« Après avoir consulté les présidents des trois (3) blocs et au regard du manque de sérénité aux environs du parlement, je mets à nouveau la séance en continuation », a déclaré Gary Bodeau Président de la Chambre des Députés.

 

Le quorum fragile de soixante (60) députés avait été réuni après un deuxième appel nominal  comme indiqué par les règlements intérieurs de la chambre des députés.

 

Gary Bodeau  a mis en avant les problèmes de sécurité liés à une situation de tension grimpante  aux abords du parlement pour mettre une deuxième fois en continuation la séance. Pour illustrer cette insécurité qui a prévalu devant le parlement toute la journée du lundi ce 12 août 2019, des députés en route pour la séance ont été contraints de rebrousser chemin  selon Gary Bodeau.

 

« S’il y a encore un président dans le pays, il instruira qui de droit pour assurer la sécurité du parlement afin que la séance ait lieu », ajoute Bodeau.

 

Les députés à la base de l’initiative de mettre en accusation le Président Jovenel Moise ont réclamé des pièces  du bureau de la chambre des députés. Jusqu’au moment de la reprise de la séance ce lundi 12 août 2019, celles-ci n’ont pas été remises aux députés de l’opposition. Le Président Bodeau renvoie les députés auteurs de l’accusation au département des archives de la chambre.

 

La violation de la constitution haïtienne par le Président Jovenel Moise se trouve au centre de l’acte d’accusation des députés initiateurs  de la mise en accusation.

 

Godson LUBRUN

 

 

Le Président de la chambre basse  dit avoir constaté un manque de sérénité dans la salle et une ambiance tendue autour du parlement. 

Gary Bodeau après consultation avec les Présidents des trois blocs à la chambre des députés a décidé de mettre la séance en continuation à nouveau.

L'élu de delmas a indiqué qu'une nouvelle date sera fixée pour la reprise de cette séance. 

Dans les coulisses du parlement, on a appris que les travaux de la commission sur l'analyse des pièces du Premier ministre nommé et du parlement sont à un stade très avancé. 

Le rapport de cette commission pourrait être déposé au bureau dès demain mardi.

HPN

 
 
La séance sur la mise en accusation du président Jovenel Moïse doit avoir lieu ce mercredi 7 août 2019 à la chambre des députés. Des bruits de couloir font état de tractations visant à boycotter l'assemblée pour que les députés proches du pouvoir n’aient pas à se prononcer car tout vote, quelque soit son sens, aura des conséquences.
 
 
 
Le député de Marigot (Sud-Est), Déus Deronneth est formel. Il dit attendre de ses collègues de la majorité, un vote responsable. Deux combats sont en train d’être menés à travers le monde: celui contre le réchauffement climatique et celui contre la corruption. Ce mercredi, les députés haïtiens auront l’occasion de se positionner et ils doivent le faire sans hésiter indique Deus Deronneth.
 
 
 
S’ils reconnaissent que tout va bien dans le pays, qu’il n’y a pas eu corruption au plus haut niveau de l’administration alors qu’ils lèvent la main et votent contre la mise en accusation du président lors de cette séance qui sera suivie par leurs mandants, dit l’économiste.
 
 
Sinon, conseille-t-il, ils ont la responsabilité de choisir le camp de la justice et faire en sorte que le Sénat s’érige en « Haute cour de justice » pour statuer sur la question.
 
 
C’est également la position du député de Thiotte (Sud-Est). Vikerson Garnier ne s’attend à aucun vote d’abstention. Soit ils se prononcent pour la mise en accusation, soit ils se prononcent contre, dit l’élu de Fanmi Lavalas, rappelant l’adage qui dit « qui ne dit mot consent ».
 
 
S’ils s’abstiennent c’est qu’ils sont contre la mise en accusation et cela voudra dire qu’ils acceptent que la corruption s’installe au plus haut niveau de l’Etat, ajoute M. Garnier.
 
 
L’ingénieur-agronome affirme que pour l’instant, les 20 députés signataires de la motion de mise en accusation s’accrochent à l’idée qu’il doit y avoir un procès au Sénat. Le département du Sud-Est devrait être le plus représenté avec 6 députés sur 10 qui devraient se prononcer pour la mise en accusation du chef de l’état, annonce-t-il.
 
 
 
Nous avons besoin de 80 voix et je sais qu’on cherche à boycotter la séance en appliquant la politique dite de la chaise vide, avoue le parlementaire qui soutient que ses collègues de la majorité seront face à leurs responsabilités, face à la nation, notamment leurs mandants.
 
 
 
Accepteront-ils d’institutionnaliser la corruption dans le pays et hypothéquer leur avenir politique, ou feront-ils en sorte que le président soit traduit par-devant ne le Sénat pour « corruption » Ce sera à eux de choisir, dit Vikerson Garnier.
 
HPN

 

Un groupe de militants de l’opposition met la pression dans les parages du parlement haïtien, ce lundi 12 août 2019 vers les 3h de l’après-midi  alors que la reprise de la séance de mise en continuation sur la demande de mise en accusation du président de la République, Jovenel Moise devrait incessamment avoir lieu, a appris Haïti Press Network (HPN).

 

Les agents de plusieurs unités spécialisées de la Police Nationale d’Haïti (PNH) ont du faire usage de gaz lacrymogènes et de balles réelles pour disperser les protestataires selon des stations de radios de la capitale haïtienne.

 

En nombre plus important cette fois, ce groupe de militants depuis la première séance avait érigé leurs tentes aux abords du parlement dans le but de maintenir la pression pour forcer les députés du groupe majoritaire à voter la motion de mettre en accusation du président de la République Jovenel Moise.

 

Au moment de la rédaction de cet article, l’agence de presse HPN est en mesure de confirmer la présence d’une quarantaine de députés sur place dans la chambre des députés. Ainsi, le quorum pour maintenir la séance n’est pas encore réuni pour de la reprise de cette séance de mise en accusation terminée en queue de poisson le mercredi 7 août 2019.

 

Godson LUBRUN

 



Sur le net des organisations de la société civile mettent la pression sur les députés issus des différentes circonscriptions en vue de faire basculer le vote sur la demande de mise en accusation du Président de la République Jovenel Moïse dont la séance est programmée pour le mercredi 7 août 2019.

Le regroupement de petrochallengers NOU PAP DOMI a lancé 48 heures avant cette séance une campagne sur les Réseaux Sociaux en vue de faire connaitre les visages des représentants des circonscriptions dans tout le pays. Cette campagne baptisée « #AficheDepitew » met en garde les honorables quant au vote au cours de la séance du 7 août 2019. « Depuis 4 ans, les Députés prennent des décisions contre le peuple. Il verra ce 7 août ceux qui voteront pour soutenir les dilapidateurs des fonds PetroCaribe, ceux qui refuseront de siéger en pratiquant le marronage et ceux qui voteront pour la lutte populaire", a fait savoir la structure des PetroChallengers du groupe NOU PAP DOMI.

Les PetroChallengers annoncent parallèlement la reprise de la lutte populaire en vue d'aboutir au procès des dilapidateurs des fonds PetroCaribe et le départ de Jovenel Moïse.

D'autres groupements de jeunes dans la foulée écrivent des lettres ouvertes aux députés de la cinquantième législature à l'approche de la séance sur la demande de mise en accusation du Président de la République pour solliciter également le vote de celle-ci.

Cette initiative du groupe minoritaire à la chambre basse intentée depuis  plus de six (6) mois environ est en passe d'avoir le jour par cette séance programmée même si les députés de la majorité n'entendent nullement lâcher prise.

 

 

Après environ cinq (5) heures de débats houleux sur une demande de communication de pièces de la part du groupe des députés minoritaires accusant le Président de la République Jovenel Moise, la séance devant conduire à cette mise en accusation de ce mercredi 7 août 2019 a été mise en continuation.

 

Cette décision a été prise par le Président de la Chambre des Députés, Gary Bodeau, suite à une perturbation de la séance par les députés minoritaires après une proposition lue du haut de la tribune par le député de Léogane, Jean Wilson Hyppolite demandant à passer au point 6 de l’ordre du jour consacré à la lecture de l’acte d’accusation.

 

« Nous ne sommes pas du tout satisfaits de l’attitude du Président de la chambre des députés et du bureau globalement qui officient en tant que membres de l’exécutif dans la séance », a déclaré Printemps Bélizaire député de la troisième circonscription de Port-au-Prince.

 

De Son côté, Abel Descolines député  de la circonscription de Mirebalais critique la position du Président Bodeau refusant d’obtempérer aux points de droits effectués du groupe minoritaire.

Les députés du groupe majoritaire supportant les actions de l’exécutif de la Présidence de Jovenel Moise ont tout au long de la séance clamée le non fondé de la demande produite par les députés accusateurs.

 

Godson LUBRUN

 

 

 

Une séance devant aboutir à la mise en accusation du Président de la République Jovenel Moise réclamée par les députés de l’opposition a été fixée au mercredi 7 août 2019 prochain, a-t-on appris.

 

 

 

La nouvelle a été confirmée sur les réseaux sociaux par le député de Marigot, Déus Deroneth, dans un tweet, ce mercredi soir. « Enfin, nous venons de fixer la date de la séance de la mise en accusation du président de la République Jovenel Moise. Séance tenante mercredi 7 août 2019 », lit-t-on dans le tweet de l’élu de Marigot.

 

 

 

Cette initiative des députés de l’opposition de mettre en accusation le président de la République a été posée comme condition sine qua non à la tenue de la séance sur la présentation de l’énoncé de politique générale du Premier Ministre Fritz William Michel.

 

 

 

Les opposants à la chambre basse espèrent pouvoir arriver à cette fin pour que le Sénat de la République puisse s’ériger en Haute Cour de Justice et destituer le Président Jovenel Moise.

 

 

 

Plusieurs arguments sont soutenus par les députés de l’opposition dont l’impliquation présumée du chef de l’état dans des actes de corruption révélées dans le rapport de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux (CSC/CA).

 

 

 

 

Le sénateur Garcia Delva dont le nom est cité dans des actes de kidnapping perpétrés par le gang d’Arnel Joseph a décidé de ne plus siéger comme vice-questeur du bureau du Sénat de la République. En effet, dans une correspondance adressée au président du Grand Corps vingt-quatre (24) heures après les révélations faites par le directeur général de la PNH sur ses liens à 98% avec le caïd de Poste Pierrot, l’élu de l’Artibonite a fait part de son indisponibilité à continuer à siéger comme vice-questeur du bureau.

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