Jacques Edouard Alexis Renonce au Comite de pilotage, Michele Duvivier Pierre Louis pourrait lui emboiter le pas

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L’ancien premier ministre Jacques Edouard Alexis a renoncé à faire partie du comité de pilotage des Etats généraux sectoriels de la nation évoquant des contentieux avec l’ancien sénateur Yrvelt Chéry  dans l'affaire  des “cochons créoles”disparus.

L’ancien chef du gouvernement a écrit au directeur du cabinet du Président Jovenel Moise, M. Wilson Laleau, pour l’informer de sa décision.

Selon cette correspondance, le choix de M. Alexis de ne pas faire partie du comité de pilotage s’explique par la présence au sein dudit comité, de l’ancien sénateur Yrvelt Chéry, avec lequel il dit avoir de sérieux contentieux.

En effet, Jacques Edouard Alexis n’est pas prêt à collaborer avec celui qui l’avait, entre autres, accusé de responsabilité dans la disparition des “Cochons créoles”.

Dans sa lettre à M. Laleau, M.Alexis a rappelé à ce dernier, que le nom de M. Chéry n’avait pas été évoqué lors des discussions   au téléphone, les noms de toutes les personnalités appelées à intégrer le comité de pilotage avant de donner son accord.

Mais il n’y a pas que M. Alexis qui a refusé de siéger au sein du comité de pilotage. Si elle ne s’est pas encore exprimée sur la question, l’ancienne première Ministre Michele Duvivier Pierre-Louis, qui avait d’ailleurs remplacé M. Alexis à la primature sous la présidence du feu René Préval, pourrait lui emboiter le pas.

A en croire l’ancien candidat à la présidence, Me René Julien, membre du comite de pilotage, Madame Pierre-Louis n’aurait participé jusqu’ici, à aucune rencontre du comité.

Plusieurs personnalités dont et Yrvelt Chéry et Claude Moise, ont laissé entendre qu’elles n’ont pas été consultées avant la publication de l’arrêté nommant les membres du comité.

Si certains saluent l’initiative du président Jovenel Moise d’organiser les Etats généraux, nombreux sont ceux qui critiquent la façon dont il s’y prend.

Pour l’ancien sénateur Jean-William Jeanty, les membres du comité de pilotage auraient du être désignés par les différents secteurs de la vie nationale.

De plus, l’ex-parlementaire juge anormal que le président Moise ait le dernier mot pour ce qui est des décisions qui seront adoptées par les commissaires, rappelant que le pacte pour la stabilité qui sera rédigé devrait être soumis a l’appréciation du chef de l’Etat.

Comment demander a un groupe de personnes, issus de différents secteur, de faire un travail pour ensuite le soumettre a l’appréciation d’un seul homme, s’est interrogé M. Jeanty.

Le coordonnateur de l’orientation démocratique pour Haiti, ODEPH-Haiti, Assad Volcy voit pour sa part en ce comité de pilotage, un moyen de diversion, arguant que cette structure n’inspire aucune confiance pour avoir, dit-il, été mise sur pied en dehors des consultations des forces vives de la nation.

Selon lui, la démarche du chef de l’Etat n’aboutira à aucun résultat concret. Les Etats généraux n’apporteront pas les solutions aux problèmes auxquels le pays est confronté, croit savoir l’ancien lieutenant de Moise Jean-Charles.

Mercredi, le président Moise a reçu au palais national des membres du comité de pilotage et du secrétariat technique des Etats généraux. Les discussions ont porté sur les moyens necessaires pour realiser ces Etats generaux dans de meilleures conditions.

Dodeley Orélus


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