Quand le Président Jovenel Moise annonce “la mort” du journaliste Vladimir Legagneur.

Politique
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Le Président Jovenel Moise a-t-il commis un lapsus ou s’est-il évertué à lever le voile sur un secret de polichinelle? Ce lundi, à son retour de voyage en Amérique du sud ou il a participé au 8e sommet des Amériques au Pérou, le chef de l’Etat affirme avoir demandé aux autorités policières et judiciaires de tout mettre en oeuvre pour, je cite” faire luire la vérité sur la mort du journaliste".

Cela fait plus d’un mois que le photo-journaliste Vladimir Legagneur est porté disparu. C’était le 14 mars dernier. Il était parti en reportage dans le quartier “difficile” de Gran Ravin, qui se situe à l’entrée sud de la capitale.

Un mois s’est donc écoulé que le chef du palais national ou son premier ministre Jack Guy Lafontant ne s’étaient pas exprimés sur cette disparition qui a suscité une grande émotion dans le monde médiatique haïtien provoquant sit-in et manifestation.

Le président Moise s’exprimait ce lundi à son retour du 8e sommet des Amériques marqué notamment par la confirmation de l’assassinat du reporter Javier Ortega, du photographe Paul Rivas et de leur chauffeur Efrain Segarra, qui étaient partis en reportage le 26 mars dans la localité équatorienne de Mataje, limitrophe de la Colombie.

Je demande à la justice et à la DCJP (Direction centrale de la police judiciaire) de travailler 24 heures sur 24 pour trouver la vérité sur “la mort” du journaliste, a affirmé non sans trembler le Président Moise qui avait, quelques seconde plus tôt, reconnu qu’on ne pouvait pas parler de décès, mais de disparition, en l’absence de preuve.

Il nous faut, ajoute-il, faire en sorte que le pays ne sombre pas dans l’anarchie. 

Il faut dire que depuis un certain temps, la recrudescence de l’insécurité, notamment dans certains quartiers populaires, inquiète plus d’un. 

Le premier ministre jack Guy Lafontant s’est d’ailleurs attiré une slave de critiques, en affirmant le 12 avril dernier, lors d’une rencontre au Sénat de la République, qu’Haïti est actuellement un pays securitaire. Pour l’ancien directeur général de la PNH (Police nationale d’Haiti), Mario Andrésol, Haiti fait face a un grave problème d’insécurité qu’il refuse toutefois de lier à la grande criminalité.


 
Dodeley Orelus
 
 
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