Les émeutes du weekend dernier n'est que la partie visible de l'iceberg dixit Clarens Renois

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Selon le leader d'Unir, qui intervenait sur les ondes d'une station de la Capitale, le problème est plus profond. Clarens Renois très remonté contre le chef de l'Etat, croit que la réaction violente et brutale de la population haïtienne après l'annonce de la hausse des produits pétroliers sur le marché n'est que l'expression de la frustration populaire. "Le mal est très profond".

"Il ne s'agit pas d'un simple problème de communication comme l'a indiqué le chef de l'Etat" avance l'ancien candidat à la présidence d'Unir. Pour Clarens Renois, il y a un ensemble de malaises qui secoue la société haïtienne avec des irritants notamment le budget 2017-2018, la mobilisation de l'armée contre l'avis des citoyens, les scandales à répétition au niveau du parlement avec des dépenses faramineuses pour des élus qui ne font pas leur travail alors que les citoyens n'ont pas les moyens de vivre. M. Renois a indiqué que le président déclare être seul capable de combattre la corruption alors qu'au fond aucune décision n'est prise pour arrêter les coupables.

M. Renois se dit étonné de la dernière décision du chef de l'Etat d'ordonner la destruction des maisons autour de sa résidence sans une décision de justice. "Tout cela crée des frustrations et le Président se fait des ennemis pour rien", souligne Clarens Renois. L'ancien candidat à la Présidence rappelle qu'il y a un mal  profond dans ce pays avec une révolution à l’état latent  depuis 1987 et qui n'a pas encore éclaté.

"La révolution peut être brutale, sanglante, meurtrière et destructrice si les vrais problèmes ne sont pas posés" fait remarquer le leader d'UNIR qui  appelle à un vrai dialogue national où les vrais problèmes du pays seront posés dans une conférence nationale inclusive qui tient compte de toutes les tendances pour trouver le chemin d'une concertation nationale.

Il critique les travaux des Etats généraux avec l'absence de plusieurs personnalités désignées pour faire partie du comité de pilotage notamment Le Mgr Louis Kébreau, les anciens Premiers ministres Jacques Edouard Alexis et Michèle Duvivier Pierre Louis, le représentant de l'OPL et l'historien Claude Moïse.

Selon l'ancien journaliste, la formule suicidaire "le président a parlé point barre" n'est plus de mise. Il faut trouver les moyens de dialogue mais "un dialogue franc et sincère" martèle M. Renois. 

HPN

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