Le Président de la commission « Justice, sécurité et défense nationale »  du sénat haïtien Jean Renel Senatus a remis officiellement mercredi au bureau le document relatif au nouveau code pénal haïtien.

Ce texte de 1300 articles fait suite au travail effectué par  la commission présidentielle en charge de ce dossier qui avait déposé son rapport devant le sénat en avril 2017, a expliqué le sénateur de l’Ouest.

La Commission a ajouté 32 nouvelles infractions dans le document  pour mieux l’actualiser. Des modifications ont été apportées sur l'avortement, des cas d’enlèvement suivi d'assassinat, des cas de policiers participant  à des actes de séquestration.

Des cas de viols collectifs et la publication de photos sur les réseaux sociaux sont également pris en considération dans ce document a souligné le Président de la commission « Justice, sécurité et défense nationale » le Sénateur Jean Renel Sénatus.

Une séance spéciale sera  consacrée prochainement à ce document. Des débats relevés sont attendus autour de ce document volumineux. 

HPN

24 heures après la session de fermeture des travaux parlementaires à la chambre basse, le Président de la République a convoqué les députés pour une séance à l'extraordinaire pour l'énoncé de politique générale du Premier ministre nommé Jean Henry Ceant. Ce Mercredi 12 septembre devrait statuer sur l'avenir du notaire de bourdon.

Deux mois après la démission de Jack Guy Lafontant à la Primature, le pays n'a pas encore de gouvernement. L’équipe démissionnaire du Docteur Lafontant ne fait que liquider les affaires courantes. Le weekend écoulé suite à de vives discussions entre certains parlementaires et le Premier nommé Jean Henry Ceant, les choses ont failli tourner au vinaigre. 

Des députés de la majorité auraient conditionné leur vote à la reconduction du ministre de la planification Aviol Fleurant au nouveau gouvernement. Une demande rejetée par M. Ceant et son équipe.

"L’ancien ministre Me Aviol Fleurant a servi l’État, on le remercie et on est très content qu’il ait pu donner ses compétences à l’État. Il va être une personnalité ressource et je pense que le pays pourra l’appeler à n’importe quel moment ", rapporte le quotidien Lenouvelliste citant Me camille Leblanc, conseiller de Jean Henry Ceant.

HPN

 



Pour le leader de la plateforme nationale du secteur populaire, Dieudonné Lhérisson, ils se fourvoient les parlementaires, notamment les députés, qui conditionnent leur vote en faveur de la ratification de l’énoncé de politique générale du premier ministre Jean Henry Céant à un poste ministériel ou à tout autre avantage personnel. Les citoyens observent et ne resteront pas sans réaction, prévient-il.

PLus d’une semaine après sa nomination le 5 août dernier et sa présentation officielle au peuple haïtien deux jours plus tard, le premier ministre Jean Henry Céant n’a toujours pas fait l’énoncé de sa politique générale au parlement.

Ceux qui côtoient les couloirs de la chambre basse et du sénat ou qui scrutent à la loupe les déclarations des parlementaires ne sont pas dupes. Les législateurs veulent leur part du gâteau.

Le président de la chambre des députés Gary Bodeau et plusieurs de ses collègues du bloc majoritaire APH ne se voilent pas la face. Pour avoir notre vote, il faut négocier, ont-ils dit sans langue de bois.

Pour le responsable de la plateforme nationale du secteur populaire haïtien, Dieudonné Lhérisson, ces parlementaires s’égarent complètement car, rappelle-t-il, en vertu de l’article 158 de la constitution de 1987 amendée, seuls le président et le premier ministre sont habilités à choisir les membres du cabinet ministériel. 

Les parlementaires doivent se contenter de juger la déclaration de la politique général du prétendant à la Primature, alors qu’ils assument leurs responsabilités, soutient l’ancien candidat à la députation.

Dieudonné a également rappelé la nécessité de doter le pays d’un gouvernement légitime pour plancher notamment sur le projet de budget pour l’exercice fiscal qui débute le 1er octobre et la rentrée scolaire qui s’annonce difficile pour la plupart des parents.

M. Lhérisson soutient que le cabinet ministériel doit être formé de citoyens dotés d’une conscience patriotique et d’une capacité à aider le chef de l’Etat et son premier ministre à mettre sur pied un programme d’apaisement social à travers le pays et dans le meilleur délai.

Il appelle également le conseil supérieur des salaires à plancher sur le salaire minimum qui doit être ajusté au bénéfice des milliers d’ouvriers qui travaillent dans les conditions les plus difficiles.

Aussi, il demande à l’ensemble des membres du secteur populaire de rester mobilisés afin de contraindre les parlementaires à s’adonner uniquement à leurs fonctions de législateurs et à doter le pays d’un gouvernement légitime.

Sinon, le pays risque de revive les événements des 6,7 et 8 juillet dernier qui ont conduit à la démission du gouvernement, prévient M. Lhérisson qui pense que, dans un tel cas de figure, les parlementaires, notamment ceux qui, dit-il, veulent monnayer leur vote en faveur de la ratification du premier ministre, ne seront pas épargnés.

Par Dodeley Orélus
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Dodeley
 
 

La publication de l’arrêté confirmant la formation du cabinet ministériel n’a pas laissé indifférents des parlementaires. En effet, le député Deus Deroneth proteste contre le maintien de 6 ministres de l’ancien cabinet qui, selon lui, n’ont pas fait la preuve de leur compétence.

 L’élu de Marigot évoque une provocation de la part de l’exécutif et demande  le retrait de l’arrêté nommant les ministres. Même son de cloche de la part du député Abel Descollines qui estime que le chef de l’Etat n’a pas tiré les conséquences des émeutes de juillet dernier.

 Selon lui une telle composition permet d’ores et déjà de prévoir qu’aucun procès Petrocaribe ne se tiendra. Le chef de l’Etat a fait choix de l’affrontement, conclut l’élu de Mirebalais.

 Dans l’intervalle, le sénateur Onondieu Louis, président de la commission chargée d’étudier les pièces du Premier ministre, donne l’assurance que les dossiers des nouveaux ministres vont être examinés avec attention pour s’assurer qu’ils ont la compétence nécessaire pour occuper leur poste.

 Reconnaissant qu’aucun texte ne donne au Parlement la prérogative de vérifier les documents des ministres, l’élu du Nord-ouest précise qu’il s’agit d’une interprétation de la mission de contrôle que la constitution donne au législatif.

 Concernant la séance de ratification de la politique générale du Premier ministre Jean Henry Céant, le sénateur Onondieu Louis évoque une possibilité pour sa tenue ce vendredi 7 septembre 2018.

GA

 

 

 

 

 

 

S’exprimant au nom de ses pairs,  le président de la chambre basse s’est montré impatient d’atteindre la fin du processus de ratification du Premier Ministre nommé. Plus de 72 heures depuis qu’il a été présenté officiellement à la nation, Jean Henry Céant n’a pas encore fait dépôt de ses pièces au bureau de la chambre basse. Ce que regrette le député Gary Bodeau qui semble vouloir aller vite en besogne. 

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Intervenant ce lundi 27 août sur les ondes de radio Vision 2000, le président a.i du Mouvement Chrétien pour une Nouvelle Haïti (MOCHRENAH) Sadrack Dieudonné attire, entre autres, l’attention sur les vœux de la constitution quant à la procédure à suivre suite à la nomination d’un nouveau ou d’une nouvelle Premier (ère) ministre.

Il a toutefois exprimé son pessimisme s’agissant de l’application effective des prescrits constitutionnels. « Au regard de la constitution, le Premier ministre nommé Jean Henry Céant devrait composer avec les partis politiques représentés au parlement pour qu’il puisse élever et constituer cette majorité dont il a besoin, non seulement pour la validation de sa politique générale mais également pour assurer sa gouvernance », explique l’ex-Député des Gonaïves.

Cependant, dans la pratique, l’ancien Député de la cité de l’indépendance croit fermement que le notaire Jean Henry Céant ne siégera pas à la primature sans franchir la machinale routine des parlementaires haïtiens imposée au fur et à mesure dans la plus grande des indifférences.

De fait, laisse entendre le leader du MOCHRENAH, nommé depuis le 6 août 2018, près d'un mois après la démission de Jack Guy Lafontant survenue après les événements de juillet provoqués par la hausse des prix du carburant sur le marché local, Jean Henry Céant peine toujours à s’offrir les vraies clés de la villa d’accueil.

Les tractations, faut-il souligner, entre l’exécutif et le législatif pour des intérêts controversés continuent. La rentrée scolaire klaxonne, vibre les tympans des familles haïtiennes dépourvues dans leur majorité du strict minimum pour la survie d'un être humain. Le lundi 3 septembre est, jusque-là, la date retenue par le Ministère de l’Éducation Nationale. Et, pour le meilleur ou pour le pire, le réveil citoyen prenant place sur les réseaux sociaux sur la bannière des hashtags #PetroCaribeChallenge et #Kotkòbpetwokaribea? poursuit, sans broncher, son cheminement.

HPN

Photos : archives

 Suite à sa rencontre avec les responsables de la Banque de la République d’Haiti, mardi, particulièrement le Gouverneur Jean Baden Dubois, la commission économie et finances du Sénat, toujours dans le cadre des discussions enclenchées autour du Budget rectificatif 2017-2018, s’est assise ce mercredi avec le Forum Économique du Secteur Privé.

 « Tenant compte du rôle important qu’ont à jouer les commerçants, les investisseurs entre autres par le biais des emplois créés et des taxes collectés par l’État en vue d’augmenter ses recettes, l’on a jugé nécessaire de rencontrer le Forum», déclare le Président de la commission, le Sénateur Jean Rigaud Bélizaire. « Plus on multiplie les emplois, plus on multipliera les recettes », poursuit-t-il.

 Avant de rencontrer les ministres des finances, de la planification et de la coopération externe, etc., explique Jean Rigaud Bélizaire, la commission a estimé nécessaire de rencontrer cette structure dans le but de connaître ses préoccupations et de donner les suites utiles.

 Le Vice président de la commission, Jean François Sildor, affirme que la problématique de la contrebande, particulièrement dans les zones frontalières, a été également abordée lors des discussions avec le FESPA.

 Les activités de contrebande à la frontière amputent au seul PMA de l’hémisphère occidental au moins 8% de son PIB, représentant à cet effet entre 600 millions et 1 milliard de dollars américains, selon les chiffres avancés par les principaux intervenants  lors d’un atelier, organisé le mardi 3 avril dernier, dans un hôtel de la place, autour du thème « Mettre fin à la contrebande : instruments et perspectives » organisé par L’Association des Industries d’Haïti (ADIH) en collaboration avec la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Haïti (CCIH).

Le Sénateur Jean Rigaud Bélizaire  a profité de l’occasion pour annoncer la plus prochaine rencontre de la commission prévue pour ce jeudi 2 août avec la Fédération Nationale des Magistrats Haïtiens (FENAMH) et l’Association réunissant les Asecs et Casecs de la République.

 

Wadner Voltaire

Provoquée en quelque sorte par les événements des 6 et 7 juillet dernier, cette nouvelle affaire est pourtant alimentée par deux Sénateurs, Ricard Pierre et le Président de la Chambre du Sénat Joseph Lambert.

Dans l’ambiance d’un vrai combat de coqs, où ils se sont heureusement- de l’avis de nombre citoyens- accusés mutuellement sur le réel de leur fonctionnement au Parlement et de celui de certains autres hauts dignitaires de l’État, ils ont offert à l’opinion des chiffres jusque-là inconnus  du grand public. Suite à ce spectacle, Joseph Lambert annonce l’annulation de certains avantages et subventions alloués aux Sénateurs.

 «Il y a tout une série de privilèges lié aux frais pour l’achat de poissons au cours de la période pascale, l’organisation d’activités culturelles, les fêtes champêtres, etc. que l’on va devoir annuler », déclare le Président de l’Assemblée nationale, en réponse aux rebondissements entraînés par son démêlé avec son collègue Ricard Pierre exposé sur le plateau des médias. Il poursuit en affirmant que la majorité de ses collègues Sénateurs serait partisane de la prise d’une telle mesure, surtout que ces frais les nuisent beaucoup plus qu’ils ne les arrangent.

 Ces mesures, selon les précisions du Président du grand corps, iront jusqu’à la réduction à leurs plus simples expressions des rubriques de subvention, des frais de déplacements à l’extérieur pour les Sénateurs, etc. Ainsi, le budget du Parlement sera-t-il amputer de près 800 millions à 1 milliard de gourdes, explique-t-il.

Cependant, tout en saluant cette nouvelle décision du Président du Sénat, les économistes Kesner Pharel et Eddy Labossière jugent ce montant insignifiant par rapport au budget irraisonné alloué au Parlement.

 Wadner Voltaire


Le Président de la chambre des députés Gary Bodeau condamne l’agression physique subie par deux journalistes lundi, au Parlement haïtien de la part d’agents de sécurité. «La chambre des députés ne tolérera aucune action qui ne fait pas l’honneur de l’institution parlementaire», a martelé l’élu de Delmas.

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Le Président de la Chambre des Députés attire l'attention sur le fait que le Parlement serait la cible d'une éventuelle incendie et du coup, appelle les autorités compétentes à assumer leurs responsabilités.
 
 
"Plusieurs tentatives de réaliser des séances à la Chambre des Députés ont  échoué en raison des peurs éprouvées par les Députés pour leur sécurité", rapporte le Président de la Chambre basse. 
 
L'élu de Delmas dit constater, depuis quelques temps, qu'une campagne de dénigrement est en train de concocter contre le Parlement en général et contre certains Députés en particulier. "Un Député est pour l'instant placé sous haute protection de la Police nationale en raison des menaces auxquelles il fait face depuis les derniers événements" confie-t-il.
 
En ce sens, Gary Bodeau affirme qu'il considère sa déclaration comme étant une alerte à l'opinion nationale et internationale. Il appelle le Premier ministre, faisant également office de Chef du Conseil Supérieur de la Police Nationale, bien qu'il soit démissionnaire, et le Directeur général de la Police nationale  à prendre toutes les dispositions nécessaires en vue de protéger, nous notons, la vie des élus du peuple.
 
Par ailleurs, le Président de la Chambre basse annonce qu'il est sur le point de réfléchir de concert avec les autres membres du bureau et assure qu'il va  proposer à ses collègues  de clore cette session parlementaire un peu plus tôt. Car, argumente-t-il, "au Parlement, nous avons un service attaché à la sécurité du bâtiment, mais pas  personnel  pouvant faire face au terrorisme".
 
Gary Bodeau, en cette même occasion, pointe du doigt un certain secteur de la vie nationale qui croirait qu'incendier le Parlement arrangerait au mieux leurs agendas politiques.
 
 
Wadner Voltaire

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