Alors que plus de 3 milliards de personnes dans plus de 150 pays sont en confinement, le nombre de morts dus au Coronavirus continue de s’alourdir dans le monde avec des pics de décès enregistrés en Europe, devenu le Continent le plus frappé par la pandémie.

 

Jeudi des pays comme l’Italie, l’Espagne et la France ont enregistrés des taux de décès alarmants en dépit des mesures den confinement et autres mesures sanitaires prises par les autorités. L’Italie qui a largement dépassé la Chine en nombre de victimes avec plus de 8000 morts, a dénombré 712 décès, l’Espagne connait 498 et la France a compté le nombre record de 365 morts en une seule journée.

 

Les Etats-Unis, troisième pays le plus touché avec près de 80,000 cas positifs a recensé plus de 10,000 cas positifs et plus 100 morts en une journée (116 à 2h30 PM) pour un total de 1,143 morts. L’Iran comptait 157 décès pour la journée du jeudi 26 mars.

 

Si en Haïti on dénombrait seulement 8 cas positifs, en République Dominicaine le nombre de cas positifs a bondi à 488 pour 10 décès.

 

 

 

HPN reprend  un article des journalistes Aude Massiot et Estelle Pattée au journal Libération publié en janvier 2017. Cet article concerne un rapport de l'agence de renseignements américaine(CIA) sur l'état du monde dans vingt ans.

Les prévisions de la CIA pour le futur de la planète ne sont pas optimistes, loin de là. Le rapport de l’agence américaine, publié tous les quatre ans et intitulé cette année «Le monde en 2035 vu par la CIA, et le Conseil national du renseignement : Le paradoxe du progrès» est sorti jeudi aux éditions Equateurs. Ces 300 pages prospectives sont arrivées sur le bureau de Donald Trump, dès son investiture.

 

L’agence américaine pose le décor dès les premières lignes : «Dans les cinq prochaines années, on verra un accroissement des tensions entre Etats et à l’intérieur de ceux-ci.» En parallèle, la croissance mondiale va ralentir. La menace terroriste augmenterait sous différentes formes, et à laquelle les Etats, toujours plus divisés, peineront à répondre. «L’enjeu central des gouvernements et des sociétés sera de concilier les talents individuels, collectifs et nationaux pour apporter sécurité, prospérité et espoir.»Les prévisions de la CIA pour le futur de la planète ne sont pas optimistes, loin de là. Le rapport de l’agence américaine, publié tous les quatre ans et intitulé cette année «Le monde en 2035 vu par la CIA, et le Conseil national du renseignement : Le paradoxe du progrès» est sorti jeudi aux éditions Equateurs. Ces 300 pages prospectives sont arrivées sur le bureau de Donald Trump, dès son investiture.

 

L’agence américaine pose le décor dès les premières lignes : «Dans les cinq prochaines années, on verra un accroissement des tensions entre Etats et à l’intérieur de ceux-ci.» En parallèle, la croissance mondiale va ralentir. La menace terroriste augmenterait sous différentes formes, et à laquelle les Etats, toujours plus divisés, peineront à répondre. «L’enjeu central des gouvernements et des sociétés sera de concilier les talents individuels, collectifs et nationaux pour apporter sécurité, prospérité et espoir.»

 

La CIA développe trois scénarios imaginaires de l’état du monde entre 2020 et 2035 : «îles», «orbites» et «communautés».

Scénario n°1 : un monde d’îles reclues

Le premier scénario imagine un monde subissant les dégâts d’une croissance atone et d’une mondialisation faiblissante, face auxquelles les gouvernements n’ont rien su faire. Vingt ans après la crise financière de 2008, les économistes de par le monde observent des Etats fragilisés, repliés sur eux-mêmes. «La combinaison de tous ces événements a donné naissance à un monde fragmenté et sur la défensive où des Etats inquiets cherchent métaphoriquement et physiquement à construire des murs pour se protéger des problèmes extérieurs, formant ainsi des "îles" dans un océan d’instabilité», relate le rapport.

 

En Europe comme en Amérique du Nord, les Etats n’ont pas su s’adapter aux bouleversements économiques et sociétaux de ce nouveau monde. En Asie, le constat est le même, le boom des émergents est retombé : «Parce qu’elles n’ont pas su générer suffisamment de demande intérieure pour stimuler leur économie quand le marché mondial s’est ralenti, la Chine et l’Inde sont restées enfermées dans le "piège du revenu moyen" et ont connu une stagnation de leur croissance, des salaires et des conditions de vie.» Les classes moyennes, ayant acquis ce statut avant la crise de 2008, sont meurtries, et une partie de cette population est retombée à des niveaux modérés de pauvreté.

 

Les conséquences néfastes de la mondialisation, notamment l’accroissement des inégalités et la montée des populismes, ont poussé les Etats à mettre en place toujours plus de mesures protectionnistes, au lieu de privilégier le dialogue international. Dans ce scénario, l’essor rapide des intelligences artificielles a bouleversé les sociétés plus profondément que ce que les économistes avaient prévu. Le chômage a continué à augmenter.

Après cet état des lieux démoralisant, la CIA voit, dans vingt ans, le «début d’une nouvelle ère de croissance et de prospérité». Le salut viendra de plusieurs horizons. Après avoir bouleversé le marché du travail, l’innovation technologique va créer des opportunités de relance. Dans ce monde futuriste, la créativité viendra alors de la collaboration entre hommes et machines. «Le ralentissement de la mondialisation et des échanges commerciaux a donné naissance à une nouvelle génération d’entrepreneurs et d’inventeurs au niveau local.» Leçon du futur (imaginé) pour le présent : les gouvernements qui s’en sortiront le mieux sont ceux qui miseront sur la recherche et l’innovation et qui sauront garder les talents technologiques dans leurs frontières.

Scénario n°2 : à l’aube d’une escalade militaire

Le second scénario, intitulé «Orbites», est raconté par un «conseiller national en sécurité» qui revient sur l’état du monde, à l’aube de l’an 2032, date où s’achève le second mandat d’un certain «Smith» à la tête des Etats-Unis. Le milieu des années 2020 a vu l’accroissement sans pareil des tensions entre puissances régionales. La Russie, la Chine mais aussi l’Iran ont profité d’un repli des Etats-Unis sur la scène internationale pour imposer leur «domination économique, politique et militaire» sur leur région d’influence respective. Les tensions se cantonnent dans un premier temps à des représailles économiques et diplomatiques, à une guerre de propagande et à des cyberattaques, sans impacts notables.

 

«La plus grande victime de ces conflits a été la "vérité" dans la mesure où la propagande de ces Etats, diffusées par plusieurs médias sociaux, commerciaux et officiels, a déformé, dénaturé et manipulé les informations sur ce qui se passait réellement», analyse le conseiller. Un constat qui évoque étrangement l’ère de post-vérités, ou de «faits alternatifs», dont se sont nourris en 2016 les Brexiters et les partisans de Donald Trump. Sous le premier mandat de ce fameux «Smith», les Etats-Unis opèrent un retour sur la scène internationale, mais entrent directement en confrontation avec la Chine, l’Iran et la Russie, donnant à la fin des années 2020 un faux air de guerre froide. L’étincelle ? Une crise entre l’Inde et le Pakistan en 2028 qui aboutit à l’explosion de la première bombe nucléaire depuis 1945. La crise est finalement désamorcée par les Etats-Unis, avec l’aide de la Chine (ouf). L’escalade militaire et nucléaire est évitée. Comme lors de l’après Seconde Guerre mondiale, les grandes puissances rétablissent une relation de confiance et reprennent leur coopération sur les questions de sécurité.

Scénario n°3 : les communautés dirigent le monde

Le troisième et dernier scénario s’intéresse aux «Communautés», via le regard d’une future maire d’une grande ville canadienne qui réfléchit en 2035 aux transformations des deux dernières décennies. Dans ce monde, les groupes locaux ont pris le pas sur les gouvernements nationaux. En cause : le manque de confiance grandissant des populations envers leurs dirigeants nationaux. Si la politique étrangère, les opérations militaires et la défense nationale restent le fait des entités nationales, l’éducation, l’économie ou encore la santé reviennent à la charge des autorités locales. L’implication des entreprises dans la vie de leurs employés est telle qu’elles se chargent désormais de l’éducation, de la santé et du logement. L’expérience n’est pas égale à travers le monde. Au Moyen-Orient, la jeunesse s’est révoltée contre les institutions et l’extrémisme religieux, sonnant l’avènement d’un nouveau Printemps arabe. Mais en Chine ou en Russie, des mouvements similaires sont loin d’avoir escompté les mêmes succès. Ces changements se sont opérés finalement plus facilement au sein des démocraties occidentales comme aux Etats-Unis ou au Canada, où il y avait déjà «une forte tradition d’implication des collectivités locales et du secteur privé».

 

HPN

Source : Libération

 

Les démocrates de quatorze États américains votent mardi pour le "Super Tuesday", une étape déterminante dans la course des primaires démocrates. Les votes de cette grosse journée électorale devraient permettre de départager le favori Bernie Sanders et l'ancien vice-président Joe Biden.

 

 

Les électeurs démocrates ont commencé à voter, mardi 3 mars, pour le "Super Tuesday" de la primaire démocrate. Cette journée lors de laquelle 14 États (Alabama, Arkansas, California, Colorado, Maine, Massachusetts, Minnesota, North Carolina, Oklahoma, Tennessee, Texas, Utah, Virginia et Vermont. Votent aussi les territoires américains des Samoas et les Américains vivant à l'étranger) votent en même temps est une étape déterminante pour départager le favori Bernie Sanders et l'ancien vice-président Joe Biden, qui a le vent en poupe après avoir rassemblé le camp modéré dans la course à la Maison Blanche.

 

Longtemps ultra-favori mais handicapé par des résultats piteux dans les premiers votes, l'ex-bras droit de Barack Obama Joe Biden a réussi une remontée exceptionnelle en remportant très largement la Caroline du Sud et son vote afro-américain jugé indispensable pour tout candidat démocrate. Dans la foulée, il a engrangé lundi le soutien de trois anciens candidats : le jeune Pete Buttigieg, révélation des primairesla sénatrice du Minnesota Amy Klobuchar, populaire dans le Midwest, et le Texan Beto O'Rourke.

 

Tous espèrent que leurs désistements permettront à Joe Biden de faire barrage à Bernie Sanders, dont la campagne a démarré en fanfare. Les idées très à gauche du sénateur de 78 ans, qui prône notamment une couverture médicale universelle, inquiètent une partie de l'establishment démocrate.

 

 

La Californie, État farouchement progressiste aux 40 millions d'habitants, pèse de façon décisive. Le Texas avec ses 30 millions d'habitants est aussi à surveiller. En tout, plus d'un tiers des délégués sont distribués d'un coup, ce qui fait de cette journée un moment-clé.

 

 

Source : AFP / France 24

 

Les autorités sanitaires chinoises ont recensé, lundi, 98 nouveaux décès en raison de l'épidémie de Covid-19, soit un total de 1 868 morts en Chine continentale. Le nombre de cas de contamination est, lui, en recul par rapport à la veille dans la province.

 

Le nombre de nouveaux cas de contamination au coronavirus, désormais appelé Covid-19, diminue de jour en jour. Le bilan a atteint 1 868 morts en Chine continentale, après le décès de 98 nouvelles personnes, lundi 17 février, selon les chiffres officiels publiés mardi 18 février. Parmi elles, figure le directeur de l'un des principaux hôpitaux de Wuhan, Liu Zhiming, rapporte la télévision publique chinoise.

 

Dans son point quotidien, la Commission nationale de la santé a également recensé 1 886 cas de contamination supplémentaires en Chine continentale (dont 1 807 dans la province du Hubei), précisant qu'il y avait dans le pays désormais 72 436 personnes infectées par le virus.

 

Les autorités chinoises, qui ont bouclé le Hubei pour tenter de contenir l'épidémie, estiment que la propagation du virus est en voie d'être contrôlée, le nombre de cas rapportés en dehors de cette province du centre du pays étant en nette diminution jour après jour.

 

 

 

Une tendance à la baisse des nouveaux cas qui "doit être interprétée avec beaucoup de prudence", insiste le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus. 

 

"Les tendances peuvent changer quand de nouvelles populations sont affectées. Il est trop tôt pour affirmer que ce recul va se poursuivre. Tous les scénarios sont encore possibles", a-t-il déclaré, mettant en garde contre un excès d'optimisme.

 

Les autorités chinoises ont demandé, lundi, aux personnes guéries du coronavirus de donner leur sang afin d'en extraire le plasma pour soigner les malades. Si le nouveau coronavirus n'a pas de vaccin, le plasma des anciens patients contient des anticorps qui pourraient permettre de diminuer la charge virale chez les personnes sévèrement atteintes, selon un responsable de la Commission nationale de santé.

 

Une mesure d'autant plus importante que les pharmacies mondiales pourraient faire face à une pénurie d'antibiotiques et d'autres médicaments si les problèmes d'approvisionnement ne sont pas résolus rapidement, a prévenu Joerg Wuttke, président de la Chambre de commerce européenne en Chine.

 

Décrivant la quarantaine obligatoire pour toutes les arrivées à Pékin comme déraisonnable et contraire aux directives de l'OMS, Joerg Wuttke a estimé que cela "causerait plus de tort aux entreprises que bien d'autres choses". Il a également souligné les difficultés auxquelles fait face l'industrie automobile du fait de la perturbation des livraisons de matériel en Chine.

 

 

Le principal foyer de contamination hors de Chine reste le paquebot Diamond Princess, placé en quarantaine début février dans la baie de Yokohama près de Tokyo. Ses plus de 3 700 passagers avaient reçu l'ordre de rester dans leur cabine pendant deux semaines, mais cela n'a pas empêché la propagation du virus : au moins 454 personnes ont été contaminées, dont 99 nouveaux cas révélés lundi.

 

Alors que les critiques montent sur la gestion du paquebot, plusieurs pays ont commencé à évacuer leurs ressortissants. Ainsi, plus de 300 Américains ont été rapatriés par avion jusqu'à deux bases militaires, en Californie et au Texas, où ils ont entamé lundi une nouvelle quarantaine de 14 jours, la durée maximale supposée de l'incubation.

 

Parallèlement, au moins quarante Américains contaminés à bord du paquebot sont hospitalisés au Japon, selon Washington. Une poignée d'Américains a refusé de quitter le navire.

 

D'autres pays, parmi lesquels l'Australie, l'Italie, le Canada ou le Royaume-Uni, ainsi que le territoire de Hongkong, ont annoncé vouloir évacuer leurs citoyens du Diamond Princess.

 

Sources : france 24,Reuters et AFP

 

 

Quatorze États votent mardi pour les primaires démocrates. Fort de sa victoire en Caroline du Sud, Joe Biden a récupéré les soutiens de tout le camp modéré ces derniers jours. Objectif : faire barrage au socialiste Bernie Sanders, qui garde un avantage dans la course. Entre les deux, le milliardaire Michael Bloomberg tente de jouer les trouble-fête.

 

Les primaires démocrates passent à la vitesse supérieure avec le premier "Super Tuesday". Les électeurs de quatorze États américains sont appelés aux urnes, mardi 3 mars. À la clé : 1 357 délégués, soit un peu plus d’un tiers du total qui votera lors de l’investiture. En quelques jours, la course s’est resserrée au point que deux grandes figures émergent aujourd’hui : le progressiste Bernie Sanders et le modéré Joe Biden.

 

Après avoir réussi une remontée phénoménale en Caroline du Sud, l’ex-vice-président de Barack Obama a accumulé ces dernières heures les soutiens de poids lourds du Parti démocrate. Les ex-candidats Pete ButtigiegAmy Klobuchar et Beto O’Rourke se sont rangés derrière lui. Comme s’ils avaient appris les leçons des primaires républicaines de 2016 : les candidats modérés avaient échoué à s’unir derrière l’un d’entre eux face au populiste Donald Trump.

 

L'objectif : barrer la route à Bernie Sanders. Le socialiste est en tête en nombre de délégués jusqu’ici et pourrait le rester à l’issue du Super Tuesday. Mais son programme est jugé trop radical par les centristes démocrates. Beaucoup craignent qu’il ne mène le parti à la catastrophe en novembre face à Donald Trump. Mais aussi qu’il pénalise les candidats aux élections locales dans des circonscriptions conservatrices. C'est l'argument qu'a donné le Texan Beto O'Rourke mardi soir pour expliquer son choix.

 

 

Joe Biden, candidat du Sud

"Le fait qu’ils ne veulent pas de moi comme président n’est pas une surprise", a affirmé lundi soir sur CNN Bernie Sanders, en guerre ouverte contre l’"establishment". "Depuis trop longtemps, les leaders du parti démocrate font des levées de fonds dans des maisons de riches et ignorent les travailleurs et la classe moyenne", a-t-il critiqué un peu plus tôt sur ABC.

 

Le septuagénaire, victime d’une crise cardiaque il y a quelques mois, rappelle également que de nombreux sondages le donnent gagnant face à Donald Trump. Le président américain, qui observe la course du parti opposé de loin et la commente allègrement sur Twitter, juge que "les dés sont pipés" en défaveur de Bernie Sanders. Une façon de semer un peu plus la zizanie chez l’ennemi.

 

En attendant, chaque camp croise les doigts. "Joe Biden a vraiment besoin de remporter chaque État du Sud ou presque, analyse Kyle Kondik, politologue à l’Université de Virginie interrogé par France 24. La victoire sera facile en Alabama mais il y aura davantage de compétition ailleurs. Le Texas sera le plus compliqué, mais reste possible à gagner. Rappelons toutefois qu’une victoire ne veut pas dire l’obtention de tous les délégués, qui sont alloués proportionnellement."

 

Bernie Sanders, candidat du Nord et de l'Ouest

C’est là que les abandons de Pete Buttigieg et Amy Klobuchar sont utiles à Joe Biden. Grâce au report de voix attendu, ce dernier atteindra plus facilement le seuil des 15 % pour obtenir des délégués dans un État ou un district. À moins que certains de ces électeurs ne se tournent vers Elizabeth Warren. Cette progressiste plus "mainstream" que Bernie Sanders est toujours en course, malgré les appels des partisans du socialiste à le soutenir.

 

Un coup de pouce supplémentaire permettrait en effet au sénateur du Vermont de confirmer plus facilement son avance. Il peut en tout cas compter sur une victoire en Californie, l’État le plus riche en délégués (415). Les sondages lui sourient depuis plusieurs semaines déjà. Sa candidature parait aussi assez solide dans les États du Nord et du Midwest. Au Texas, plusieurs sondages l’ont également donné gagnant. Mais les récents soutiens de Joe Biden pourraient jouer en faveur du modéré et rendre la course plus serrée. En revanche, Bernie Sanders est à la peine dans les États du Sud où le vote afro-américain est crucial.

 

Quels États américains votent lors du "Super Tuesday" ?

 

Joe Biden, candidat du Sud, face à Bernie Sanders, candidat du Nord et de l’Ouest ? C’est l’analyse de Kyle Kondik. Pour espérer une échappée, chacun devra faire une incursion dans les territoires de l’autre, estime l’universitaire. "N’importe quelle victoire de Sanders dans le Sud, surtout au Texas, lui ferait du bien", analyse l'universitaire.

 

L'inconnue Michael Bloomberg

À l’inverse, Joe Biden devra montrer qu’il est capable de courtiser une partie de l’électorat ouvrier du Midwest et du Nord-Est. Mais il pourrait avoir du mal à pénétrer dans les bastions de Bernie Sanders. Le vote par anticipation, en cours depuis un moment, devrait profiter à ce dernier. Les électeurs modérés qui ont choisi Pete Buttigieg ou Amy Klobuchar ne pourront pas, ou alors très difficilement, changer leur bulletin en faveur de Joe Biden. Cela dit, certains résultats complets de ces votes par anticipation pourraient prendre des semaines à arriver, empêchant Bernie Sanders de capitaliser sur cet élan.

 

Reste l’inconnue Michael Bloomberg. L'homme d’affaires, qui fait campagne au centre, a déjà dépensé plus d'un demi-milliard de dollars en publicités en vue de son entrée en lice mardi. "Pour l’instant, il n’est donné gagnant dans aucun État", tempère Kyle Kondik. Mais sa présence même suffit à affaiblir le nombre de délégués que pourrait obtenir Joe Biden. À moins que la performance de ce dernier en Caroline du Sud ait définitivement convaincu les modérés que l’ex-vice-président est le plus crédible face à Donald Trump. Dans ce cas, Michael Bloomberg et ses milliards pourraient prendre une douche froide.

 

Source : France 24 / AFP

 

Le dernier bilan officiel du coronavirus en Iran, communiqué mardi par les autorités de Téhéran, s'élève désormais à 77 morts, sur un total de 2 336 personnes contaminées. Le pays recense le plus de morts dues à la maladie Covid-19 après la Chine.

 

 

Le coronavirus a fait 11 morts supplémentaires en Iran, qui portent à 77 le nombre de personnes décédées de la maladie dans le pays, a annoncé, mardi 3 mars, le vice-ministre de la Santé, Aliréza Raïssi.

Au total, 2 336 personnes ont été contaminées depuis l'apparition de la maladie en Iran, a précisé Aliréza Raïssi lors du point de presse quotidien de son ministère sur l'épidémie. Entre lundi et mardi, 835 personnes de plus ont été testées positives au Covid-19.

 

L'Iran est le pays qui recense le plus de morts dues à la maladie après la Chine, principalement dans les provinces de Téhéran et de Qom, ville sainte chiite du centre du pays où avaient été annoncés les premiers cas de contamination, le 19 février.

 

 

Pour faire face à l’épidémie, des écoles ont été fermées à travers le pays, entre autres mesures prises par les autorités pour endiguer la propagation du virus.

 

Depuis plusieurs jours les embouteillages monstres qui font le quotidien de Téhéran ont disparu. Le nuage de pollution qui recouvre habituellement la ville de plus de huit millions d'habitants a lui aussi fortement diminué avec la baisse de la circulation.

 

Le ralentissement économique est aussi palpable dans les rues de la capitale de la République islamique. Pour passer le temps, les vendeurs jouent à des jeux, les employés nettoient méticuleusement les portes et fenêtres des restaurants vides et les chauffeurs de taxis, garés sur le côté de la route, attendant inlassablement des clients.

 

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a envoyé, lundi, une première équipe de médecins et plusieurs tonnes de matériel médical en Iran, tandis que Paris, Londres et Berlin lui ont promis l'envoi d'un "soutien matériel et financier".

 

 

L'agence Tasnim, proche des ultraconservateurs iraniens, a indiqué, lundi, que l'épidémie de pneumonie virale, après avoir touché plusieurs hauts responsables, parmi lesquels un vice-ministre et une vice-présidente, avait fait son premier mort au sein du pouvoir.

 

Membre du Conseil de discernement - un organe d'arbitrage dont la plupart des membres sont nommés par le guide suprême l'ayatollah Ali Khamenei - et ancien député de Qom, Mohammad Mirmohammadi est décédé à l'âge de 72 ans, selon l'agence officielle Irna, qui pour sa part ne précise pas la cause de son décès.

 

Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a été montré par la télévision publique en train de planter un baliveau, comme chaque année pour la journée iranienne de l'arbre.

 

Les consignes du gouvernement pour prévenir la propagation du virus "doivent être observées", a-t-il ensuite plaidé, portant des gants de protection ressemblant à ceux utilisés dans les hôpitaux.

 

Selon son compte Twitter, Ali Khamenei a également noté que le nouveau coronavirus avait "touché de nombreux pays". "Nos responsables politiques ont informé (le public sur la maladie) de manière sincère et transparente depuis le premier jour" alors que "d'autres pays où l'épidémie est plus grave ont tenté de la cacher", a-t-il ajouté selon la même source.

 

AFP / FRANCE 24

 

 

 

Favori des sondages pour la course à la nomination démocrate, Joe Biden a été éclipsé dans l'Iowa par Pete Buttigieg et Bernie Sanders et a déjà fait une croix sur la primaire du New Hampshire qui se tient mardi. Pour l’ancien vice-président des États-Unis, il y a urgence à réagir.

 

 

Depuis plusieurs mois, l’idée semblait installée : en tête dans la plupart des sondages nationaux, Joe Biden, 77 ans, serait le candidat démocrate à l’élection présidentielle de novembre 2020. La première semaine du processus de désignation du futur adversaire de Donald Trump vient de balayer cette certitude. Avec Pete Buttigieg, Bernie Sanders et Elizabeth Warren face à lui, Joe Biden va devoir se battre pour convaincre les électeurs de voter pour lui.



Pour un candidat dont l’argument numéro un consiste à mettre en avant son "électabilité", selon son propre néologisme, face à Donald Trump, les caucus de l’Iowa ont eu l’effet d’une claque : l’ancien vice-président de Barack Obama (2009-2017) n’est arrivé qu’en quatrième position derrière ses trois principaux adversaires.



Pis, Joe Biden, largement distancé par Bernie Sanders et Pete Buttigieg dans les sondages, a déjà fait une croix sur la primaire du New Hampshire du 11 février. "J'ai pris un coup à l'estomac dans l'Iowa, et j'en prendrai probablement un autre ici", a-t-il déclaré, curieusement fataliste, vendredi, en ouverture d'un débat télévisé entre les principaux candidats.



Pour mettre fin à cette dynamique, Joe Biden a décidé de réorganiser son équipe de campagne. Même si la démographie de l’électorat de l’Iowa – des blancs ruraux – y explique en partie son échec, les électeurs ont mis en évidence les limites d’une stratégie trop axée sur la critique de l’actuel président américain. Pour obtenir l’investiture démocrate, encore faut-il convaincre d'abord sa propre famille politique.

Pete Buttigieg, l’homme à abattre pour Joe Biden

"En se focalisant quasi exclusivement sur Donald Trump, Joe Biden a commis la même erreur que le parti démocrate, qui vient de perdre sur toute la ligne avec la procédure de destitution. Or, on a vu que les candidats arrivés en tête dans l’Iowa sont ceux qui ont mis en avant leurs propositions", analyse Jean-Éric Branaa, enseignant-chercheur à l’université Paris-2 et spécialiste des États-Unis. 

Sur le plan électoral, Pete Buttigieg est devenu l’homme à abattre pour Joe Biden. Car si les programmes de Bernie Sanders et d’Elizabeth Warren sont jugés radicaux, celui de l’ancien maire de South Bend, une ville de 100 000 habitants de l’Indiana, est à l’image de ce que propose Joe Biden : modéré et dans la continuité du bilan de Barack Obama à la Maison Blanche.

"À 38 ans, Buttigieg, c’est un mini-Biden, son double en plus jeune, estime Jean-Éric Branaa. Il est exactement sur le même créneau, il essaie de lui voler sa proximité avec Barack Obama et lui a siphonné ses voix chez les plus de 45 ans."

L’ancien sénateur du Delaware (1973-2009) prend désormais au sérieux son jeune concurrent et a donc entrepris de le démolir. Lors du débat télévisé de vendredi soir, il lui a ainsi fait remarquer de façon assez sèche qu’il n’était pas Barack Obama. Mais surtout, pour valoriser son expérience, son équipe de campagne a lancé une publicité comparant les bilans respectifs des deux candidats.

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Sur un ton moqueur, celle-ci dresse un parallèle entre les actions de l’ancien vice-président – sur la couverture santé, la diplomatie américaine, etc. – et celles de l’ex-maire de South Bend. Le résultat est à la fois cruel et particulièrement efficace.
 

Source : France 24

 

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