Le Jeune Barreau de Port-au-Prince, après les turbulences politiques qui ont fait suite à l’annonce de la montée des prix des produits pétroliers, vient d’étaler sa compréhension de la situation. In limine litis, il pointe du doigt le pouvoir en place comme étant le véritable responsable de cet état de fait, tout en l’invitant à se ressaisir.               

« Ce qui vient d’arriver dans le pays est la conséquence d’un ensemble de violences à outrance exercé sur la population », déclare le Secrétaire général adjoint du Jeune Barreau de Port-au-Prince, Me Eddy Paul Fleurant. Il ajoute dans la même logique que la population n’a fait que réagir face à ce système de violence orchestré à son encontre ».

Me Fleurant rappelle  l’achat de 150 millions  de dollars de matériels dans le cadre de son programme phare dénommé Caravane Changement. Lequel programme, poursuit l’avocat, n’est inscrit nulle part dans le budget en exercice. D’un autre coté, 100 millions de dollars pour l’achat de véhicules chez des concessionnaires de la place, entre 14 et 19 millions de dollars d’achat de téléviseurs sans énumérer plusieurs millions distribués à tout bout de champ à des Parlementaires dans des conditions plutôt controversées destinés à l’organisation des fêtes champêtres et d’autres manœuvres, renchérit-il.

Paradoxalement, note Me Fleurant, ce même gouvernement, champion de toutes ces dépenses farfelues, se dit être à court d’argent et, en quête de prêt financier, se trouve pointer auprès du Fond Monétaire Internationale, de la Banque Mondiale, etc.

Sous la pression des conditions de prêt de ces institutions financières internationales, le gouvernement veut étrangler le peuple à coup de mesures maladroites, fustige l’homme de lois. Pour sa part, la population n’a fait que bouger un peu pour ne pas se laisser abattre.

 Me Eddy Paul Fleurant, en ce sens, rappelle au Président Jovenel Moïse  que le peuple est souverain. Il exhorte le gouvernement à se ressaisir en retravaillant le budget déjà mis en dépôt au Parlement pour le transformer en un budget d’investissement. Ce qui, de son point de vue, favorisera la création de nouvelles entreprises et d’emplois,  ce qui  permettra aux jeunes de développer et d’exploiter au mieux leurs talents.

Par ailleurs, le Jeune Barreau de Port-au-Prince, tenant compte des malaises enregistrées dans la chaîne de commandement de l’institution policière lors des récents événements du week-end dernier, par le canal de son Secrétaire général adjoint, exige le retrait du décret de trop de la présidence, transférant les attributions constitutionnelles du Commandant en chef de la Police au Premier ministre.

Wadner Voltaire

 Des organisations de défense de droits humains dont le CARDH, la CE-JILAP, le CEDH, le CRESFED, la POHDH et le SKL ont mis en garde, jeudi, le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince contre des actes de répression vis-à-vis de la population évoquant notamment les arrestations effectuées et les scellés apposés sur des maisons où des produits volés auraient été retrouvés.

Ces organismes de défense de droits humains estiment qu’il s’agit là d’actes illégaux, de violations des droits humains.

« Les violences regrettables enregistrées pendant tout le weekend écoulé, suite à la décision irréfléchie et irresponsable de l’administration Moise-Lafontant, ont débuté le 4 juillet à Pèlerin 5, où des maisons ont été détruites et des répressions ont été faites par la Direction départementale de l’ouest (DDO) de la PNH, sur ordre manifestement illégal du parquet de Port-au-Prince », lit-on dans un communiqué.

Le CARDH, la CE-JILAP, le CEDH, le CRESFED, la POHDH et le SKL, signataires du présent communiqué, membres de la société civile, "n’accepteront pas  qu’un commissaire, qui faisait des excès de « zèle » pour plaire à ses pairs, ou n’importe quelle autre autorité, vienne aujourd’hui imposer ses règles à la collectivité et faire du vedettariat, soit pour des raisons personnelles, soit pour garder son poste et ses privilèges", poursuit le communiqué.

Ces organisations en profitent pour rappeler à toute la Police nationale d’Haïti (PNH) l’obligation qui lui est faite d’agir dans le strict respect des valeurs et des normes démocratiques.

Tout en appelant à la vigilance citoyenne,  à la solidarité et au sens du devoir et de la responsabilité collective, elles exhortent à ce que tous les responsables doivent d’abord être mis face à leurs responsabilités.

 

 

 

 

 

Le réseau national de défense des droits humains RNDDH exige des explications sur les circonstances de la mort tragique de Natacha Castelli, membre du comité de pilotage des Etats Généraux Sectoriels de la Nation. Pour Pierre Espérance, le droit à la vie ne doit pas être banalisé.


C’est la consternation au sein du comité de polissage des Etats Généraux sectoriels de la Nation depuis l’annonce de la mort tragique d’un de ses membres, Natacha Castelli, assassinée de plusieurs balles la semaine dernière. 


Selon les premiers éléments d’informations, elle aurait été abattue par son compagnon, qui se serait par la suite suicidé, d’après ce que rapporte Vision 2000, citant des sources concordantes.
Les collaborateurs de Castelli exigent des autorités qu’elles prennent des dispositions pour faire la lumière autour des circonstances entourant ce drame. 


Du coté de la police, c’est “silence radio”. Une attitude qui dérange du directeur exécutif du réseau national de défense des droits humains, RNDDH, Pierre Espérance.
Nous ne demandons pas à la police de communiquer les moindres détails, les moindres indices recueillis dans le cadre de l’enquête en cours, mais elle ne peut pas continuer à garder le silence, a dit M. Espérance qui espère la fin de la banalisation de la vie en Haiti.


Les citoyens ont le droit de savoir ce qui s’est passé, a dit le militant des droits humains. Il nous faut savoir s’il s’agit d’un crime passionnel ou d’un règlement de compte, ajoute-t-il, soulignant qu’on ne saurait faire de “rétention d’information” dans ce dossier.


Le comité de pilotage des Etats Généraux Sectoriels de la nation a été mis en place le 28 mars dernier par le président Jovenel Moise avec pour mission de préparer, dans un délai de 6 mois, un pacte pour la stabilité et le progrès économique et social d’Haïti, un document qui sera soumis à l’appréciation du chef de l’état pour validation.


Si cette structure ne fait pas l’unanimité au sein de la classe politique, elle est également minée par des conflits internes cristallisés notamment à travers le retrait de plusieurs de ses membres, dont son président l’archevêque émérite, Mgr. Louis Kébreau.


Par Dodeley Orélus

 64 personnes accusées « de pillage et de destruction de biens », ont été arrêtées lors des événements survenus le week-end écoulé au niveau de la région métropolitaine de Port-au-Prince, a annoncé le commissaire du gouvernement de Port au Prince Me Clamé Ocnam Daméus.

 

Il a déploré les actes de violences et de vandalismes perpétrés à la capitale et dans plusieurs villes de province suite à l'annonce de l'ajustement des prix des produits pétroliers.

Parmi les 64 personnes arrêtées, 4 d’entre elles ont été retrouvés avec des produits pillés. Ces derniers ont été appréhendés dans une maison,  où étaient entreposées des marchandises volées, à Pétion-Ville, a indiqué le commissaire Daméus.  Des scellés ont été apposés sur cette maison.  

Le chef du parquet de Port au Prince a également donné la garantie que « la justice sévira contre tous ces individus quelque soit leur appartenance ».

Par ailleurs, Me Clamé Ocnam Daméus a présenté à la presse, 2 individus qui tentaient d’escroquer la ministre des affaires sociales. Un chèque de 150 mille gourdes a été retrouvé en leur possession, au moment de leur arrestation.

JCP/HPN

 

Dans une position qu'il qualifie de principe, L’observatoire national sur la Gouvernance et la Corruption prend acte de la décision du Département du trésor des Etats-Unis, en date du 12 juin 2018, de geler les avoirs du Sénateur dominicain, Félix Ramón Bautista Rosario, pour son implication présumée dans la dilapidation des fonds, évalués à près de onze (11) milliards de dollars américains et destinés à la Reconstruction d’Haiti, après le séisme du 12 janvier 2010.

En outre, l’observatoire rappelle que les rapports des deux commissions sénatoriales haïtiennes sur la gestion des Fonds Petro Karibe, font aussi état de l’implication de M. Bautista dans la dilapidation desdits Fonds estimés à plus de 3.5 milliards de dollars américains.

L'institution de droits humains ajoute que cet acte du Département du trésor des Etats-Unis est d’une importance capitale dans le cadre de la lutte contre la Corruption et la mauvaise gouvernance en Haiti, deux (2) fléaux qui maintiennent la grande majorité de la population haïtienne dans la misère la plus abjecte, et constituent une atteinte grave à la dignité humaine, fondement de l’édifice des droits humains. 

L’observatoire dans cette note de principe salue cette décision et estime que c’est le moment idéal pour les autres pays amis d’Haïti de lancer un signal clair de leur volonté d’aider le pays à éradiquer le fléau de la corruption, en dénonçant et en sanctionnant sévèrement toutes compagnies et personnes qui ont participé à cette vaste opération de dilapidation et de paupérisation d’Haïti.

Dans ce document daté du 18 juin 2018, l'observatoire souligne que  contrairement au Président de la République qui, à l’instar d’un simple citoyen, se contente de dénoncer la corruption, l’Etat haïtien doit engager des poursuites légales en vue de la récupération de ces fonds dilapidés.

Et il termine que La société civile doit pour sa part, sortir de son silence pour remplir sa mission de vigile, car il ne suffit plus de responsabiliser l’Etat.

 

HPN

 

L'arrivée du juge anti-corruption Wilner Morin à la tête de l'ANAMAH semble galvaniser les magistrats de cette association professionnelle qui n’oublient pas leurs revendications de moderniser le système judiciaire. Les magistrats savent que la bataille sera rude et longue entre les deux pouvoirs; toutefois la grève qui paralyse généralement le fonctionnement des tribunaux ne fait pas partie de l'agenda des juges.

Contacter par téléphone le Président de l’association professionnelle des magistrats, Wando Saint-Villier a rappelé leurs revendications qui sont dans l’impasse, en livrant son appréciation sur l’état actuel du système judicaire.

 Plusieurs points du protocole d’accord établi entre les autorités et le syndicat de l’association des magistrats ne sont pas respectés "s’il y a certaines de nos revendications qui ont été satisfaites, d'autres points sur lesquels on s’était mis d’accord avec l’Etat ne sont pas honorés" informe le magistrat.

 Il a dénombré une quantité considérable de ces manques notamment " la reconstruction des tribunaux prévue au premier trimestre du budget de l’année fiscal 2 017-2018,’’ a martelé le juge Wando.

Les magistrats ont toujours leur revendication à cœur, cependant, ils veulent éviter de paralyser le système. "Nous accordons un délai raisonnable aux autorités" a fait savoir le juge, espérant que les points négligés dans le protocole d’accord seront pris en considération dans le budget rectificatif a t-il souhaité.

 Wando Saint-Villier ajoute "nous constatons que nous sommes sur le point d’aboutir à un échec de l’accord, nous n’aimerions pas retourner à un  vaste mouvement de grève, pareil à celui de l’année 2017."

 L’association des magistrats professionnels veut compter sur l’ANAMAH aussi pour faire pression sur l'exécutif.

Wando Saint -Villier dit saluer l’élection du magistrat Wilner Morin à la tête de l’ANAMAH en espérant  qu’il embrassera le combat de ses pairs. "C'est essentiellement une lutte pour la modernisation du système judiciaire en Haïti" a déclaré  le juge Saint-Villier.

 L’éradication de la corruption, fin du phénomène de la détention préventive prolongée avec des juges plus responsables au sein du système, tels sont les impératifs de la modernisation selon le Président de l’association professionnelle des magistrats.

Il souhaite ardemment l'implication pleine et entière du Conseil Superieur du pouvoir judiciaire (CSPJ). Selon le Magistrat, le CSPJ doit jouer un rôle fondamental dans cette modernisation. Les juges du système doivent être approuvés et reconnus comme des personnages moraux par le CSPJ qui doit se faire un devoir d’enquêter sur l’ensemble des magistrats a t-il proposé.

Il est à noter que l’Association professionnelle des magistrats a été créée en 2014.

 Naomie Olivier

Photo : Le National

Dans un arrêt prononcé, la cour de cassation casse et annule le jugement rendu le 17 avril 2015 par « le juge » Lamarre Bélizaire en faveur de Woodly Ethéart, alias Sonson la Familia, et Rénel Nelfort, alias Le Récif poursuivis pour enlèvement, séquestration contre rançon, trafic illicite de stupéfiants, blanchiment des avoirs, assassinat et association de malfaiteurs.

 En dépit des informations communiquées par la police, des aveux de la plupart des complices de ces deux chefs de gang faisant croire que leur association de malfaiteurs a procédé en moins de deux ans à l’enlèvement suivi de séquestration contre rançon de 17 personnes et les travaux du juge d’instruction d’alors, Sonel Jean François, actés par son ordonnance de renvoi mentionnant l’ensemble des indices trouvés dans le cadre de cette enquête, alors doyen du tribunal criminel, Me Lamarre Bélizaire a fait ce qui lui semblait juste, convient-il de préciser.   

 En examinant le dossier à la lumière de l’article 12 de la loi du 26 juillet 1979 sur l’appel pénal, la cour relève quelques écarts graves commis par le juge de siège traitant l’affaire en question. Elle ordonne après examen que l’affaire opposant le commissaire du gouvernement à Woodly Ethéart et Rénel Nelfort soit à nouveau entendue devant le même tribunal avec une autre composition.

 Il est à rappeler que ces derniers ont été jugés au tribunal de première instance de Port-au-Prince lors d‘une audience criminelle sans assistance de jury. Ils ont été renvoyés,  par « le juge » Lamarre Bélizaire, hors des liens de l’accusation pour insuffisance de preuves et de charges.

La cour, pour pencher sur ce cas précis, était composée de Jules Cantave (président), Wendelle Coq Thélot, Kesner Michel Thermési, Franzi Philémon et Louis Pressoir Jean Pierre (juges) ; Marie Joceline Casimir (ministère public) avec l’assistance de Me Léonce Jean Baptiste (greffier). 

 

Wadner Voltaire

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Rochenel Jean, un migrant haïtien de 27 ans, a été sévèrement attaqué à l’arme blanche par 3 civils dominicains dans la nuit du 26 juin 2017. L’incident regrettable est survenu à Juan de Herrera, une municipalité de la province dominicaine de San Juan, a rapporté Louistan Dormévil, animateur du GARR à Belladère, rapporte le Garr.

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Suite à la sommation  des Responsables de l’Agritrans adressée à l’économiste Fritz Alphonse Jean lui demandant de faire le retrait des propos qu’il eut à tenir le mois dernier à l’Université Quisqueya (UNIQ) liés à la gestion douteuse de l’Agritrans, Me André Michel annonce  une offensive.

 

André Michel qualifie d’atteinte gravissime à la liberté d’expression, la sommation adressée à son client Fritz Alphonse Jean par les responsables de l’Agritrans le 19 juin dernier pour les déclarations tenues à l’UNIQ sur le dossier d’Agritrans.

En fait, lors d’une présentation dans l’enceinte de l’Université Quisqueya, Fritz Alphonse Jean a fait plusieurs révélations sur Agritrans. Selon l’ancien Gouverneur de la Banque centrale, il a fallu 25 000 dollars pour faire venir, au Port du Cap-Haïtien, le bateau ayant transporté l’unique cargaison de bananes de cette entreprise en direction de l’Allemagne, le 8 septembre 2015. « Ce bateau avait laissé le Port du Cap avec un seul container de bananes, pas plus. Cette cargaison représentait au plus 10 000 dollars », a précisé Fritz Jean.

En réponse à la démarche des dirigeants de l’Agritrans, l’avocat et militant politique André Michel dit leur avoir adressé également une sommation, en se basant sur le fait que des fonds du trésor public ont été utilisés. Dans cet acte, il est demandé aux responsables de cette entreprise de présenter pour les dix dernières années, leur patente, les différentes déclarations définitives d’impôts d’Agritrans, le quitus fiscal, les états financiers avec les relevés des transactions bancaires à l’appui et la liste de l’ensemble des actionnaires de l’Agritrans.  

 

 

Wadner Voltaire

Le président de la cour supérieure des comptes et du contentieux administratif, Me Arol Elie a informé ce mardi que le tribunal administratif continue de plancher sur la gestion des fonds Petrocaribe pour la période allant de 2008 à septembre 2016. Toutefois, il affirme que c’est sans tenir compte des rapports d’enquête des deux commissions sénatoriales arguant que ces documents n’ont jamais été acheminés à la CSC/CA.

Je n’ai jamais reçu les rapports des commissions sénatoriales qui ont enquêté sur l’utilisation des fonds Petrocaribe, a déclaré sans langue de bois, le président du tribunal administratif, Arol Elie qui affirme toutefois que ce n’est pas une faute de les avoir sollicités.

Le travail d’enquête a commencé, a dit Me Elie qui précise que la cour des comptes n’a reçu qu’une correspondance du sénat à laquelle a été jointe une ampliation de la résolution, votée en catimini en février dernier NDLR, transférant le dossier à l’administration dont il a la charge.

Il affirme avoir écrit au sénat pour lui demander de lui faire parvenir les rapports, mais en guise de réponse, les parlementaires ont fait savoir qu’il n’y a pas eu de rapport validé ou adopté par le grand corps.

Une frange de l’opposition a toujours contesté la décision de transférer le dossier Petrocaribe à la cour des comptes arguant que deux membres du tribunal administratif, Arol Elie et Nonie Mathieu, sont pointés du doigt dans les rapports des sénateurs.

Les opposants au régime Tèt Kale, ont organisé plusieurs un sit-in devant la cour des comptes pour lui demander de se dessaisir de l’affaire qui a été portée par-devant le tribunal de droit commun.

En effet, de nombreuses personnalités ont porté plaintes au cabinet d’instruction contre les anciens (et actuels) haut fonctionnaires de l’administration publique accusés d’avoir dilapidé les fonds Petrocaribe.

Dodeley Orelus

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