Cet ouvrage présenté au grand public  ce vendredi 6 décembre 2019, au Centre Culturel de Little Haïti,  retrace les grandes lignes de son parcours, de sa naissance à Charlotte, en Caroline du Nord.

 

Tout jeune, il raconte que  son rêve  le plus cher, était de devenir une pop star.  En 1993, Anthony Cornelius Hamilton, ce chanteur dans l’âme  quitte sa ville natale pour s’installer à New York. Il raconte que ses débuts  étaient difficiles : Son premier album publié en 1995 « XTC » de chez Uptown Records, n’a pas connu de succès faute de la compagnie qui était en faillite. Un an après, il a dû signer son label avec  RCA. Et c’est de là, qu’il a pris son essor pour être célèbre aux Etats Unis.

 

Né le 28 janvier 1971, Anthony Hamilton est un chanteur américain de soul, il  a chanté dans la chorale de son Église, dans différents clubs avant de voler à ses propres ailes. Dans son ouvrage de plus d’une centaine de pages, paru aux éditions de Synergy Communication en juillet 2019, Anthony Cornelius Hamilton cherche  à donner un goût inimitable à la vie et à la musique pour rattraper le temps.

 

« Mon histoire est celle d'un enfant réclamé et je me bats pour  être toujours au summum ». Très ovationné par le public haïtien, l’artiste révèle avoir des modèles comme : Stevie Wonder, Rachèle Ferrell, D’Angelo, Questlove , Shelby J, Jack  alias  « JK ».

 

 Ce chanteur noir américain proclamé «trésor national» par le Los Angeles Times est compositeur, producteur et acteur primé Grammy Awards. Anthony Hamilton a vendu plus de 50 millions d'albums. Musicien confirmé, il a  joué pour l’ancien président Barack Obama et l’ancienne première dame Michelle Obama, cimentant sa place dans les livres d'histoire en tant que chanteur sentimental.

 

Ses performances brutes et impressionnantes ont attiré l'attention de NPR où il a joué dans des documentaires séries. Il est apparu dans « American Gangster » et a prêté sa voix à "Freedom" de Django Unchained, nominé aux Academy Awards. Il est l’un des artistes  R&B  avoir vendu son album à Cracker Barrel. Haïti le passionne mais rien n’est défini encore.  

 

 

Yves Paul LEANDRE

Depuis Miami, Floride,Etats Unis

 

La fameuse pièce “Our Town” (Notre petite ville), véritable classique du théâtre américain, de Thornton Wilder, a été adaptée en Créole et en Espagnol pour le public de Miami. La grande première floridienne de ce chef d’œuvre qui avait remporté le Prix Pulitzer (1938) a eu lieu le 2 novembre 2017 au Colony Theatre sis au 1040 Lincoln Rd., Miami Beach. La pièce sera à l’affiche jusqu’au 19 novembre.    

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Le Sénateur élu de la Grand'Anse, Guy Phillipe a écopé d’une peine de 9 ans de prison ferme après avoir plaidé coupable des accusations de blanchiment d’argent et de trafic illicite de stupéfiants porté contre lui. Appréhendé en Janvier dernier puis conduit aux Etats-Unis, l’ancien commissaire de police a dans un premier temps plaidé non coupable pour les faits qui lui étaient reprochés.

 

Tel est le cri que diverses organisations de la diaspora, des sénateurs américains, des leaders religieux et de bien d’autres font parvenir aux oreilles de l’administration Trump. Celle-ci envisage de mettre fin au TPS (Temporary Protected Status) dont jouissent 60 000 Haïtiens aux Etats-Unis parce que, selon un rapport du Service migratoire américain, la situation se serait améliorée en Haïti. 


C’est la mobilisation générale en faveur des Haïtiens aux Etats-Unis. C’est un véritable branle-bas pour empêcher l’expulsion en janvier prochain de 60 000 compatriotes qui ont jusqu’ici joui d’un statut de résident temporaire aux USA connu sous le nom de TPS. Ce statut avait été accordé par l’administration Obama aux Haïtiens après le terrible tremblement de terre du 12 janvier 2010 qui avait fait 250 000 morts, autant de blessés et plus d’un million de sans-abris. Ce statut étant temporaire, il devait être renouvelé de temps en temps au regard de la situation d’Haïti. La nouvelle administration ne semble pas encline à renouveler ce statut et cette incertitude plonge des milliers d’Haïtiens dans le désarroi.

Pour empirer les choses, le directeur du Service migratoire américain (USCIS)  a même rédigé un rapport exhortant à ne pas renouveler le TPS qui, pour les Haïtiens, prendra fin ce 22 juillet. La raison, selon lui, est que la situation se serait améliorée en Haïti suite aux dernières élections et qu’il n’y a plus lieu d’accorder le TPS aux immigrants haïtiens. Le problème est que la situation n’a pas vraiment changé en Haïti 7 ans après le séisme dévastateur. Elle a même empiré suite au passage du cyclone Matthew qui a laissé dans son sillon des centaines de morts et causé d’immenses dégâts matériels. Le quotidien américain Miami Herald a récemment rapporté que 240 personnes avaient été retrouvées vivant dans des cavernes dans le Sud d’Haïti parce que ces gens avaient perdu leurs maisons. Selon plus d’un, renvoyer des gens en Haïti dans ces conditions serait criminel.

Cette situation a interpellé plusieurs couches de la société américaine jusqu'au plus haut niveau. Il y a un mois des parlementaires américains, démocrates et républicains, ont écrit une lettre au Ministère de la sécurité intérieure américain (DHS) pour recommander le renouvellement du TPS pour les Haïtiens. Parmi lesquels on peut citer:   Bill Nelson, Marco Rubio, Carlos Curbelo, Ted Deutch, Mario Diaz-Balart, Lois Frankel, Alcee Hastings, Ileana Ros-Lehtinen, Debbie Wasserman Schultz, Frederica Wilson, Charles Schumer, Kirsten Gillibrand et l’Haïtiano-américaine Mia Love.

Depuis l’annonce du retrait du TPS, c’est la panique au sein de la communauté haïtienne. Des organisations haïtiennes de défense des droits des migrants comme Fanm Ayisyen nan Miyami (FANM) planifient et s’organisent pour combattre cette mesure que plus d’un observateur juge inhumaine. Le mardi 25 avril dernier, lors d’une réunion organisée dans les locaux de l’organisation dirigée par l’activiste Marleine Bastien, il avait été décidé d’entreprendre plusieurs actions pour réclamer le renouvellement du TPS. Parmi lesquelles, appeler des sénateurs démocrates ou républicains, signer des pétitions, organiser des manifestations ainsi de suite. Dans la foulée, FANM annonce une grande manifestation le 13 mai prochain devant rassembler plus de 1000 personnes à Miami.

Plusieurs leaders religieux ont également signé une pétition pour supporter l’effort du renouvellement du statut de résidence temporaire. Des manifestations ont même eu lieu à Disneyland où 500 travailleurs haïtiens détenteurs de TPS peuvent perdre leurs emplois si leur statut n’est pas renouvelé.

Des médias américains comme NPR et le Sun Sentinel ont publié des témoignages poignants de détenteurs de TPS. Il s’agit de professionnels qui ont commencé à rebâtir leur vie aux USA suite au séisme du 12 janvier et qui sont aujourd’hui plongés dans l’incertitude.

Alors que plusieurs couches de la société américaine se montrent concernées par la situation, quelques blancs 'racistes' estiment pour leur part que c’est une bonne décision de "renvoyer les Haïtiens chez eux après 7 ans". L’un d’entre eux, un supporter de Donald Trump, a écrit sur Facebook que ces "immigrants du tiers-monde changent le visage de l’Amérique et en font ce qu’elle n’est pas".

Au cours de la réunion du 25 avril à FANM, il avait été aussi décidé de prendre contact avec les autorités haïtiennes. Celles-ci pourraient écrire une lettre à l’administration Trump pour lui demander de renouveler le TPS comme un geste de coopération entre les deux pays. De son côté, la députée américaine Frederica Wilson pense que la seule moyen d’infléchir l’administration Trump est de lui dire qu’Haïti n’a pas les capacités  d’accueil pour 60 000 personnes et refuser ainsi de recevoir les déportés qui pourraient y être envoyer en janvier 2018. 

Jonel Juste

Soulignant le support continu du gouvernement des Etats-Unis au gouvernement haïtien et à la Police Nationale d’Haïti (PNH), la Chargée d'Affaires, Madame Robin Diallo, a participé à une cérémonie de remise de 20 motocyclettes et véhicules tout-terrain à l’unité de la Police Frontalière d’Haïti, a-t-on lu dans une note du Bureau de Communication de l’Ambassade des Etats-Unis en Haïti.  

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La mégastar Wyclef Jean sera à Little Haiti le vendredi 19 Mai à l’occasion de la Fête du bicolore haïtien et de la célébration du Mois de la Culture Haïtienne à Miami. La vedette a été aussi invitée pour célébrer le premier anniversaire de la série culturelle mensuelle "Sounds of Little Haiti (SOLH)". 

Le drapeau haïtien doit une fière chandelle à Wyclef Jean. Rappelez-vous, en 1997, à la cérémonie des Grammy Awards, lorsque le groupe Fugees au top de sa forme avait été sacré groupe rap de l’année pour l’album "The Score". Wyclef avait gravi le podium en se drapant du bicolore haïtien à la surprise générale. Ce geste noble avait envoyé une onde de choc positive dans toute la Diaspora haïtienne. Être haïtien était devenu cool et faire flotter le bicolore était devenu à la mode. Wyclef viendra performer ce week-end à Little Haiti, le quartier haïtien historique de Miami.  

"Ce sera la première fois que Wyclef viendra jouer à Little Haiti en tant qu’artiste solo",  a confié Sandy Dorsainvil, la coordonatrice de "Sounds of Little Haiti (SOLH)", une activité culturelle mensuelle qui se tient tous les 3e vendredi du mois au Complexe Culturel de Little Haiti. "Wyclef était venu à Little Haiti il y a 15 ans avec les Fugees lors d’un festival de musique racine. Cette fois-ci il vient pour célébrer le bicolore haïtien, le Mois de la Culture haïtienne et le premier anniversaire de SOLH", indique-t-elle.  En cette occasion, Wyclef sera accompagné d’autres groupes tels que Kreyòl La et Dat7. 

Mai, le Mois de la Culture Haïtienne

L’invitation de Wyclef Jean à Little Haiti tombe au beau milieu du Mois de la Culture Haïtienne.  A Miami, tout le mois de mai est consacré à la culture haïtienne et la contribution des Haïtiens de la Diaspora aux Etats-Unis. Dans les écoles de Miami, la culture haïtienne est à l’honneur. A cette occasion, les écoliers haïtiano-américains sont heureux de présenter des éléments de leur patrimoine culturel à leurs camarades non Haïtiens tout en arborant fièrement le bicolore national. Quand arrive cette période de l’année, le drapeau haïtien est omniprésent à Miami, tout le monde ou presque (des Haïtiens et des étrangers) s’affiche aux couleurs nationales. Ce qui est en soi une grande avancée pour la communauté haïtienne de la Diaspora compte tenu du fait qu’il y a quelques années, il était honteux de s’afficher comme haïtien aux Etats-Unis. Cependant, au terme de luttes acharnées, les Haïtiens de la Diaspora ont recouvré leur fierté. Wyclef Jean a aussi contribué à ce regain de fierté depuis qu’il s’était drapé du bicolore haïtien lors de la cérémonie des Grammys avec les Fugees en 1997.    

Le mois de la Culture haïtienne, c’est aussi l’occasion de présenter divers éléments du patrimoine haïtien tels que la peinture, la musique, la cuisine, la langue créole etc.  La culture haïtienne est également célébrée dans d’autres villes des Etats-Unis tels que New York et Boston où se déroulent des parades, mais c’est surtout à Miami que se déroulent de grandes activités tels que des festivals culinaires comme "Taste of Haiti" (le goût d’Haïti), des défilés patriotiques, des soirées culturelles et des festivals de musique comme le Haitian Compas Festival organisé chaque année à Miami depuis 19 ans.    

Entre célébration et protestation 

Cette célébration de la culture haïtienne tombe cette année dans un moment particulier où des milliers d’Haïtiens manifestent un peu partout en Floride pour réclamer le renouvellement du TPS (Temporaray Protected  Status). Près de 60 000 compatriotes jouissent de ce statut et le refus par la nouvelle administration de le renouveler pourrait mettre des milliers de compatriotes en danger. Le samedi 13 mai dernier, des centaines d’Haïtiens avaient protesté devant les locaux des services d’immigration à Miami. 

 

Jonel Juste 

Le journaliste et homme politique Clarens Renois était le mercredi 15 mars à Miami pour présenter son tout dernier ouvrage intitulé “Sortir Haïti du chaos” qui est un témoignage à chaud de son aventure en politique. L’auteur a fait cette présentation dans le cadre de la série littéraire mensuelle “Meet the Author” (Rencontre avec l’auteur) organisée par Thelar Management Group.

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