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Le Représentant Permanent de la République d'Haïti auprès de l'ONU,  l'Ambassadeur Denis  Regis,  est intervenu le 9 juin 2017 à l'Assemblée générale des Nations Unies à la Conférence de l'ONU sur les océans.  Cette conférence vise à appuyer la réalisation de l'Objectif de développement durable No. 14 : conserver et exploiter de manière durable les océans,  les mers et les ressources marines aux fins du développement durable.  HPN publie in extenso le texte de l'intervention du diplomate haïtien.

Monsieur le Président,
Excellences, Mesdames, Messieurs,

La délégation de la République d’Haïti s’associe pleinement aux déclarations faites par les distingués représentants de l’Équateur au nom du Groupe des 77 et la Chine, des Maldives au nom de l’Alliance des Petits États Insulaires en Développement (PIED) et du Bangladesh au nom des Pays les Moins Avancés (PMA).  Elle voudrait adresser ses plus vives félicitations aux deux Co-facilitateurs de cette importante Conférence mondiale sur les océans : l’Ambassadeur Alvaro MENDONCA e MOURA du Portugal et l’Ambassadeur Burhan GAFOOR de Singapour.  Grâce à leur effort inlassable et à leur remarquable activité de préparation, il est raisonnable d’anticiper des échanges très constructifs et un résultat final fructueux de ces assises, appelées sans nul doute à faire date dans les annales du développement durable.

Au moment où de toutes parts montent de nouvelles inquiétudes face à l’aggravation de la crise écologique, au moment où certaines remises en question de l’Accord de Paris sur le climat suscitent de légitimes préoccupations, il y a lieu de se réjouir de la tenue de cette Conférence mondiale sur les océans.  Son objectif, clairement affirmé, est de maintenir l’élan politique nécessaire à la réalisation de l’objectif 14 des Objectifs de développement durable (ODD), c’est-à-dire conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable.
Vingt-cinq ans après le Sommet de Rio, nul ne peut plus ignorer les conséquences néfastes de la dégradation accélérée de l’environnement, ni les nouvelles menaces qu’elle fait naître pour la génération actuelle et, davantage encore, pour les générations futures.  Elles sont clairement mises en relief dans les documents de la Conférence.

Déjà, le réchauffement climatique touche des régions entières, avec son cortège de maux, parmi lesquels les migrations massives et souvent forcées, et la menace de disparition qu’il fait planer sur certains pays insulaires du Sud, en particulier.  Voilà pourquoi l’enjeu de cette conférence est crucial.  Il s’agit non seulement de sonner l’alarme sur les effets de l’accentuation des pressions humaines, de la pollution, des changements climatiques, de l’épuisement des ressources, mais aussi et surtout d’ « inverser le déclin précipité de la santé des océans et des mers ».  En un mot, il s’agit de rattraper les retards et d’adopter les mesures concrètes qui s’imposent pour que les mers et les océans puissent être écologiquement préservés.

Car, ce qui est en jeu, tout compte fait, c’est bien l’avenir de la planète, « notre avenir à tous », avec le risque que le XXIe siècle ne devienne, pour les générations futures, « celui d’un crime de l’humanité contre la vie », pour reprendre une expression chère à un homme d’État.

Monsieur le Président,
Le déclin de la santé des océans – toutes les données le prouvent – s’avère particulièrement préjudiciable au développement économique.  Il contribue, dans une large mesure, à saper les efforts déployés, à l’échelle nationale et internationale, en vue d’éradiquer la pauvreté à l’horizon 2030, l’un des objectifs clés du Programme de développement durable.

Petit État insulaire, confrontée à des handicaps structurels qui limitent considérablement sa marge de manœuvre sur le plan économique, la République d’Haïti est déjà aux prises avec les répercussions sévères de la crise environnementale.  La série d’ouragans de forte puissance qui se sont abattus dans un court intervalle sur le pays – dont l’ouragan Matthew en 2016 – illustre bien cette tendance à l’amplification sensible des effets des catastrophes naturelles enregistrées ces dernières années.

A l’instar de bien des pays des Caraïbes et du Tiers-Monde, Haïti est donc légitimement préoccupée par les conséquences de la pollution et de la surexploitation des océans et des mers, par la pression accrue, insoutenable, qui s’exerce sur ses habitats côtiers, et par l’épuisement des ressources halieutiques, dont sa population tire une part substantielle de ses moyens d’existence et de ses revenus.
La dégradation accélérée de la santé des océans représente donc une lourde menace à long terme pour la sécurité alimentaire, pour la santé humaine, pour la croissance, en bref, pour le développement global du pays, dont les efforts pour atteindre ses objectifs en matière de développement durable risquent d’être réduits à néant.  Voilà pourquoi le Gouvernement haïtien tient pour nécessaire et indispensable la réaffirmation par la communauté internationale de la place et du rôle essentiel des mers et des océans, lesquels sont le fondement même de la vie sur notre planète.
Nous n’avons d’autres choix – si nous voulons éviter l’irréversible – que d’adopter de nouveaux modes de production, de consommation et de croissance, qui soient écologiquement et économiquement viables, qui permettent d’inverser la courbe de la pollution, de la réduction de la biodiversité marine, du réchauffement climatique, bref, qui tiennent compte de l’absolue nécessité de gérer ces biens publics mondiaux que sont les mers et océans dans un esprit de véritable partenariat et de solidarité planétaire.

Ce choix engage la responsabilité collective de tous les États, celle des pays industrialisés comme celle des pays en développement, qui sont appelés à agir afin de gérer plus efficacement l’environnement et de mieux « conserver et exploiter les océans, les mers et les ressources marines », grâce à des systèmes plus soutenables, plus économes en ressources naturelles, en déchets, en pollutions.

Nous croyons, en outre, à la nécessité d’un nouvel élan de solidarité à l’égard des États insulaires en développement, moins nantis, plus vulnérables, plus menacés par le réchauffement climatique et par la dégradation de la santé des mers et océans.

A l’échelle des Caraïbes, en particulier, nous croyons opportun un renforcement substantiel de la coopération Nord/Sud, qui peut être d’un apport appréciable dans la gestion durable des mers et des ressources marines et le développement global des États insulaires de la région, tout en permettant de lutter plus efficacement contre les menaces croissantes à l’environnement.


Monsieur le Président,
Il est devenu évident que le concept de paix et de sécurité internationales – l’un des piliers sur lesquels reposent les Nations Unies – doit s’élargir pour englober toutes les sources majeures de menaces à la stabilité et au développement international.  « Il ne saurait y avoir de sécurité sans développement ou de développement sans sécurité », rappelait à cet égard le Secrétaire général de l’ONU.

L’élimination de la pauvreté, y compris l’extrême pauvreté, est « le plus grand défi auquel l’humanité doive faire face », comme nous l’a rappelé si opportunément la Résolution 70/226 de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Nous souhaitons ardemment que cette Conférence donne la nouvelle impulsion politique tant attendue à la lutte pour inverser la dégradation de l’état de santé des océans, qui doit donc être au cœur des efforts tendant à la réalisation du développement durable, dans sa triple dimension économique, sociale et environnementale.


Je vous remercie.

Le président Jovenel Moise promet à la Diaspora qu’il aura  trois députés et un Sénateur siégeant au Parlement Haitien.Il a pris cet engagement hier mercredi 19 avril dans le cadre du lancement des activités commémoratives de la journée nationale de la diaspora , le 20 avril.

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Une vive inquiétude s’installe dans l’esprit de plusieurs dizaines de milliers de ressortissant-e-s haïtiens vivant aux Etats-Unis. Ils craignent que le statut de protection temporaire (TPS) dont ils avaient bénéficié sous l’administration de l’ancien président américain Barack Obama ne soit pas renouvelé. Ce statut qui leur a permis de s’établir en territoire américain suite au séisme du 12 janvier 2010, arrive à expiration le 22 juillet 2017, a-t-on lu dans une du GARR.

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Le Sénateur élu de la Grand'Anse, Guy Phillipe a écopé d’une peine de 9 ans de prison ferme après avoir plaidé coupable des accusations de blanchiment d’argent et de trafic illicite de stupéfiants porté contre lui. Appréhendé en Janvier dernier puis conduit aux Etats-Unis, l’ancien commissaire de police a dans un premier temps plaidé non coupable pour les faits qui lui étaient reprochés.

 

La mégastar Wyclef Jean sera à Little Haiti le vendredi 19 Mai à l’occasion de la Fête du bicolore haïtien et de la célébration du Mois de la Culture Haïtienne à Miami. La vedette a été aussi invitée pour célébrer le premier anniversaire de la série culturelle mensuelle "Sounds of Little Haiti (SOLH)". 

Le drapeau haïtien doit une fière chandelle à Wyclef Jean. Rappelez-vous, en 1997, à la cérémonie des Grammy Awards, lorsque le groupe Fugees au top de sa forme avait été sacré groupe rap de l’année pour l’album "The Score". Wyclef avait gravi le podium en se drapant du bicolore haïtien à la surprise générale. Ce geste noble avait envoyé une onde de choc positive dans toute la Diaspora haïtienne. Être haïtien était devenu cool et faire flotter le bicolore était devenu à la mode. Wyclef viendra performer ce week-end à Little Haiti, le quartier haïtien historique de Miami.  

"Ce sera la première fois que Wyclef viendra jouer à Little Haiti en tant qu’artiste solo",  a confié Sandy Dorsainvil, la coordonatrice de "Sounds of Little Haiti (SOLH)", une activité culturelle mensuelle qui se tient tous les 3e vendredi du mois au Complexe Culturel de Little Haiti. "Wyclef était venu à Little Haiti il y a 15 ans avec les Fugees lors d’un festival de musique racine. Cette fois-ci il vient pour célébrer le bicolore haïtien, le Mois de la Culture haïtienne et le premier anniversaire de SOLH", indique-t-elle.  En cette occasion, Wyclef sera accompagné d’autres groupes tels que Kreyòl La et Dat7. 

Mai, le Mois de la Culture Haïtienne

L’invitation de Wyclef Jean à Little Haiti tombe au beau milieu du Mois de la Culture Haïtienne.  A Miami, tout le mois de mai est consacré à la culture haïtienne et la contribution des Haïtiens de la Diaspora aux Etats-Unis. Dans les écoles de Miami, la culture haïtienne est à l’honneur. A cette occasion, les écoliers haïtiano-américains sont heureux de présenter des éléments de leur patrimoine culturel à leurs camarades non Haïtiens tout en arborant fièrement le bicolore national. Quand arrive cette période de l’année, le drapeau haïtien est omniprésent à Miami, tout le monde ou presque (des Haïtiens et des étrangers) s’affiche aux couleurs nationales. Ce qui est en soi une grande avancée pour la communauté haïtienne de la Diaspora compte tenu du fait qu’il y a quelques années, il était honteux de s’afficher comme haïtien aux Etats-Unis. Cependant, au terme de luttes acharnées, les Haïtiens de la Diaspora ont recouvré leur fierté. Wyclef Jean a aussi contribué à ce regain de fierté depuis qu’il s’était drapé du bicolore haïtien lors de la cérémonie des Grammys avec les Fugees en 1997.    

Le mois de la Culture haïtienne, c’est aussi l’occasion de présenter divers éléments du patrimoine haïtien tels que la peinture, la musique, la cuisine, la langue créole etc.  La culture haïtienne est également célébrée dans d’autres villes des Etats-Unis tels que New York et Boston où se déroulent des parades, mais c’est surtout à Miami que se déroulent de grandes activités tels que des festivals culinaires comme "Taste of Haiti" (le goût d’Haïti), des défilés patriotiques, des soirées culturelles et des festivals de musique comme le Haitian Compas Festival organisé chaque année à Miami depuis 19 ans.    

Entre célébration et protestation 

Cette célébration de la culture haïtienne tombe cette année dans un moment particulier où des milliers d’Haïtiens manifestent un peu partout en Floride pour réclamer le renouvellement du TPS (Temporaray Protected  Status). Près de 60 000 compatriotes jouissent de ce statut et le refus par la nouvelle administration de le renouveler pourrait mettre des milliers de compatriotes en danger. Le samedi 13 mai dernier, des centaines d’Haïtiens avaient protesté devant les locaux des services d’immigration à Miami. 

 

Jonel Juste 

Tel est le cri que diverses organisations de la diaspora, des sénateurs américains, des leaders religieux et de bien d’autres font parvenir aux oreilles de l’administration Trump. Celle-ci envisage de mettre fin au TPS (Temporary Protected Status) dont jouissent 60 000 Haïtiens aux Etats-Unis parce que, selon un rapport du Service migratoire américain, la situation se serait améliorée en Haïti. 


C’est la mobilisation générale en faveur des Haïtiens aux Etats-Unis. C’est un véritable branle-bas pour empêcher l’expulsion en janvier prochain de 60 000 compatriotes qui ont jusqu’ici joui d’un statut de résident temporaire aux USA connu sous le nom de TPS. Ce statut avait été accordé par l’administration Obama aux Haïtiens après le terrible tremblement de terre du 12 janvier 2010 qui avait fait 250 000 morts, autant de blessés et plus d’un million de sans-abris. Ce statut étant temporaire, il devait être renouvelé de temps en temps au regard de la situation d’Haïti. La nouvelle administration ne semble pas encline à renouveler ce statut et cette incertitude plonge des milliers d’Haïtiens dans le désarroi.

Pour empirer les choses, le directeur du Service migratoire américain (USCIS)  a même rédigé un rapport exhortant à ne pas renouveler le TPS qui, pour les Haïtiens, prendra fin ce 22 juillet. La raison, selon lui, est que la situation se serait améliorée en Haïti suite aux dernières élections et qu’il n’y a plus lieu d’accorder le TPS aux immigrants haïtiens. Le problème est que la situation n’a pas vraiment changé en Haïti 7 ans après le séisme dévastateur. Elle a même empiré suite au passage du cyclone Matthew qui a laissé dans son sillon des centaines de morts et causé d’immenses dégâts matériels. Le quotidien américain Miami Herald a récemment rapporté que 240 personnes avaient été retrouvées vivant dans des cavernes dans le Sud d’Haïti parce que ces gens avaient perdu leurs maisons. Selon plus d’un, renvoyer des gens en Haïti dans ces conditions serait criminel.

Cette situation a interpellé plusieurs couches de la société américaine jusqu'au plus haut niveau. Il y a un mois des parlementaires américains, démocrates et républicains, ont écrit une lettre au Ministère de la sécurité intérieure américain (DHS) pour recommander le renouvellement du TPS pour les Haïtiens. Parmi lesquels on peut citer:   Bill Nelson, Marco Rubio, Carlos Curbelo, Ted Deutch, Mario Diaz-Balart, Lois Frankel, Alcee Hastings, Ileana Ros-Lehtinen, Debbie Wasserman Schultz, Frederica Wilson, Charles Schumer, Kirsten Gillibrand et l’Haïtiano-américaine Mia Love.

Depuis l’annonce du retrait du TPS, c’est la panique au sein de la communauté haïtienne. Des organisations haïtiennes de défense des droits des migrants comme Fanm Ayisyen nan Miyami (FANM) planifient et s’organisent pour combattre cette mesure que plus d’un observateur juge inhumaine. Le mardi 25 avril dernier, lors d’une réunion organisée dans les locaux de l’organisation dirigée par l’activiste Marleine Bastien, il avait été décidé d’entreprendre plusieurs actions pour réclamer le renouvellement du TPS. Parmi lesquelles, appeler des sénateurs démocrates ou républicains, signer des pétitions, organiser des manifestations ainsi de suite. Dans la foulée, FANM annonce une grande manifestation le 13 mai prochain devant rassembler plus de 1000 personnes à Miami.

Plusieurs leaders religieux ont également signé une pétition pour supporter l’effort du renouvellement du statut de résidence temporaire. Des manifestations ont même eu lieu à Disneyland où 500 travailleurs haïtiens détenteurs de TPS peuvent perdre leurs emplois si leur statut n’est pas renouvelé.

Des médias américains comme NPR et le Sun Sentinel ont publié des témoignages poignants de détenteurs de TPS. Il s’agit de professionnels qui ont commencé à rebâtir leur vie aux USA suite au séisme du 12 janvier et qui sont aujourd’hui plongés dans l’incertitude.

Alors que plusieurs couches de la société américaine se montrent concernées par la situation, quelques blancs 'racistes' estiment pour leur part que c’est une bonne décision de "renvoyer les Haïtiens chez eux après 7 ans". L’un d’entre eux, un supporter de Donald Trump, a écrit sur Facebook que ces "immigrants du tiers-monde changent le visage de l’Amérique et en font ce qu’elle n’est pas".

Au cours de la réunion du 25 avril à FANM, il avait été aussi décidé de prendre contact avec les autorités haïtiennes. Celles-ci pourraient écrire une lettre à l’administration Trump pour lui demander de renouveler le TPS comme un geste de coopération entre les deux pays. De son côté, la députée américaine Frederica Wilson pense que la seule moyen d’infléchir l’administration Trump est de lui dire qu’Haïti n’a pas les capacités  d’accueil pour 60 000 personnes et refuser ainsi de recevoir les déportés qui pourraient y être envoyer en janvier 2018. 

Jonel Juste

« Vu que les conditions de transports s’améliorent dans les zones ravagées par l’ouragan Matthew en Haïti, et qu’une réponse humanitaire robuste et intégrée est en cours, les Etats-Unis adaptent leurs efforts d’assistance en support à la stratégie de rétablissement post-cyclonique du gouvernement haïtien », a-t-on lu dans un  communiqué de l’Ambassade des Etats-Unis en Haïti, acheminé à la rédaction de Haiti Press Network.

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En présence de nombreux invités tirés à quatre épingles, dont des membres du gouvernement haïtien, des parlementaires, des membres du Corps diplomatique et de la communauté internationale, l’ambassadeur américain accrédité en Haïti depuis environ un an, M. Peter F. Mulrean a célébré au rythme de la musique, de retrouvailles entre anciennes connaissances, de discours officiels et de tirs de feu-d’artifice, le 240e anniversaire de l’Indépendance des États-Unis, le lundi 4 juillet 2016, a constaté Haiti Press Network.

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L’haïtien Jean Weevens Janvier a été ajouté jeudi sur la liste des « criminels les plus Recherchés aux Etats-Unis. La Justice Américaine offre une récompense pouvant aller jusqu’à 25,000 dollars pour toute information menant à son arrestation.

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Le 9 mai marquera la fête de l'Europe en hommage à la déclaration prononcée le 9 mai 1950 par Robert Schuman, ministre des Affaires étrangères français, qui posait les jalons de la construction européenne. Une série d'activités pédagogiques et festives est prévue en Haïti dans le cadre de cette semaine, a appris HPN.

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Le secrétaire d’Etat français chargé du développement et de la francophonie a annoncé que son pays entend poursuivre sa coopération avec Haïti dans les domaines de l’éducation et de l’agriculture entre autres. Jean-Marie Le Guen qui a rencontré le président de la République, Jovenel Moise, ce mercredi 8 février 2017, a réitéré l’appui de la France à la prochaine administration arguant que les priorités du chef de l’Etat sont en droite ligne de celles du gouvernement français. 

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Un communiqué acheminé, ce lundi 8 février, à HPN par l’UE, informe de la tenue d’une réunion entre le président de la République d'Haïti, Jovenel Moïse et la Directrice exécutive du Service européen pour l'action extérieure, Mme Edita Hrda autour de l'annonce de 35 millions d'euros d'aide supplémentaire de l'Union Européenne pour répondre aux défis post-Matthew. Lire le communiqué ci-dessous.

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L’Ambassade du Canada en Haïti, a bien été victime de fraude entre 2004 et 2016 pour un montant estimé à près de 2 millions de dollars. C’est ce qu’a révélé une enquête du gouvernement canadien en 2015, année des premiers soupçons de fraudes. 

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L’oncle de la ministre de l’Économie du Québec, de la Science et de l'Innovation Dominique Anglade, a été retrouvé mort dans son lit vendredi, à Zanglais sur la côte sud d’Haïti.

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Une semaine après sa nomination, les messages de félicitations et les réactions continuent de fuser sur la page Facebook de la nouvelle ministre de l’Économie du Québec. Les Haïtiens de Montréal particulièrement ont été nombreux à réagir à cette nomination de Dominique Anglage. En effet, elle est la première personnalité politique d’origine haïtienne à occuper une fonction ministérielle au Québec.

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Le Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR) observe depuis plusieurs jours une situation de panique créée dans l’esprit de la population haïtienne tant en Haïti qu’à l’étranger. Laquelle situation est due à la diffusion des informations ou messages vocaux, vidéos et photos sur les réseaux sociaux qui montrent des scènes de violence contre les migrantes et migrants haïtiens vivant en République Dominicaine.

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Un incendie s’est déclaré dans un bus dans l’après-midi du mercredi 26 juillet 2017 après le débarquement de 39 migrants haïtiens à la frontière de Carisal/Elias Piña, a  appris Haiti Press Network via une note du  GARR.

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Le Conseil National de la Migration (CNM) a annoncé  le 27 juillet 2017, la prolongation pour un an la validité les cartes de résidence provisoires octroyées dans le cadre du Plan National de Régulation des Etrangers (PNRE). Cette décision est un soulagement pour environ 239 000 migrants en majorité des ressortissantes et ressortissants haïtiens concernés par ce plan en République Dominicaine, selon le GARR.

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Le Représentant Permanent d'Haïti auprès des Nations Unies,  l'Ambassadeur Denis Régis,  est intervenu le 20 avril 2017 à la 7929e séance du Conseil de sécurité de l'ONU au "débat public sur la situation au Moyen Orient,  y compris la question palestinienne". HPN  publie dans son intégralité l'intervention du diplomate haïtien. 

Madame la Présidente du Conseil,
Excellences,
Mesdames, Messieurs,

1- Qu’il me soit permis, au nom du Gouvernement haïtien, de féliciter le Conseil de sécurité d’avoir pris l’initiative de ce débat ouvert, qui fait écho au sentiment d’urgence que suscite la situation existant actuellement au Moyen-Orient.  J’ai noté avec le plus haut intérêt les thèmes abordés dans la Note conceptuelle de la présidence américaine du Conseil pour ce mois d’avril, ainsi que les points de vue fort pertinents soulevés par le Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, Monsieur Nickolay Mladenov, et les intervenants qui m’ont précédé.

Madame la Présidente,

2- D’un sommet à l’autre, d’une conférence à l’autre, les appels à l’action s’élèvent de partout pour que soit imprimé un nouvel élan aux efforts de paix au Moyen-Orient.  L’espoir d’un règlement juste, durable et global du conflit israélo-palestinien qu’avaient fait naître les Accords d’Oslo de 1993, s’est graduellement estompé au fil des années, battu en brèche par la méfiance grandissante entre les parties, la tentation du fait accompli et de l’unilatéralisme.  Sur cette toile de fond, marquée par l’absence de toute avancée politique et diplomatique, se sont agrégés de nouveaux foyers de crise, la montée en force de l’extrémisme violent, les guerres civiles et régionales, avec leurs terribles bilans humains - plus de 500 000 morts en Syrie -, leurs cortèges d’horreurs et leurs défis humanitaires.  ‘’La situation actuelle sur le terrain n’est plus tenable’’, soulignait à juste titre le Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient.

3- Manifestement, le processus de paix israélo-palestinien est dans l’impasse.  La solution des deux États parait de jour en jour plus menacée.  De surcroit, de la Syrie au Yémen en passant par l’Irak et la Libye, la région est en proie à une succession de crises, qui, par leur ampleur et leur gravité, ont pour effet d’éclipser le conflit israélo-palestinien et de faire perdre de vue la menace continue qu’il représente pour la paix dans le région et dans le monde.

4- La République d’Haïti, fidèle à la position cardinale qui a été constamment la sienne depuis 1947, réaffirme son soutien à un règlement juste, durable et global du conflit israélo-palestinien, estimant que la seule voie d’y parvenir réside dans une solution négociée avec deux États vivant en paix et en sécurité à l’intérieur de frontières internationales sûres, reconnues et garanties.  C’est pourquoi elle joint sa voix à toutes celles qui s’élèvent en faveur d’initiatives novatrices visant à replacer la question israélo-palestinienne au cœur des préoccupations internationales de manière à permettre un relance rapide des négociations dans l’esprit des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Madame la Présidente,

5- Cette séance spéciale a certes pour objet de mettre en relief l’enjeu fondamental de la paix et de la sécurité au Moyen-Orient pour l’ensemble de la communauté internationale.  Mais, elle pose aussi, du même coup, la question de la capacité de l’Organisation des Nations Unies - et, par conséquent, celle de la responsabilité du Conseil de sécurité, principal ‘’garant de la paix et de la sécurité internationales’’ - d’en assurer la préservation, singulièrement dans la région du Moyen-Orient.

6- En effet, c’est devenu presque un lieu commun d’évoquer le blocage du Conseil de sécurité, du fait notamment de l’utilisation abusive du droit de veto.  Cette paralysie est souvent perçue comme étant l’un des principaux obstacles institutionnels aux efforts internationaux de paix au Moyen-Orient.  On en a eu une illustration éclatante lors du récent débat au Conseil suite à l’utilisation de gaz chimiques contre des populations civiles en Syrie.  C’était une preuve supplémentaire - s’il en était encore besoin - de la nécessité de remédier à ce blocage récurrent, et d’apporter des solutions novatrices au mode de décision du Conseil, de manière à lui permettre de s’acquitter pleinement de la mission qui est la sienne : s’attaquer aux causes profondes des conflits, déceler les menaces potentielles et agir avec la célérité voulue lorsque les circonstances exigent une intervention urgente.

7- C’est dans cet esprit d’ailleurs que la République d’Haïti a apporté son soutien à la récente initiative française - dont le bien-fondé demeure incontestable -, qui visait à ‘’encadrer’’ le droit de veto, notamment en cas d’atrocités de masse.  Il nous faut ici saluer les démarches constantes du Liechtenstein et du Mexique en ce sens.  Car, il faut le souligner, au-delà du privilège qui s’y rattache, le veto implique avant tout pour ceux qui l’exercent un devoir et une responsabilité particulière à l’égard de la communauté internationale.

8- Dans le contexte explosif qui est aujourd’hui celui du Moyen-Orient, où les souffrances infligées aux populations civiles par l’extrémisme, le terrorisme et les guerres civiles atteignent une ampleur incommensurable, le Conseil ne peut se dérober à l’ardente obligation qui lui incombe de s’attaquer aux causes profondes des conflits qui, en Syrie, au Yémen, en Irak, déchirent la région, déciment des minorités religieuses et ethniques, menacent la paix et la sécurité internationales.  En ce qui concerne plus particulièrement le conflit israélo-palestinien, le temps est venu de reprendre l’initiative et de créer les conditions propices à une reprise des négociations entre les parties à la lumière des convergences qui se dégagent des résolutions pertinentes du Conseil ainsi que des démarches entreprises par diverses instances, dont le Quartet ou la récente Conférence de Paris sur le Moyen-Orient.  Le statu quo ne peut tenir lieu de solution.

9- Il est temps de faire revivre le processus de paix au Moyen-Orient.  Chacun doit prendre ses responsabilités.  Il revient en particulier à chaque État membre du Conseil de sécurité de s’élever au-dessus des partis pris et de transcender ses propres intérêts afin d’aider les parties en cause à reprendre le chemin des négociations et à progresser sur la voie d’une solution durable et globale sur la base d’un cadre mutuellement agréé.
Madame la Présidente,

10- La République d’Haïti a toujours condamné le recours à la guerre comme option de règlement des conflits.  Elle considère que, face au risque d’engrenage de la violence et d’embrasement généralisé, une recherche opiniâtre de la paix au Moyen-Orient s’impose.  La capacité du Conseil à jouer adéquatement son rôle d’ ‘’acteur irremplaçable’’ dans ce processus dépend étroitement de l’engagement individuel de chacun de ses membres à l’égard des idéaux de paix, de sécurité, de solidarité, de coopération et de développement sur lesquels s’est bâtie notre Organisation.

11- La réunion d’aujourd’hui peut être le signal d’un nouveau départ, susceptible d’inverser la ‘’dynamique destructrice’’ qui prévaut sur le terrain et d’enclencher un authentique processus de paix, fondé sur le droit, la justice, la sécurité et le respect mutuel au Moyen-Orient.  Puissions-nous saisir cette occasion !


Je vous remercie.

L’Ambassade des États-Unis d’Amérique en Haïti a annoncé, dans un communiqué transmis à HPN, le départ de l’Ambassadeur Peter Mulrean qui reprend l’avion pour les États-Unis le lundi 27 février 2017.

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L'ancien président cubain Fidel Castro est décédé vendredi 25 novembre dans la soirée (vers 10:29 PM) à La Havane à l'âge de 90 ans, a appris HPN.

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