Tel est le cri que diverses organisations de la diaspora, des sénateurs américains, des leaders religieux et de bien d’autres font parvenir aux oreilles de l’administration Trump. Celle-ci envisage de mettre fin au TPS (Temporary Protected Status) dont jouissent 60 000 Haïtiens aux Etats-Unis parce que, selon un rapport du Service migratoire américain, la situation se serait améliorée en Haïti. 


C’est la mobilisation générale en faveur des Haïtiens aux Etats-Unis. C’est un véritable branle-bas pour empêcher l’expulsion en janvier prochain de 60 000 compatriotes qui ont jusqu’ici joui d’un statut de résident temporaire aux USA connu sous le nom de TPS. Ce statut avait été accordé par l’administration Obama aux Haïtiens après le terrible tremblement de terre du 12 janvier 2010 qui avait fait 250 000 morts, autant de blessés et plus d’un million de sans-abris. Ce statut étant temporaire, il devait être renouvelé de temps en temps au regard de la situation d’Haïti. La nouvelle administration ne semble pas encline à renouveler ce statut et cette incertitude plonge des milliers d’Haïtiens dans le désarroi.

Pour empirer les choses, le directeur du Service migratoire américain (USCIS)  a même rédigé un rapport exhortant à ne pas renouveler le TPS qui, pour les Haïtiens, prendra fin ce 22 juillet. La raison, selon lui, est que la situation se serait améliorée en Haïti suite aux dernières élections et qu’il n’y a plus lieu d’accorder le TPS aux immigrants haïtiens. Le problème est que la situation n’a pas vraiment changé en Haïti 7 ans après le séisme dévastateur. Elle a même empiré suite au passage du cyclone Matthew qui a laissé dans son sillon des centaines de morts et causé d’immenses dégâts matériels. Le quotidien américain Miami Herald a récemment rapporté que 240 personnes avaient été retrouvées vivant dans des cavernes dans le Sud d’Haïti parce que ces gens avaient perdu leurs maisons. Selon plus d’un, renvoyer des gens en Haïti dans ces conditions serait criminel.

Cette situation a interpellé plusieurs couches de la société américaine jusqu'au plus haut niveau. Il y a un mois des parlementaires américains, démocrates et républicains, ont écrit une lettre au Ministère de la sécurité intérieure américain (DHS) pour recommander le renouvellement du TPS pour les Haïtiens. Parmi lesquels on peut citer:   Bill Nelson, Marco Rubio, Carlos Curbelo, Ted Deutch, Mario Diaz-Balart, Lois Frankel, Alcee Hastings, Ileana Ros-Lehtinen, Debbie Wasserman Schultz, Frederica Wilson, Charles Schumer, Kirsten Gillibrand et l’Haïtiano-américaine Mia Love.

Depuis l’annonce du retrait du TPS, c’est la panique au sein de la communauté haïtienne. Des organisations haïtiennes de défense des droits des migrants comme Fanm Ayisyen nan Miyami (FANM) planifient et s’organisent pour combattre cette mesure que plus d’un observateur juge inhumaine. Le mardi 25 avril dernier, lors d’une réunion organisée dans les locaux de l’organisation dirigée par l’activiste Marleine Bastien, il avait été décidé d’entreprendre plusieurs actions pour réclamer le renouvellement du TPS. Parmi lesquelles, appeler des sénateurs démocrates ou républicains, signer des pétitions, organiser des manifestations ainsi de suite. Dans la foulée, FANM annonce une grande manifestation le 13 mai prochain devant rassembler plus de 1000 personnes à Miami.

Plusieurs leaders religieux ont également signé une pétition pour supporter l’effort du renouvellement du statut de résidence temporaire. Des manifestations ont même eu lieu à Disneyland où 500 travailleurs haïtiens détenteurs de TPS peuvent perdre leurs emplois si leur statut n’est pas renouvelé.

Des médias américains comme NPR et le Sun Sentinel ont publié des témoignages poignants de détenteurs de TPS. Il s’agit de professionnels qui ont commencé à rebâtir leur vie aux USA suite au séisme du 12 janvier et qui sont aujourd’hui plongés dans l’incertitude.

Alors que plusieurs couches de la société américaine se montrent concernées par la situation, quelques blancs 'racistes' estiment pour leur part que c’est une bonne décision de "renvoyer les Haïtiens chez eux après 7 ans". L’un d’entre eux, un supporter de Donald Trump, a écrit sur Facebook que ces "immigrants du tiers-monde changent le visage de l’Amérique et en font ce qu’elle n’est pas".

Au cours de la réunion du 25 avril à FANM, il avait été aussi décidé de prendre contact avec les autorités haïtiennes. Celles-ci pourraient écrire une lettre à l’administration Trump pour lui demander de renouveler le TPS comme un geste de coopération entre les deux pays. De son côté, la députée américaine Frederica Wilson pense que la seule moyen d’infléchir l’administration Trump est de lui dire qu’Haïti n’a pas les capacités  d’accueil pour 60 000 personnes et refuser ainsi de recevoir les déportés qui pourraient y être envoyer en janvier 2018. 

Jonel Juste

Le journaliste et homme politique Clarens Renois était le mercredi 15 mars à Miami pour présenter son tout dernier ouvrage intitulé “Sortir Haïti du chaos” qui est un témoignage à chaud de son aventure en politique. L’auteur a fait cette présentation dans le cadre de la série littéraire mensuelle “Meet the Author” (Rencontre avec l’auteur) organisée par Thelar Management Group.

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Plusieurs organisations issues de la Diaspora haïtienne, particulièrement des Etats-Unis, se mobilisent pour porter secours à Haïti suite au passage du cyclone Matthew dans notre pays. L’ouragan dévastateur et meurtrier a laissé dans son sillage des centaines de morts, des milliers de sans-abris et des dégâts matériels considérables dans le Sud d’Haïti. 

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"Eh, j'ai rencontré l'un des Chiliens l'autre jour", lance un Haïtien à un autre à Miami devant un grand supermarché. " Il me racontait sa galère pour arriver jusqu'ici, comment il avait traversé des forêts et grimpé des montagnes. Je lui ai dit de m'appeler pour l'aider à avoir des papiers légaux ici", poursuit l'homme. Par Chilien, il faut entendre ici un Haïtien qui a immigré aux USA en passant par le Chili, le Brésil ou tout autre pays de l'Amérique latine ou centrale. C'est un fait, les Chiliens (ou les Brésiliens) débarquent.

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L’Union Européenne applaudit les efforts qui ont été déployés par les autorités Haïtiennes pour réussir le scrutin du dimanche 20 novembre. Dans une déclaration acheminée à la salle de rédaction de HPN, L’UE admet   que le gouvernement et le CEP avec l'appui de tous les acteurs politiques, ont su créer les conditions sécuritaires et logistiques  le jour du vote surtout après les difficultés liées au passage de l’ouragan Matthew, au début du mois d'octobre.

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DonaldTrump souhaite rencontrer des Américains d’origine haïtienne au cours d’une visite de campagne à Miami ce vendredi.

 

« Il souhaite parler directement aux Haïtiens », a déclaré Michael Barnett, le président du Parti républicain du comté de Palm Beach. « Il sait écouter les gens afin de savoir quels sont les problèmes. »

Des leaders de la communauté haïtienne dans le sud de la Floride ont été invités à rencontrer Donald Trump ce vendredi au Little Cultural Center Haïti.

« Je ne pense pas que je peux voter pour lui », a déclaré Josaphat « Joe » Celestin, un républicain et fils d’immigrants. « Quand j’entendu la rhétorique et quelques-unes des réactions qu’il a données au cours de certains des débats, j’ai été très en colère. »

Les républicains tentent de gagner une fois de plus un certain soutien des Américains d’origine haïtienne.

Frantz Alcéma (USA)

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