Le directeur départemental de l’Ouest (DDO) de la Police nationale d’Haïti, le commissaire Berson Soljour fait l’objet de mesures conservatoires dans le cadre d’une enquête administrative ouverte par l’Inspection générale de la PNH (IG/PNH). Une enquête qui fait suite à l’incident qui s’était produit au Parquet de Port-au-Prince, le 9 octobre 2018, a confirmé à HPN, le porte-parole de la PNH, le commissaire Michel-Ange Louis-Jeune joint au téléphone mercredi.

Lire la suite...

Lundi matin l’avocat de la partie civile dans l’affaire petro caribe Me André Michel dans une conférence a qualifié les invitations lancées par le commissaire du gouvernement de manœuvre politique. C’est par une considération technique que l’avocat militant a commencé son intervention. "Quand un dossier est devant un cabinet d’instruction, le commissaire du gouvernement n’a pas le droit d’intervenir" a déclaré André Michel.

 À en croire ce Me  Michel et selon ses propres mots le commissaire "viole la loi". Même si André  Michel dans son intervention souligne pas mal de manquements du commissaire dans l’exercice de sa fonction, l’avocat ne veut pas  croire que Ocnam Clame Dameus est un incompétent.

 "Si le commissaire agit de la sorte, c’est parce qu’on n’est pas dans le cadre du droit, c’est de la politique qu’il fait" lance l'avocat militant.  Les invitations ont été faites environ 48 heures après la grande mobilisation du 17 octobre dernier, une liaison certaine existe entre la grande marche citoyenne et l’attitude du commissaire, selon les explications de Me Michel.

 "La dernière mobilisation sur l’ensemble du territoire nationale a semé la panique dans les rangs du pouvoir en place et les agissements du commissaire  sont des manœuvres politiques pour freiner la mobilisation populaire" a expliqué Me Michel.

"Il y a autre chose qui rentre dans cette même dynamique" selon le conférencier.  Concernant la vague de limogeage des fonctionnaires du pouvoir, André Michel qualifie de démagogique cette démarche et appelle plutôt à l’arrestation et à la saisie des biens personnes indexées dans l’affaire Petrocaribe.

Il est à noter qu’au moins quatre(4) citoyens sont invités au parquet, notamment des anciens premiers ministres  et entrepreneurs, pour être entendus par le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince dans le cadre de l’affaire Petrocaribe.

Godson Orélus arrêté le 26 octobre dernier sous l’ordre du juge d’instruction du tribunal de première instance de Saint-Marc, Me Dieunel Luméran, dans le cadre du dossier de cargaison d’armes à feu et de munitions en provenance de la Floride (USA) saisie le 8 septembre 2016, est à sa deuxième semaine de détention à la prison civile de Saint-Marc. L’avocat de l’ancien directeur général de la Police nationale d’Haïti (PNH), Me Jean Eugène Pierre-Louis crie aux abus contre son client, a constaté Haiti Press Network.

Lire la suite...

L’avocat Sonel Jean-François a fait lumière, ce lundi 22 octobre 2018, sur la décision du Parquet d’entendre des gens, en commençant notamment avec l’invitation de l’ex-Premier ministre Laurent Lamothe par le chef du Parquet du Tribunal civil de Port-au-Prince, dans le cadre d’une enquête, dit ce dernier, ouverte sur le dossier Petrocaribe.

Lire la suite...

L'ancien Directeur de la Police nationale d'Haïti Godson Orelus a été arrêté ce vendredi dans le cadre du dossier de la cargaison d'armes retrouvée à la douane de St Marc. Il est actuellement en détention dans la prison civile de cette ville dans le bas Artibonite. C'est le juge Dieunel Lumérant qui instruit le dossier qui a décerné un mandat de dépôt contre l'ancien Directeur de la Police nationale. Une arrestation faite sous haute tension. 

Les autorités judiciaires américaines avaient identifié deux individus Junior Joseph, le propriétaire d’un magasin d’armes à feu à Orlando et son frère Jimmy Joseph, ont été arrêtés et accusés d’avoir expédier illégalement des armes en Haïti depuis le port de Palm Beach via la douane de Saint-Marc.Cette cargaison était arrivée en 2016.

Des documents fournis par un tribunal dans l'Etat de Floride avaient relevé que ces deux frères sont responsables de cette transaction et le nom d'un homme politique avait été cité dans cette affaire. 

Le procès-verbal de constat faisait état  de  150 fusils calibre 12,9 fusils calibre 12 double canon, 5 fusils M 4, 15 paires de menottes, 10 paires de bottes, 50 caisses de 50 unités de cartouches calibre 38, 4 caisses de 1,000 unités de cartouches 9 mm, 10 caisses de 250 unités de cartouches calibre 12,7 étuis, 50 boîtes de 50 cartouches 380, 2 boîtes 250 cartouches 12,7 chargeurs calibre 5,56 mm, 1 chargeur M14, 12 uniformes (pantalon bleu, chemise noire), 5 gilets tactiques, 1 pistolet Glock 9 mm BCB2761 et un chargeur.

Lors d'une Assemblée générale convoquée à l'extraordinaire ce mercredi, les avocats du barreau de Port au Prince demandent la démission du commissaire du gouvernement et réclament l'arrestation du Directeur départemental de l'Ouest Berson Soljour.

Les hommes de loi ont longuement discuté des brutalités policières dont ils sont l'objet depuis quelque temps. L'incident survenu hier au parquet de Port au Prince lors de l'audition du militant politique Shiller Louidor est la goûte d'eau de trop qui a tout renversé dans le secteur de la basoche.

"Frapper un homme de loi dans l'exercice de ses fonctions est tout simplement inadmissible" ont crié les avocats qui ont répondu à cette convocation conjoncturelle. Ils réclament l'arrestation pure et simple du Directeur départemental de l'Ouest Berson Soljour qui avait mal mené le greffier en chef du parquet Wilbert Rho lors d'une altercation entre les deux hommes au parquet mardi.

Les avocats du barreau de Port au Prince vont plus loin, ils demandent également la démission du commissaire du gouvernement  Ocnam Clamé Daméus, qui selon eux, serait le principal responsable de la situation.

Après de vives discussions, les avocats du barreau de Port au Prince ont décidé d'observer un arrêt de travail dès ce mercredi jusqu'au 15 octobre pour protester contre ce qu'ils appellent l'intolérable. Le bâtonnier par interim Jean Bergeman Berrette promet de leur communiquer dans les prochains jours la décision finale du barreau.

HPN

 

 Alors que des hommes de loi qualifient d’illégale la démarche entreprise par le Commissaire du Gouvernement d’inviter deux anciens Premiers ministres et un homme d’affaires à venir au Parquet pour s’expliquer sur l’utilisation des fonds PetroCaribe, Me Clamé Ocnam Daméus a affirmé qu’ « il n'y aucune erreur procédurale dans la série d'auditions initiée par le Parquet de Port-au-Prince ».

En effet, le Commissaire du gouvernement Clamé-Ocnam Daméus brandit le code d'instruction criminelle et déclare avoir le plein droit.

« Désormais, le dossier Petrocaribe a un manager », martèle Me Daméus, affirmant être à la recherche d'infractions, de crimes et délits. De plus, ce dernier indique que tous les dossiers ou informations recueillis dans le cadre de cette enquête, seront acheminés au juge d'instruction qui à son tour partira à la recherche des indices. 

Pour l’heure, le commissaire du Gouvernement collecte des dossiers venant de plusieurs institutions étatiques. Sur 7 entités, 3 ont déjà fourni des documents au Parquet.

Parallèlement, l’ancien Premier Ministre Laurent Lamothe qui était invité au Parquet, le 23 octobre, n’a pas pu répondre ce mardi à l’invitation.

Dans une correspondance adressée au Chef du parquet de Port-au-Prince, les avocats de l’ex-Chef du gouvernement se dit étonné de cette invitation, dans un contexte où le Barreau observe depuis le 11 octobre dernier un arrêt de travail.

« Il est impossible a M. Lamothe d’envisager de déférer à l’invitation du commissaire du gouvernement, sans l’assistance de ses avocats », déclare Me Mario Delcy. Les avocats de l’ex-Premier Ministre se disent surpris par l’absence totale de délai de préavis entre la date de la convocation et celle de l’audience sollicitée.

 

Le commissaire du gouvernement Me. Ocnam Clame Dameus a auditionné  mardi le Dr Shciller Louidor  invité à fournir des explications sur des propos  tenus et jugés incitant à la violence. Une audition qui s’est déroulée sous fond de tension avec des incidents malheureux liés au climat qui a régné dans l’espace.

Un important dispositif de sécurité a été mis en place devant le parquet dans la matinée du mardi, pour éviter d’éventuel  dérapage des militants de "fanmi lavalas"  venus supporter Dr Louidor.

Un scénario pas différent de celui de l’intérieur du bâtiment, où des policiers ont monté la garde devant le bureau du commissaire du gouvernement pour faire face à une foule  massée sur les lieux.

Ce sont ces agents de sécurité qui ont frayé le chemin pour faciliter la rentrée du commissaire du gouvernement avec au passage des propos hostiles des supporteurs de Shiller Louidor.

M. Louidor  sur les lieux, s'était fait accompagner des avocats  notamment Me  Gervet Charles et André Michel. L’audition s’est déroulée pendant  environ deux heures  à huis clos.

Pendant que le commissaire recevait dans son bureau son invité, la tension restait vive dans les couloirs du parquet. Le dispositif de sécurité pris par la PNH n'a fait exception de  personne. Une mesure qui a provoqué un grave incident au cours de cette audition.

Wilbert Rhau, chef de la greffe du parquet a été frappé par le directeur départemental de l’Ouest de la police nationale d’Haïti (PNH), Berson Soljour après une altercation entre ces deux.

Le greffier voulait forcer le passage bloqué par les policiers. Ces derniers ont répondu de manière brutale. Un incident qui a fait monter d'un cran la tension.  

 Si le commissaire du gouvernement dit renoncer aux poursuites contre Schiller Louidor, après les explications de ce dernier, cette journée risque d'affecter dans les prochains jours le fonctionnement des tribunaux et même le parquet où les greffiers menacent d'observer un arrêt  de travail pour protester contre cette agression du Directeur départemental  de l'ouest de la Police. 

Naomie Olivier

 

 

"En raison de l’arrêt de travail du barreau de Port-au-Prince nous ne pouvons pas accompagner M. Lamothe"  a  signifié Me. Edwin coq, l'un des avocats de Laurent Lamothe au commissaire du gouvernement.  "Le barreau auquel nous sommes attachés observe un arrêt de travail, de ce fait nous ne pouvons pas accompagner notre client" a souligné Me Coq.

 Le commissaire du gouvernement Ocnam Clame Dameus dit comprendre la situation et promet d'entreprendre des démarches auprès du barreau pour faciliter la tenue des auditions de ses invités.

La rumeur qui courait dans les couloirs du Palais de justice depuis hier s’est confirmée ce mardi, l’ex premier ministre Laurent Lamothe n’a pas répondu à l’invitation du commissaire du gouvernement.

Me Edwin Coq a clairement indiqué que son client est disponible mais les avocats du barreau de Port au Prince sont en grève après l'incident ayant opposé la PNH et les hommes de la basoche. Chose rare.

Une excuse acceptée par le commissaire du gouvernement qui en début d’après-midi avait déclaré avoir pris connaissance de la lettre des avocats de M. Lamothe "Je crois que leur excuse est légitime" a expliqué Me Ocnam Clamé Daméus.

Toutefois le commissaire ne compte pas abandonner ses poursuites, et compte créer un climat stable pour faciliter le déroulement des auditions.  "Je suis en négociation avec le bâtonnier de l’ordre des avocats de Port-au-Prince" a informé Me. Ocnam Dameus.

Si le commissaire du gouvernement entend auditionner ses invités dans les jours à venir, les avocats de l’ex premier ministre ne sont pas certains que leur client va se présenter.

 "Un temps pour chaque chose", a lancé Me. Edwin Coq.               

Le directeur départemental de l’Ouest, le commissaire Berson Soljour n'a pas pu se contenir ce mardi au parquet du tribunal de Première instance lors de l'audition d'un cadre de "Fanmi lavalas" Dr Shiler Louidor. Le Commissaire qui ne s'est pas identifié à un greffier du parquet a eu de vives discussions avec ce dernier.

Le Responsable de la Police départementale de l'Ouest a  commis l’irréparable en frappant de son appareil de communication le Greffier affecté à ce tribunal.

Cette infraction grave a provoqué de vives réactions des avocats du barreau de Port-au-Prince qui ont vite convoqué une réunion à l'extraordinaire du barreau pour le mercredi 10 octobre afin d'articuler une réponse à la hauteur de l'affront peut on lire dans un communiqué.

Cet épisode a provoqué une situation de tension au bicentenaire dans la périphérie du Palais de Justice.

HPN

Plus d'articles...

Inscrivez-vous via notre service gratuit de courriel d'abonnement pour recevoir des notifications lorsque de nouvelles informations sont disponibles .

HPN Sondages