La surfacturation des Contrats ! Un secret de Polichinelle

Politique
Typographie


C’est sans doute un secret de polichinelle: les hauts fonctionnaires de l’Etat qui ont "servi" la nation au cours de ces dernières années, n’ont fait que s’enrichir au détriment des citoyens dont les conditions de vie ne cessent de détériorer avec notamment la manne "Petrocaribe".

C’est le président Jovenel Moise lui-même qui l’a confirmé en indiquant  mardi, à l’ouverture d’un colloque de deux jours sur la lutte contre la corruption, que les grands contrats de marché public paraphés au cours des dix dernières années, ont été surfacturés.

A en croire le locataire du Palais national,  s’exprimant en connaissance de cause  affirmant avoir des preuves de ces forfaits. Il est temps, dit Jovenel Moise, que cessent le népotisme, la corruption et les surfacturations dans les marchés publics.

Nous devons avoir le courage de dire “jamais plus jamais” l’argent de l’état ne sera utilisé pour enrichir un petit groupe pendant que la situation de la grande majorité des citoyens continue d’aller de mal en pis, a pesté Jovenel Moise devant un parterre de personnalités représentants entre autres des institutions de lutte contre la corruption.

La corruption, dit-il, est un cancer qui gangrène l’administration. C’est un crime contre le développement, a ajouté M. Moise qui assure que pour qu’il y ait des infrastructures routières, de l’eau potable dans les robinets des citoyens, du courant électrique 24 heures par jour partout dans le pays, il faut que la corruption cesse.

Aussi, le président Moise a réaffirmé sa volonté de mener une lutte acharnée, sans relâche et avec courage contre ce fléau. Le senateur Evalière Bauplan ne croit pas un mot du Chef de l'Etat qui avait rejeté deux rapports de confirmation du sénat sur les gabegies dans le dossier "Petrocaribe" impliquant des proches du pouvoir.

Si le président Moise affirme avoir les preuves que les grands contrats de marchés publics passés durant ces dix dernières années ont été surfacturés, plus d’un attendent que des instructions claires soient passées aux autorités compétentes pour mettre la main aux collets des coupables.

Saura t-il faire le geste attendu de tous se demandent certains parlementaires de l'opposition ?

"Si Le chef de l'Etat qui a le devoir d'assurer la bonne marche des institutions a les preuves avérant des actes de corruption, il doit se débarrasser des complices" avance Le Senateur Evalière Bauplan.


Ils arguent que l’impunité bien plus que la corruption, voilà ce qui constitue le véritable cancer qui ronge l’économie, déjà anémiée, du pays. 

Le cas de l’ancien ministre des affaires sociales, Roosevelt Bellevue, mis à l’écart depuis aout 2017 pour “surfacturation de kits scolaires’ alors qu’aucune lumière n’a jusqu’ici été faite sur l’identité de ses “complices”. Cela suscite pas mal d’interrogations.

Depuis 2008, 4 présidents René Préval (décédé), Michel Martelly, Jocelerme Privert et Jovenel Moise (depuis février 2017) ainsi que 7 premiers ministres Michèle Pierre-Louis, Jean-Max Bellerive, Garry Conille, Laurent Lamothe, Evans Paul, Enex Jean-Charles et Jack Guy Lafontant (en poste depuis mars 2017) ont pris ou prennent des décisions au nom de l’état haïtien.

Par Dodeley Orélus

Inscrivez-vous via notre service gratuit de courriel d'abonnement pour recevoir des notifications lorsque de nouvelles informations sont disponibles .

HPN Sondages