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"Le premier rapport du Secrétaire général des Nations Unies sur la Mission des Nations Unies pour l'appui a la justice en Haiti  (MINUJUSTH)  a fait l'objet  de débats au Conseil de sécurité  ce  mardi  03  avril  2018.  Le Représentant Permanent d'Haiti aupres de l'Organisation,  l'Ambassadeur Denis  REGIS,  a fait valoir  a cette séance les vues et les observations du Gouvernement de la République d'Haiti  sur ce rapport  et,  plus largement,  sur la relation  Haiti-ONU.  HPN  publie dans son intégralité  l'intervention du diplomate haitien".

Allocution de Son Excellence Monsieur Denis RÉGIS Ambassadeur, Représentant Permanent de la République d’Haïti au Conseil de sécurité des Nations Unies à la 8220e séance du Conseil sur le Rapport S/2018/241 du Secrétaire général concernant la MINUJUSTH

New York, le 3 avril 2018


Vérifier au prononcé

Monsieur le Président,
Monsieur le Secrétaire général-Adjoint, 
Excellences,
Mesdames,  Messieurs


          1.   Je voudrais,  tout d'abord,  remercier le Président du Conseil de sécurité  des Nations Unies  d'avoir  invité  le Gouvernement de la République d'Haïti  à faire valoir ses vues et observations  sur le premier Rapport,  S/2018/241,  du 20 mars 2018  du Secrétaire général  concernant la MINUJUSTH.


Monsieur le Président,

          2.   Le 15 octobre dernier,  une page était tournée.  Après avoir dressé le bilan de ses  treize années de présence en Haïti  -  avec  ses  réussites  mais  aussi  avec ses zones d'ombres  -,  le Conseil de sécurité  décidait de mettre fin au mandat de la MINUSTAH  à  la  lumière  des  "avancées majeures"  enregistrées  au  regard  du  triptyque  "Sécurité  et  stabilité,  édification de l'État de droit  et promotion des droits de l'homme".  En  fait,  la création de la Mission  des Nations Unies pour l'appui à la justice  (MINUJUSTH)  consacrait une situation qui ne correspondait  ni de près  ni de loin  à celle de 2004,  laquelle  avait  été  assimilée  par le Conseil  à une  "menace contre la paix internationale dans la région".  Aujourd'hui,  un nouvel ordre de choses a émergé en Haïti.

       3.   Le  Gouvernement  haïtien   se  réjouit  que  le  Secrétaire  général  ait  souligné  l'évolution  positive  de  la  situation  du  pays  depuis  les  quatorze  derniers  mois,  en mettant  très  justement  en  relief   les   "progrès accomplis par le Président  Jouvenel  Moise  dans la mise en œuvre de son programme de réformes  visant à promouvoir le développement durable"  (paragraphe 2).

          4.   En effet,  Haïti est aujourd'hui en paix.  Dans le sillage des élections démocratiques de 2017,  la stabilité institutionnelle  et l'autorité de l'État ont été restaurées ;  les acquis démocratiques sont consolidés ;  les institutions  prévues par la Constitution  fonctionnent régulièrement.   Dans le cas du Conseil électoral permanent,  le processus avance ;  les droits  de la personne sont respectés et garantis.  C'est la nouvelle réalité  d'un pays qui est certes confronté à des défis de grande ampleur,  mais qui jouit d'un environnement sûr et stable  que tout observateur de bonne foi doit évidemment reconnaître.

          5.   Dans ce contexte de stabilité  et de  "certitude politique"  retrouvée,  des résultats significatifs ont déjà été obtenus  dans divers secteurs clés,  qu'il s'agisse de l'amélioration   du climat de sécurité,  des avancées en matière de bonne gouvernance,  du respect de la primauté du droit et de la relance du processus de développement.  Parmi les indicateurs de progrès  mentionnés par le Secrétaire général  dans le Rapport,  il me plait de relever:

         -    la très nette diminution de la criminalité violente  -  qui a chûté  de près de 50%  par rapport à la même période de l'année précédente ;

       -    le renforcement de la lutte contre la corruption dans l'administration,  y  compris dans le cadre du dossier  Petro Caribe,  dont la Cour Supérieure des Comptes  et du Contentieux Administratif  en a été  officiellement saisie  par le Parlement,  conformément à la Constitution, aux fins que de droit  (paragraphe  6) ;

    -   la priorité accordée par le Gouvernement et le Parlement  aux réformes institutionnelles  visant à renforcer l'Etat de droit  et,  notamment,  à moderniser le secteur de la justice,  y  compris le système pénitentiaire.  A cet égard,  l'adoption du nouveau  Code pénal  ainsi que du nouveau Code de procédure criminelle  figure en bonne place  sur la liste des priorités de l'agenda législatif ;

      -    la mise en place en cours ou le rétablissement d'institutions clés  prévues par la Constitution ;

       -     la nomination,  selon les formes prévues par la Charte fondamentale en vigueur,  d'un Protecteur  de  la  citoyenne  et  du citoyen ;

            -    la professionnalisation accrue et le renforcement des capacités de la Police nationale d'Haïti  (PNH).

      6.   A cela s'ajoute,  au chapitre des réformes structurelles,  l'initiative  des États généraux sectoriels  de la nation lancée par le Chef de l'État,  qui vise à promouvoir un dialogue politique  inclusif  à l'échelle nationale  dans la perspective  du renouvellement nécessaire  du contrat social  et du redressement de l'économie haïtienne,  parallèlement à la stratégie  de la Caravane du Changement  dont les résultats  visent à désenclaver les régions,  à accroître  la participation  des couches rurales de la population  à la transformation de leur destin et de leur avenir, et à favoriser un développement endogène  axé  sur la production nationale.

          7.   Le Gouvernement est conscient du chemin qui reste encore à parcourir.  Il entend poursuivre dans la voie des réformes engagées.  Il a pris note des observations  formulées dans  le  Rapport,  des conclusions et des recommandations émises.  Il est sensible  aux  questions  relatives à l'accès à la justice,  au renforcement du système judiciaire ou au non respect des droits de la personne,  dont  la détention provisoire prolongée  et  la surpopulation carcérale  en sont la déplorable  manifestation.  Des réponses sont en train d'être apportées.  Ces problèmes sont la résultante  de décennies d'abandon,  des handicaps structurels  et des goulots d'étranglement  que les pouvoirs publics s'évertuent  à corriger progressivement,  avec constance et méthode.  Il s'agit,  de toute façon,  d'une œuvre de longue haleine,  qui appelle une action  continue et persévérante  sur la longue durée.  En ce sens,  le Gouvernement de la République d'Haïti croit qu'une mission d'assistance technique au renforcement de la justice  représente,  dès lors,  une alternative plus en phase avec l'évolution de la situation sur le terrain.

          8.   Le Gouvernement a pris note des préoccupations soulevées  en lien avec certains cas isolés  d'abus de droits de l'homme  perpétrés   par des représentants des forces de l'ordre.  L'État de droit ne se divise pas.  Les  deux incidents signalés dans le Rapport  -  à l'instar de tous incidents imputables  à des instances étatiques  -  font  l'objet de la plus sérieuse attention de la part des autorités compétentes.  Les responsabilités une fois établies,  la justice suivra son cours.  En attendant  l'aboutissement du processus judiciaire,  les agents publics concernés  font l'objet des sanctions administratives y afférentes.

          9.   Conformément aux engagements souscrits par la République d'Haïti  dans le cadre des traités internationaux ou régionaux  auxquels elle  est partie,  le Gouvernement  haïtien ne ménage aucun effort pour assurer le plein respect des libertés essentielles  et des droits fondamentaux par toutes les institutions de l'État,  sans exception.  La nomination,  en octobre dernier,   du Protecteur de la citoyenne et du citoyen  participe de cette volonté d'inscrire  dans les faits la promotion,  la protection et la défense des droits de la personne.  Il va de soi que le plan d'action  de cette structure englobe la mise en œuvre  des différentes recommandations formulées  par les organes compétents de l'ONU en la matière,  notamment le Conseil des droits de l'homme.


Monsieur le Président,

         10.   Le Gouvernement se félicite hautement des avancées majeures de ces derniers mois, en  particulier la mise en œuvre d'une disposition légale qui lui fait obligation  de contribuer financièrement à l'institutionnalisation de la vie politique dans le pays  par l'octroi  d'une contribution financière aux partis politiques légalement reconnus  et qui peuvent se prévaloir d'un certain nombre d'élus au Parlement  et   dans les collectivivités  territoriales.   Accueillie  favorablement par les parties prenantes,  cette mesure  à laquelle ont souscrit la majeure partie des formations politiques,  a pour objectif   de  les  doter  des ressources nécessaires  pour leur modernisation.

         11.   Les acquis des derniers mois  en matière de stabilisation  doivent,  bien entendu,  être consolidés dans le cadre d'une coopération  élargie,  plus en phase avec les réalités d'aujourd'hui  et les besoins réels du pays.  A cet égard,  le Gouvernement tient à réitérer  toute l'importance et toute la valeur  qu'il attache  au mandat que le Conseil a confié à  la MINUJUSTH,  à savoir  "aider le Gouvernement haïtien à renforcer les institutions de l'État de droit en Haïti,  appuyer et développer la Police nationale d'Haïti,  et suivre la situation en matière de droits de l'homme".

         12.   La  MINUJUSTH,  telle que nous la concevons et tels que ses paramètres ont été clairement définis,  s'inscrit  dans une perspective différente de celle de la mission précédente,  axée sur la stabilisation.  Elle se veut,  avant tout,  un mécanisme d'accompagnement et de consolidation des acquis.  Des lors,  son horizon temporel ne peut qu'être limité.  Le Gouvernement  tient compte,  par conséquent,  de la stratégie de retrait proposée par le Secrétaire général,  selon un calendrier  qui devra être établi de concert par les deux parties,  en fonction de jalons et de points de repères convenus.  De même,  ainsi que le Gouvernement l'a fait valoir,  il adhère au principe d'une évolution de la Mission vers une présence de l'ONU  s'inscrivant  dans un cadre de renforcement des capacités en guise de celui du maintien de la paix.

         13.   Comme l'indique d'ailleurs la Résolution  2350  (2017),  la MINUJUSTH  a essentiellement  une vocation  "d'assistance technique"  au renforcement des institutions haïtiennes  garantes de l'Etat de droit  -  au premier chef le système de justice  -    étant entendu  que c'est aux institutions nationales qu'incombe la  responsabilité première du développement  et de tous les aspects de la gouvernance,  qu'il s'agisse de la sécurité,  de la justice,  de la protection des droits de la personne,  de la lutte acharnée contre   la corruption  sous toutes ses formes et dans  les composantes de la société.

         14.   C'est dans cet esprit que le Gouvernement haïtien souhaite la poursuite de la coopération  entre  Haïti  et l'ONU,  dans le cadre d'un partenariat fort,  qui favorise réellement  de  "nouvelles avancées dans tous les secteurs de l'État de droit",  ainsi que la promotion de tous les droits de la personne  -  civils et politiques,  économiques,  sociaux et culturels  -  tout en contribuant puissamment à la réalisation des objectifs de développement durable du pays.  Rien de tout cela ne sera possible  sans le respect scrupuleux  des obligations réciproques  et en dehors d'un authentique  esprit de  "solidarité,  de respect  mutuel  et de confiance",  comme l'a souligné fort à propos le Secrétaire général dans son Rapport.


Monsieur le Président,

         15.   La pérennisation de la paix et le développement durable vont de pair.  Par conséquent,  pour asseoir durablement la stabilité en Haïti,  il est essentiel de faire progresser  simultanément  la consolidation de l'Etat de droit,  la promotion des droits de la personne,  la reconstruction  et le développement social et économique du pays.  Le Gouvernement   de la République d'Haïti canalise tous ses moyens et concentre toute son énergie  en vue   de relever les défis urgents qui se posent sur le plan humanitaire et de s'attaquer  aux problèmes de fond liés à l'extrême pauvreté et à la précarité.  Il réserve,  comme toujours,  le  meilleur  accueil  à  tout appui de ses partenaires techniques et financiers  comme les  y  invitent  la Déclaration de Paris sur l'efficacité de l'aide au développement  de 2005  et le Programme d'action d'Accra de 2008.  Voila pourquoi  le Gouvernement renouvelle son souhait d'un accompagnement de la communauté internationale en vue de favoriser les conditions d'une stimulation vigoureuse de la croissance,  de la réduction de la pauvreté  et de l'atteinte  des objectifs de développement durable à l'horizon 2030.




         16.   Le Gouvernement a accueilli  avec enthousiasme l'initiative de la  "Retraite sur la transformation d'Haïti"  lancée par le Secrétaire général.  Il espère ardemment que cette initiative prometteuse portera les fruits escomptés,  et qu'elle ouvrira de nouvelles perspectives  pour le financement du développement en  Haïti,  notamment celui des infrastructures essentielles qui lui font tant besoin.

         17.   Je ne saurais passer sous silence l'épidémie de choléra,  dont tout le monde connait les terribles conséquences,  et qui continue de sévir malgré les progrès sensibles enregistrés  récemment dans la prévention et la lutte contre ce fléau.  Ma délégation souhaite particulièrement que la nouvelle initiative du Secrétaire général  permette enfin  la concrétisation  des deux volets  de la Nouvelle approche  des Nations Unies contre le choléra.  Le Fonds d'affectation spéciale,  rappelons-le,  n'a pu recueillir jusqu'à présent qu'un peu plus de 7 millions de dollars.  Ce qui est nettement insuffisant  au regard des 400  millions de dollars requis.  Le Gouvernement haïtien  en appelle à un sursaut de bonne volonté et à l'exploration de sources de financement innovantes et prévisibles,  pour la constitution de ce Fonds tel que prévu.  De telle sorte  que les victimes,  leurs proches et leurs ayants-droit  puissent recevoir la juste compensation  qui leur est due et que puissent être aménagées les infrastructures sanitaires,  d'eau potable  et d’assainissement, reconnues comme indispensables à l'élimination durable du choléra et d'autres maladies hydriques.

         18.   Je tiens,  pour terminer,  à assurer  aux  membres du Conseil  les meilleures dispositions  du Chef de l'État,  Son Excellence  Jovenel  Moise,  du Premier Ministre,  le Docteur   Jack  Guy  Lafontant,  et du  Gouvernement haïtien,  à approfondir le dialogue  et à raffermir  les liens multiples  de coopération  avec le Conseil de sécurité,  le Secrétariat et toutes les instances de l'ONU  en vue de nouvelles avancées vers la consolidation de l'Etat de droit,  le renforcement de la justice et la promotion des droits de la personne humaine,  qui sont au cœur du mandat de la MINUJUSTH.  Les autorités haïtiennes continueront  d'œuvrer avec constance et détermination  afin que cette coopération diversifiée, à laquelle elles attachent le meilleur prix,  puisse tenir ses promesses  et  répondre  pleinement aux aspirations nationales du peuple haïtien et aux attentes communes.


Je vous remercie.

 

 

A l’occasion de la commémoration le premier janvier de l’indépendance d’Haïti, le secrétaire d’état américain Rex Tillerson a estimé que « d’immenses progrès ont été accomplis en Haïti au cours de l’année 2017 ».

 

Il cite notamment « l’investiture du Président Moïse (Jovenel) en février dernier, et le travail entrepris par Haïti pour stabiliser (le) système électoral à l’avenir ». M. Tillerson voit ces réalisations comme un « engagement du peuple haïtien en faveur de la démocratie, des droits humains et de l’État de droit ».

 

« Nous notons également des progrès significatifs en matière de sécurité et félicitons les efforts déployés pour le développement du secteur agricole haïtien », poursuit la note du secrétaire d’état publié sur le site de l’ambassade des États-Unis en Haïti.

 

Tout en renouvelant sa détermination à soutenir les efforts pour accroitre la croissance économique et les investissements, le gouvernement américain a salué la longue histoire d’étroites relations entre les deux pays en reconnaissant que « près d’un million d’Haïtiano-américains contribuent à la prospérité de la nation américaine et à la croissance économique d’Haïti ».

 

Au nom du gouvernement des États-Unis, je présente mes vœux les meilleurs au peuple haïtien à l’occasion de la commémoration du 214ème anniversaire de l’indépendance d’Haïti, conclut le secrétaire d’état américain.

 

Le  Chef ad intérim de la MINUJUSTH, Mamadou Diallo, a précisé les objectifs poursuivis par les Nations affirme dans le cadre de cette nouvelle mission engagée en Haïti. Selon M. Diallo, cette mission onusienne témoigne de la volonté de l'ONU les efforts pour développer économiquement Haïti tout en garantissant la stabilité politique et la sécurité du pays.

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La fameuse pièce “Our Town” (Notre petite ville), véritable classique du théâtre américain, de Thornton Wilder, a été adaptée en Créole et en Espagnol pour le public de Miami. La grande première floridienne de ce chef d’œuvre qui avait remporté le Prix Pulitzer (1938) a eu lieu le 2 novembre 2017 au Colony Theatre sis au 1040 Lincoln Rd., Miami Beach. La pièce sera à l’affiche jusqu’au 19 novembre.    

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Soulignant le support continu du gouvernement des Etats-Unis au gouvernement haïtien et à la Police Nationale d’Haïti (PNH), la Chargée d'Affaires, Madame Robin Diallo, a participé à une cérémonie de remise de 20 motocyclettes et véhicules tout-terrain à l’unité de la Police Frontalière d’Haïti, a-t-on lu dans une note du Bureau de Communication de l’Ambassade des Etats-Unis en Haïti.  

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Le Sénateur élu de la Grand'Anse, Guy Phillipe a écopé d’une peine de 9 ans de prison ferme après avoir plaidé coupable des accusations de blanchiment d’argent et de trafic illicite de stupéfiants porté contre lui. Appréhendé en Janvier dernier puis conduit aux Etats-Unis, l’ancien commissaire de police a dans un premier temps plaidé non coupable pour les faits qui lui étaient reprochés.

 

« Vu que les conditions de transports s’améliorent dans les zones ravagées par l’ouragan Matthew en Haïti, et qu’une réponse humanitaire robuste et intégrée est en cours, les Etats-Unis adaptent leurs efforts d’assistance en support à la stratégie de rétablissement post-cyclonique du gouvernement haïtien », a-t-on lu dans un  communiqué de l’Ambassade des Etats-Unis en Haïti, acheminé à la rédaction de Haiti Press Network.

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En présence de nombreux invités tirés à quatre épingles, dont des membres du gouvernement haïtien, des parlementaires, des membres du Corps diplomatique et de la communauté internationale, l’ambassadeur américain accrédité en Haïti depuis environ un an, M. Peter F. Mulrean a célébré au rythme de la musique, de retrouvailles entre anciennes connaissances, de discours officiels et de tirs de feu-d’artifice, le 240e anniversaire de l’Indépendance des États-Unis, le lundi 4 juillet 2016, a constaté Haiti Press Network.

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L’haïtien Jean Weevens Janvier a été ajouté jeudi sur la liste des « criminels les plus Recherchés aux Etats-Unis. La Justice Américaine offre une récompense pouvant aller jusqu’à 25,000 dollars pour toute information menant à son arrestation.

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Le président haïtien Jovenel Moise a été reçu par son homologue français Emmanuel Macron qui a annoncé une aide à l'éducation en Haïti de 50 millions d'euros et 30 millions pour des interventions dans l'environnement lors de la première rencontre entre les deux hommes lundi dans la capitale française.

Les deux chefs d'états ont également passé en revue les axes de la coopération dans plusieurs domaines.

Selon une note de la présidence haïtienne, lors des entretiens, le président Jovenel Moise a mis l'accent sur les mesures en cours pour améliorer le cadre des affaires et a invité les entreprises françaises à investir en Haïti.

Mardi, le président Jovenel Moise participera au Sommet One Planet sur l'environnement qui se tient à Paris mardi. Il a promis d'organiser à Port-au-Prince une conférence de haut niveau en la matière quand Haïti assurera la présidence de la Caricom.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le président haitien Jovenel Moise a laissé Port-au-Prince pour entreprendre une visite officielle d'une semaine en Europe, son premier déplacement sur le vieux continent depuis son arrivée au pouvoir en février 2017. Au cours de son séjour il sera reçu par son homologue français Emmanuel Macron, a annoncé le service de presse de la présidence haïtienne.

 

Selon un communiqué publié dimanche par son bureau de communication, le président est accompagné de la Première Dame Martine Moise et d'une délégation d'entrepreneurs sans préciser le nombre.

Le 12 décembre, le président Jovenel Moise devrait être reçu par le président Emmanuel Macron. Les deux hommes discuteront de la coopération bilatérale. Ensuite Jovenel Moise rencontrera le chef de la coopération française Rémy Rioux, la secrétaire générale de l'Organisation INternationale de la Francophonie, Michaelle Jean et la directrice générale de l'UNESCO Madame Audrey Azoulay.

Les hommes d'affaires haïtiens qui accompagnent le président Jovenel Moise seront présentés à leurs homologues du MEDEF. La tournée parisienne du président haïtien sera bouclée par une rencontre avec des membres de la diaspora haïtienne de France.

 

Selon le bureau de communication, M. Moise se rendra en Normandie pour visiter une agence de l'eau dans le Nord-ouest de la France. Il se rendra ensuite en Belgique au siège de l'UE pour d'autres rencontres.

 

Le 9 mai marquera la fête de l'Europe en hommage à la déclaration prononcée le 9 mai 1950 par Robert Schuman, ministre des Affaires étrangères français, qui posait les jalons de la construction européenne. Une série d'activités pédagogiques et festives est prévue en Haïti dans le cadre de cette semaine, a appris HPN.

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L’Ambassade du Canada en Haïti, a bien été victime de fraude entre 2004 et 2016 pour un montant estimé à près de 2 millions de dollars. C’est ce qu’a révélé une enquête du gouvernement canadien en 2015, année des premiers soupçons de fraudes. 

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L’oncle de la ministre de l’Économie du Québec, de la Science et de l'Innovation Dominique Anglade, a été retrouvé mort dans son lit vendredi, à Zanglais sur la côte sud d’Haïti.

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Une semaine après sa nomination, les messages de félicitations et les réactions continuent de fuser sur la page Facebook de la nouvelle ministre de l’Économie du Québec. Les Haïtiens de Montréal particulièrement ont été nombreux à réagir à cette nomination de Dominique Anglage. En effet, elle est la première personnalité politique d’origine haïtienne à occuper une fonction ministérielle au Québec.

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Deux frères haïtiens identifiés sous les noms de Sonel et Raoul Oslin, respectivement âgés de 23  et 29 ans, ont été tués à l’arme blanche par des civils dominicains à San Juan, une province de la République Dominicaine, le 2 février 2018, a appris Haïti Press Network via une note du GARR.

Les victimes, originaires de Petit-Fond, 1ère section de Lascahobas (Centre), ont quitté Haïti le 30 janvier 2018 pour aller chercher du travail en territoire voisin. Elles étaient accompagnées de Tibois Pierre, un passeur de nationalité haïtienne qu’ils ont payé pour leur faciliter le voyage, a rapporté Adjanithe Jean-Pierre, animatrice du GARR basée dans cette commune frontalière, a-t-on lu dans la note.

Sonel Oslin, père d’un enfant et Raoul Oslin allaient être attaqués à l’arme blanche à Juanito, une localité située à San Juan, République Dominicaine. Le passeur a eu le temps de s’enfuir, a indiqué la même source.

Selon les témoignages, les civils dominicains qui ont commis l’acte barbare à l’encontre des Haïtiens leur ont réclamé de l’argent avant de les assassiner.

Aucune arrestation n’a été réalisée par la police dominicaine dans le cadre de ce double meurtre.

Il convient de souligner qu’au cours du moins de janvier 2018, trois (3) ressortissants haïtiens avaient été aussi tués à Las Matas de Farfán et à Santiago, République Dominicaine, dans des conditions similaires.

Au nombre des personnes tuées figurent Jean Edmond Dorélus, 20 ans,  et Jean Louis Dorélus, 22 ans. Ces deux frères, originaires de Laschobas, ont été assassinés le 20 janvier 2018 dans une plantation à Las Matas de Farfán suite à une altercation avec leur patron.

Le 26 janvier 2018, Obed Félix, un migrant haïtien de 25 ans avait été cambriolé et tué à Santiago par un voleur dominicain. Ce dernier dont l’identité n’a pas été révélée avait été arrêté par la police dominicaine.

Les conditions dans lesquelles les migrants haïtiens continuent d’être tués en République voisine doivent interpeller les autorités haïtiennes sur l’urgente nécessité de créer de vrais programmes sociaux au profit des couches vulnérables du pays. Ainsi, elles n’auront pas à traverser la frontière pour aller se faire tuer en territoire voisin.

Selon des chiffres recueillis par le GARR, 40212 migrantes et migrants haïtiens ont été reconduits à la frontière haïtiano-dominicaine pour l’année 2017 et 31601 autres sont retournés de manière spontanée. Parmi ces migrants (68% d’hommes et 32 % de femmes), figurent 1795 mineurs non accompagnés.

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Plus de 20 personnes sont mortes et de nombreux cas d'intoxication enregistrés dans le département du centre après avoir absorbé du clairin frelaté. Les décès sont dénombrés dans des communes frontalières avec la République dominicaine, a appris Haiti Press Network. Cette situation a poussé les autorités haitiennes ont mis en garde contre la consommation du produit.

 

Dans une note conjointe acheminée à la rédaction de HPN, les Ministères de la Santé Publique et de la Population (MSPP) et du Commerce et de l'Industrie (MCI) ont déconseillé la consommation de toute boisson alcoolisée à base de clairin suite à l'alerte lancée par la Direction Départementale Sanitaire du Centre relative à la survenue de cas d'intoxication et de décès consécutifs à la consommation de clairin frelaté (Méthanol) dans certaines communes frontalières (Los Cacaos, Las Carreras et Saltadère).

"Fortement préoccupés par cette situation, des mesures concrètes sont prises sur le terrain par les Ministères de la Santé Publique et de la Population (MSPP) et du Commerce et de l'Industrie (MCI) pour endiguer ce phénomène plutôt récurrent  avant qu'il ne s'étende à d'autres régions du pays", lit-on dans la note. 

 

Les deux ministères ont annoncé la mobilisation de leurs équipes de surveillance épidémiologique ainsi que leurs officiers et inspecteurs afin de préserver l'état de santé de tout un chacun particulièrement en cette période délicate de fêtes fin d'année.

 

Le MSPP et le MCI invitent donc les producteurs, les négociants et les consommateurs de clairin à rester vigilants.

 

Le président américain Donald Trump a annoncé jeudi dans une lettre adressée au dirigeant nord-coréen Kim Jong-un que le sommet entre les deux dirigeants prévu à Singapour le 12 juin n'aura pas lieu.

 

C'est par une lettre que le président américain Donald Trump a décidé d'annuler le sommet prévu à Singapour avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un. Dans ce courrier, adressé jeudi 24 mai Kim Jong-un, Donald Trump dénonce "la colère" et "l'hostilité" de la Corée du Nord. L'ancien homme d'affaires y évoque aussi "la puissance" de l'arsenal nucléaire américain.

"J'avais vraiment hâte d'être là avec vous", écrit Donald Trump à Kim Jong-un. "Malheureusement, compte tenu de l'immense colère et de l'hostilité affichée dans vos déclarations les plus récentes, je pense qu'il est inopportun, à ce stade, d'avoir cette réunion prévue depuis longtemps."

Le sommet entre Donald Trump et Kim Jong-un a été annulé car les conditions n'étaient pas réunies pour obtenir "un résultat positif", a également déclaré le secrétaire d'État américain, Mike Pompeo. "Je ne pense pas que nous étions en mesure de croire qu'il pouvait y avoir un résultat positif", a-t-il dit devant une commission parlementaire. Lors de travaux préparatoires ces derniers jours, "nous n'avons reçu aucune réponse à nos demandes" de la part des autorités nord-coréennes, a-t-il regretté.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a rapidement réagi à cette lettre et à cette annulation. "Je suis profondément préoccupé (...) et j'exhorte les parties à poursuivre leur dialogue pour trouver une voie vers une dénucléarisation pacifique et vérifiable de la péninsule coréenne", a-t-il déclaré, lors de la présentation de son agenda pour le désarmement à Genève.

Le sommet était initialement prévu le 12 juin à Singapour entre Donald Trump et Kim Jong-un. La Corée du Nord avait semé le doute la semaine dernière sur sa tenue, menaçant de reconsidérer sa participation si les États-Unis continuent d'insister sur une dénucléarisation unilatérale de la République populaire démocratique de Corée. Quelques heures avant l’envoi de la lettre de Donald Trump, la Corée du Nord a annoncé avoir entièrement démantelé son site d'essais nucléaires connu, situé à Punggye-ri.

 

AFP

Les États-Unis ont infligé, lundi 22 mai, de nouvelles sanctions financières au Venezuela, au lendemain de la réélection contestée du président socialiste Nicolas Maduro.

Le président américain Donald Trump a signé un décret, dont la portée était dans un premier temps difficile à évaluer, visant à réduire la capacité du régime de Caracas à vendre ses actifs. Son vice-président, Mike Pence, a qualifié le scrutin de "farce".

En revanche, le président russe Vladimir Poutine a félicité Nicolas Maduro, lui souhaitant "une bonne santé et le succès dans la résolution des défis sociaux et économiques auxquels fait face le pays". Cuba a également applaudi la "large victoire" du dirigeant vénézuélien, l'assurant de son soutien.

Dans une série de tweets, le président réélu a remercié "Vladimir Poutine pour sa reconnaissance de notre triomphe", "le président de la République de Chine Xi Jinping pour son message d'appréciation de la grande victoire" ainsi que les dirigeants de la Turquie, Recep Tayyip Erdogan, et du Nicaragua, Daniel Ortega.

Lors d'un scrutin critiqué par la communauté internationale et boycotté par l'opposition qui dénonçait une "supercherie", Nicolas Maduro, 55 ans, a obtenu 68 % des voix contre 21,2 % à son principal adversaire Henri Falcon, 56 ans. Ce dernier a dénoncé un scrutin sans "légitimité" et réclamé une nouvelle élection avant la fin de l'année.

Les résultats annoncés ont été rejetés par le Chili, le Panama, le Costa Rica. Les 14 pays du Groupe de Lima, une alliance de 14 pays d'Amérique et des Caraïbes, ont annoncé lundi le rappel de leurs ambassadeurs du Venezuela au lendemain de ce scrutin et vont "coordonner des actions pour que les organismes financiers internationaux et régionaux n'octroient plus de prêts au gouvernement du Venezuela".

En marge de la réunion des ministres des Affaires étrangères du G20, lundi à Buenos Aires, le chef de la diplomatie argentine Jorge Faurie a lu une déclaration commune soulignant "le manque de légitimité du processus électoral vénézuélien".

"Nos pays ne reconnaissent pas les résultats, car [le scrutin] a été convoqué par une autorité illégitime, l'Assemblée nationale constituante, excluant la participation d'acteurs politiques et qu'il n'y a pas eu d'observateurs internationaux le déclarant libre, juste, indépendant et démocratique", a-t-il déclaré.

Luis Almagro, le secrétaire général de l'Organisation des États américains (OEA), a traité Nicolas Maduro de "dictateur" qui "a essayé – sans succès – de donner à son régime totalitaire des habits démocratiques" et dit que l'OEA continuera à "lutter pour des sanctions plus sévères contre le régime".

La quasi-totalité des responsables gouvernementaux, y compris Nicolas Maduro, sont visés par des sanctions de l'UE ou de Washington.

Les États-Unis, qui achètent un tiers du brut vénézuélien, ont menacé d'un embargo pétrolier et interdisent à leurs citoyens toute transaction sur la dette vénézuélienne. En novembre 2017, le Venezuela et sa compagnie pétrolière nationale PDVSA ont été déclarés en défaut partiel par plusieurs agences de notation.

Touché par l'effondrement des cours du brut depuis 2014, le Venezuela, qui tire 96 % de ses revenus du pétrole, souffre d'un manque de devises qui l'a plongé dans une crise aiguë. En cinq ans, le PIB a fondu de 45 % selon le FMI, qui anticipe une contraction de 15 % en 2018 et une inflation de 13 800 %. La production de pétrole est au plus bas depuis 30 ans.

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Le chef de l'État sortant du Venezuela Nicolás Maduro a remporté dimanche la présidentielle avec près de 70 % des suffrages, a déclaré la commission électorale. Son principal adversaire, Henri Falcon, a rejeté ce scrutin qu'il juge illégitime.

 

Le président sortant du Venezuela Nicolás Maduro a été déclaré dimanche 20 mai vainqueur de l'élection présidentielle par l'autorité électorale, avec près de 70 % des suffrages, après le dépouillement de la quasi-totalité des bulletins de vote.

Le président socialiste sortant remporte 67,7 % des voix, contre 21,2 % à son principal adversaire Henri Falcon, a annoncé la présidente du Conseil national électoral (CNE) Tibisay Lucena, faisant état d'une "tendance irréversible".

Henri Falcon a rejeté ce scrutin, faute de "légitimité", et exigé la tenue d'une nouvelle élection avant la fin de l'année. "Nous ne reconnaissons pas ce processus électoral, pour nous, il n'y a pas eu d'élection. Une nouvelle élection doit être organisée au Venezuela", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse, accusant le gouvernement d'avoir fait pression sur les électeurs. Le troisième candidat à l'élection, le pasteur évangélique Javier Bertucci, s'est joint ensuite à cette demande.

Ce chaviste dissident de 56 ans s'est présenté après avoir quitté la coalition d'opposition (MUD), qui boycotte le scrutin depuis des mois. La majeure partie de l'opposition décrit ce scrutin comme le "couronnement" d'un dictateur, alors que les deux principaux rivaux de Nicolas Maduro ont été déclarés inéligibles.

Nicolas Maduro, 55 ans, assure quant à lui faire face à un complot "impérialiste" dont l'enjeu serait les ressources pétrolières vénézuéliennes. Ses détracteurs, qui se disent victimes d'une campagne de répression politique, le tiennent pour seul responsable de la ruine économique d'un pays autrefois florissant.

La réélection du dirigeant socialiste risque en tout cas de se traduire par un alourdissement des sanctions internationales. Les États-Unis ont annoncé dimanche qu'ils ne reconnaîtraient pas le résultat de l'élection et ont menacé d'instaurer des sanctions pétrolières au Venezuela.

Avec AFP et Reuters

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