Haïti : Fin du carnaval, Michel Martelly et son « Sweet Micky » refusent de rentrer

L'executif
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L’ex-président-artiste ne veut tristement pas prouver que le pays qu’il disait vouloir changer avant et pendant qu’il était président de la République était un mot juste. Le comportement que l’ex-chef de l’État continue de projeter à la société prouve le contraire. Jusqu’au lever du soleil, mercredi des cendres, Martelly montre que le pays n’a pas d’autorités lorsqu’il refuse de rentrer, alors que les festivités carnavalesques avaient pris fin pour tous les groupes depuis 4 heures du matin.

Pourtant le défilé termine sa course pour tout le monde au Stade Sylvio Cator aux environs de 4 heures du matin, mais non pas pour Michel Martelly. L’ancien président défie l’ordre public en refusant de rentrer à l’instar de tout le monde.

Jusqu’à 7 heures 30 du matin, Michel Martelly et sa bande Sweet Micky occupaient encore le macadam avec son char sonore accompagné d’une foule en liesse. A l’encontre de toutes les règles établies dans le cadre du déroulement du carnaval, il déclare avec autorité, sous les regards passifs de la police et l’impuissance des membres du comité organisateur, vouloir prendre la route de Carrefour pour continuer à créer de l’animation.

N’étaient-ce les barrages dressés préalablement sur la grand-rue par le comité carnavalesque, Michel Martelly pouvait être déjà à Carrefour depuis 6 heures a.m. Par ce geste indécent, le citoyen controversé prouve qu’il peut passer outre du mot des responsables de ce pays, en allant au-delà des heures prévues pour le défilé, comme il le faisait autrefois.

Dans la foulée, arrive en trombe vers 6 heures 20, le cortège impressionnant de l’ex-président-musicien. Une véritable situation de désordre règne. Ce qui effleure honteusement une sorte de confrontation entre des agents de l’USGPN de la police qui assurent la sécurité de l’ancien président et ceux qui étaient préposés à la sécurité au carnaval.

Il est 7 heures 30 du matin, Michel Martelly protégé par son cortège et ses fans qui le soutenaient, sont encore sur le béton avec son char. L’ancien président qui n’entendait point se plier aux principes préétablis, contourne les barrages et prend la direction du Palais national.

Il persiste à se rendre à Carrefour avec la foule dans une ambiance carnavalesque où les mots ronflants étaient au rendez-vous, en dépit des tentatives infructueuses de la police spécialisée pour bloquer le char, tout en évitant une véritable confrontation.

Ce comportement de l’ancien président et chanteur, est-il en train de prouver réellement ce déficit d’autorité et d’État de droit en Haïti ? 

A suivre !

Alix Laroche

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