 unités. Le nom de Aviol Fleurant ainsi que celui de Martine Moise, respectivement ancien ministre de la Planification et Première Dame de la République, étaient cités dans cette affaire de corruption.

 Le président Jovenel Moise pour prouver sa velléité à venir à bout de la corruption dans l’administration publique, avait promis sous peu un rapport d’enquête devant venir fixer les responsabilités sur un gros détournement de fonds du trésor public, lors d’achat de matériels scolaires, en août 2017 dernier.

L'ancien Ministre de l'intérieur Réginald Delva est inculpé dans l'affaire de la cargaison  d'armes illégalement et de munitions découverte au port de St marc en 2016. Reginald Delva est accusé de complicité dans cette affaire selon l'instruction menée par le juge d'instruction de St marc Dieunel Luméran.

Ce dossier qui a déjà provoqué l'arrestation de l'ancien Directeur général de la Police nationale Godson Orelus devrait prendre une étape. 

 Alors que des hommes de loi qualifient d’illégale la démarche entreprise par le Commissaire du Gouvernement d’inviter deux anciens Premiers ministres et un homme d’affaires à venir au Parquet pour s’expliquer sur l’utilisation des fonds PetroCaribe, Me Clamé Ocnam Daméus a affirmé qu’ « il n'y aucune erreur procédurale dans la série d'auditions initiée par le Parquet de Port-au-Prince ».

En effet, le Commissaire du gouvernement Clamé-Ocnam Daméus brandit le code d'instruction criminelle et déclare avoir le plein droit.

« Désormais, le dossier Petrocaribe a un manager », martèle Me Daméus, affirmant être à la recherche d'infractions, de crimes et délits. De plus, ce dernier indique que tous les dossiers ou informations recueillis dans le cadre de cette enquête, seront acheminés au juge d'instruction qui à son tour partira à la recherche des indices. 

Pour l’heure, le commissaire du Gouvernement collecte des dossiers venant de plusieurs institutions étatiques. Sur 7 entités, 3 ont déjà fourni des documents au Parquet.

Parallèlement, l’ancien Premier Ministre Laurent Lamothe qui était invité au Parquet, le 23 octobre, n’a pas pu répondre ce mardi à l’invitation.

Dans une correspondance adressée au Chef du parquet de Port-au-Prince, les avocats de l’ex-Chef du gouvernement se dit étonné de cette invitation, dans un contexte où le Barreau observe depuis le 11 octobre dernier un arrêt de travail.

« Il est impossible a M. Lamothe d’envisager de déférer à l’invitation du commissaire du gouvernement, sans l’assistance de ses avocats », déclare Me Mario Delcy. Les avocats de l’ex-Premier Ministre se disent surpris par l’absence totale de délai de préavis entre la date de la convocation et celle de l’audience sollicitée.

 

Mardi 2 Octobre, au palais de justice de Port-au-Prince, des plaignants du dossier Petrocaribe ont été étendus par le juge instructeur Ramonci Alcimé. Une audition déroulée à huis clos. Les plaignants Fausta Maisonneuve et Maurice Noel qui se sont constitués en partie civile dans cette affaire, ont pendant trente(30) minute été auditionnés, en présence de leurs avocats Me André Michel et Marc-Antoine Maisonneuve. Si l’audience s’est tenue à huis-clos, les plaignants et leurs avocats ont toutefois fait des déclarations dans la presse.

 "Je n’ai pas porté plainte contre des individus mais plutôt contre les trois(3) administrations qui ont pris des résolutions et débloqué dans la gestion du fond", a déclaré la plaignante. De son coté André Michel voit dans cette démarche une simple formalité : "Même si nous sommes entendus par un juge d’instruction, nous ne faisons pas confiance à la justice de ce pays, nous sommes là, parce que c’est la démarche légale", a fait savoir l’homme de loi.

Les mobilisations récentes pour demander des comptes sur la gestion du fond petrocaribe ne sont pas sans conséquence sur l’avancée et l’avenir du dossier. Me André Michel rappelle que : "Le combat Petrocaribe doit être un combat de citoyenneté, la mobilisation populaire doit continuer, on ne peut obtenir justice que dans ces conditions" conclut l’avocat militant.   

À l'occasion du 9 décembre consacré par l'organisation des Nations-Unies comme journée mondiale de lutte contre la corruption, l'opposition politique haïtienne a convoqué une manifestation dans l'objectif d'exiger le départ de Jovenel Moïse du pouvoir et la tenue sans condition du procès Petro Caribe.
 
La présence de Shiler Louidor, Marjorie Michel, Rony Timothée entre autres leaders du secteur dit démocratique a été remarquée. Une fois de plus, ils rejettent tout processus de dialogue avec le Président Jovenel Moïse. Ils rejettent également le pacte de gouvernabilité que le Premier ministre Jean Henri Céant s'arrange à soumettre aux acteurs de la crise et l'appel au calme lancé par le président de la chambre des députés Gary Bodeau.
 
Contrairement aux dernières journées de mobilisation, la recette n'a pas comblé les attentes des initiateurs de cette journée de manifestation. Seulement quelques dizaines de personnes ont foulé le macadam ce dimanche 9 décembre.
 
Les manifestants ont marché du carrefour de l'aéroport, longeant l'avenue Martin Luther King pour ensuite se diriger vers Lalue où la situation allait se tourner en une scène de violence entre certains manifestants et les forces de l'ordre.
 
En effet, cette manifestation a été émaillée d'incidents. Des barricades enflammées ont été dressées sur plusieurs points de la chaussée, des pierres ont été également lancées à maintes reprises en direction des agents du Corps d'Intervention et de Maintien d'Ordre (CIMO) qui ont riposté à coups de gaz lacrymogènes.
 
 
HPN

 

Le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) dit avoir appris avec consternation que le 10 novembre 2018 sur la place de Vertières, au Cap-Haïtien, des individus, guidés par le militant politique Moïse JEAN CHARLES, se sont arrogé le droit de hisser un drapeau autre que celui de la nation haïtienne.

Le RNDDH estime qu’il s’agit-là d’un acte anarchique qu’il convient de condamner avec la dernière rigueur. En effet, le drapeau, emblème national, constitue l’un des principaux symboles de l’identité de tout peuple. Sa prise ou son remplacement par un autre signifie la capture (réelle ou fictive) de l’identité qu’il représente.

Le RNDDH souligne que les différents problèmes auxquels le pays est confronté ne peuvent être résolus par le changement du bicolore national. Au contraire, l’événement du 10 novembre 2018 ne fait que fournir un autre sujet d’actualité qui, au final, n’aura pour conséquence que de détourner les regards sur les sujets liés au respect des droits civils, politiques, économiques et sociaux du peuple haïtien.

Le RNDDH rappelle que  dans tout Etat démocratique, le respect de l’emblème national est indiscutable. Si des citoyens se mettent à montrer de l’irrévérence envers leur propre drapeau, de qui peuvent-ils en exiger le respect ? 

HPN

Le commissaire divisionnaire Jackson Hilaire est le nouveau directeur départemental du nord (DDN) de la Police nationale d’Haïti (PNH). Le commissaire remplace  Prévil Jean Castro, qui a été transféré de son poste  suite à l'incident de samedi 10 novembre sur le site historique de Vertières. Lors d'une manifestation de Pitit Dessalines au Cap haïtien, les sympathisants  Jean-Charles Moïse avaient hissé le drapeau noir et rouge au mât de ce lieu public.

 

Gasner Jean, ainsi se nomme le nouveau responsable a.i de la Direction des ressources humaines du ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP). Il est accompagné de son adjointe a.i, Mme Anne Monique Lundi, a constaté Haiti Press Network.

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Le prix Nobel de la paix 2018 a été décerné, ce vendredi, à deux lauréats : le gynécologue congolais Denis Mukwege et l'activiste yézidie Nadia Mourad. Ils sont récompensés pour leur combat contre les viols de guerre. Une cause que sert Denis Mukwege depuis de nombreuses années.

Ce prix Nobel de la paix tant attendu vient consacrer une vingtaine d'années passées à soigner, opérer, réparer inlassablement des femmes violées et mutilées dans la province du Sud-Kivu en RDC. Le docteur Denis Mukwege, « l'homme qui répare les femmes », comme on l'appelle, est né il y a 63 ans dans cette province de l'est du pays à Bukavu tout près de la frontière avec le Rwanda. Il fait ses études de médecine au Burundi puis en France et en Belgique.

Une fois son diplôme de gynécologue en poche, il décide de revenir travailler dans son pays. Mais la guerre est déjà là. Il y a 22 ans, le 6 octobre 1996, il est alors directeur de l'hôpital de Lemera une petite localité du Sud-Kivu. Un jour, son établissement est attaqué et brutalement détruit. Plusieurs malades et infirmiers sont assassinés, des civils sont massacrés. Denis Mukwege parvient à s'échapper et à fuir, extrêmement choqué, au Kenya. Il n'y a jamais eu de massacres de ce type au Congo. C’est en fait le premier grand crime de la première guerre au Congo, lorsque la rébellion de Kabila père entre dans l’ancien Zaïre depuis le Rwanda pour renverser Mobutu. Il revient au pays trois ans plus tard avec au départ le projet de créer une maternité.

Plus de 40 000 femmes soignées

On peut dire que le combat du Dr Mukwege démarre un jour de 1999. Ce jour-là, une Congolaise débarque dans son cabinet le regard éteint. Son sexe est une blessure béante, elle a été violée sauvagement par dix hommes. Puis c’est une autre femme qui arrive et encore des dizaines les jours suivants. Chaque fois le corps déchiqueté. Viols méthodiques, tirs au niveau de l'appareil génital, introduction d'objets et d'armes, femmes de villages entiers violées en une nuit.

Les viols de masse se répandent à tout l’est de la République démocratique du Congo. Il s’agit vraiment du viol comme arme de guerre dans cette région en conflit depuis 20 ans avec une multitude de groupes armés. Toutes les femmes le disent, il ne s’agit plus d’un viol pour assouvir un plaisir, mais d’une volonté de détruire, d’humilier la femme, sa famille, sa communauté. Un phénomène qui touche de jeunes enfants qui ont parfois tout juste quatre ou cinq ans.

le Dr Mukwege découvre une pathologie nouvelle qui va profondément marquer le restant de sa carrière : la destruction volontaire des organes génitaux des femmes. Il décide d’en faire son combat et fonde son hôpital dans le Sud-Kivu, l’hôpital de Panzi. Et il est le premier à alerter le monde sur la barbarie sexuelle dont les femmes sont victimes dans l'est. Pourtant son message a du mal à passer en RDC. Le pays commence à peine à lutter contre l’impunité dans les affaires de violences sexuelles. 

Aujourd’hui, l’hôpital de Panzi, c’est un établissement de référence, l’un des rares dans la région des Grands Lacs, spécialisé dans la réparation vaginale. Depuis 1999, il a soigné plus de 40 000 femmes mutilées.  En effet, on estime qu’un demi-million de femmes ont été violées en République démocratique du Congo ces quinze dernières années. Selon le gouvernement, 40 viols par jour ont lieu dans l'est du pays. Un chiffre sous-estimé pour beaucoup.

Source RFI

Dans le souci de propulser son programme JEUNE LEADER ET ENTREPRENEUR  Image et Communication a réalisé une séance de formation le jeudi 08 novembre 2018. Les locaux de la succursale de la kotelam de delmas ont reçu, jeudi, une vingtaine d’entrepreneurs pour les aider à mieux comprendre le fonctionnement de ces structures que sont les caisses populaires et éventuellement les accompagner  à appliquer pour un prêt susceptible de leur permettre de développer leurs entreprises. Tout ceci à travers une séance de formation.

Cette rencontre d’échanges très instructive, animée par les agents  de la KOTELAM notamment Monsieur RENE Stéphane, a permis aux participants de mieux cerner  certaines notions financières et surtout les services et produits offerts par cette institution au public haïtien. "Comment fonctionne le système de crédit"  a été l'un des  thèmes débattus et qui a soulevé l'intérêt des participants qui ont voulus s'informer davantage sur la question.

Dans une ambiance de convivialité, les participants ont montré leur intérêt par rapport aux multiples questions qu’ils ont posées les unes plus pertinentes que les autres.  Ils n’ont pas caché leur satisfaction et en ont profité pour  soumettre quelques propositions aux formateurs, telle que : « Instaurer un programme start up : mettre un mécanisme en place pouvant aider les nouveaux entrepreneurs à se lancer ». Selon eux ce programme peut inciter les jeunes à participer à la reconstruction de leur pays plutôt que de chercher à le fuir.

Pour sa part, Image et Communication, étant une institution de services qui, parallèlement œuvre dans le social, se félicite d'avoir réalisé,  conjointement avec la kotelam,  cette rencontre qui a été très profitable pour les JEUNES LEADERS ET ENTREPRENEURS.

Blenda Malande

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