C'est un fait historique, du moins d'histoire politique, que le pouvoir se lie à l'abondance et à la rutilance. Le pouvoir et l'enrichissement s'accoudent pour le maintien de la domination ou de l'exploitation et de la jouissance. Ce rapport du pouvoir à l'abondance explique du même coup que le pouvoir et la propriété, - ne serait-il pas plus pertinent de parler d'appropriation pour souligner l'aspect non évident de la propriété - sont inextricablement liés.Le pouvoir et la noblesse, de sang ou de rang, se conjuguent pour se justifier par l'invention de la hiérarchie, qui est à juste titre pouvoir du commencement et qui justifie le commandement. Cela va d'un rythme qui montre que celui qui est au commencement, plus près de Dieu ou des dieux, est celui qui doit commander. S'il est vrai que la démocratie fonde le pouvoir autrement, force est de constater que, en réalité, elle n'a rien changé à ce principe. Le souverain, pensé sur la figure de Dieu, celui qui se trouve au commencement absolu, fonde le pouvoir qui reste toujours rutilant et criard. Le pouvoir se fonde sur la noblesse de la souveraineté qui est la manifestation d'une origine abyssale et divine, condition de la propriété. Un quelque chose de l'être du pouvoir l'associe à l'avoir, de l'économie et de la politique.

Le pouvoir politique haïtien n'est pas différent de tout pouvoir. Prenant racine dans le racisme colonial, sa justification prend l'allure d'une anthropologie de la « race » et d'une politique de la jouissance dont le pendant est le devenir animal de tous ceux qui ne sont pas dans le giron du pouvoir (politique et économique). La question Petrocaribe traduit la grossièreté de cette politique qui, se nourrit de sa mémoire raciste et coloniale, produit un dispositif d'endettement pour ceux-là même qui ne sont pas encore nésSi on se réfère à la théologie chrétienne de la dette, on peut comprendre sans difficulté ce qui se joue dans cette politique de la corruption et de l'endettement, de la corruption de l'endettement. Au regard des présupposés de cette théologie dont il n'est pas urgent d'exposer les grandes lignes ici, on est pris dans un début de la dette qui occasionnera la responsabilité des citoyens à venir alors qu'on n'aurait rien mis en place pour qu'ils soient en mesure de s'acquitter de cette dette, laquelle est par définition, la conséquence d'un ordre de faute perpétré dans l'ordre du monde. Quel salut, par la politique bien évidemment, pour ceux qui viendront, ceux et celles qui sont à naître ? Telle est la question à laquelle conduit l'affaire Petrocaribe, qui met à jour le caractère irresponsable, impitoyable des autorités administratives et politiques de l'État haïtien.Deux grandes structures anthropologiques et sociohistoriques encadrent l'affaire Petrocaribe.

La première structure concerne le dispositif discursif qui présente l'ordre social à partir de la dynamique dichotomique de ceux et celles qui ont le droit de vivre et de donner la mort et de ceux et celles qui sont livré-e-s aux exactions les plus horribles du fait qu'une certaine anthropologie les avait rangés du côté du non-être, de la mort. La seconde, une structure de distribution, une politique qui s'arrime à un procès d'animalisation. Elle met en œuvre une politique du vivre de peu nécessaire et de la jouissance honteuse. Ces deux structures se complètent dans ce que nous nommons la politique de la survie, entendue comme politique de laisser mourir à petit feu tout en retardant la perspective imminente de la mort du fait que la mort programmée de l'altérité bestialisée est aussi jouissance, sentiment de suffisance vécu depuis le pouvoir politique et/ou économique, véritable lieu de l'institution de la survie et l'expérience de la jouissance. La Politique de la survie dont l'affaire Petrocaribe est la manifestation la plus choquante au début du 21e siècle haïtien articule les pratiques du donner la mort, du laisser mourir à petit feu et les pratiques de jouissance dégoûtante, de consomption sans vergogne. Voilà ce que nous souhaitons rendre explicite aux lecteurs dans les lignes qui suivent.

Pour la clarté du propos, nous poserons que la structure représente le cadre cohérent, c'est-à-dire la relation rigoureuse entre les différents éléments dont le lien est très serré. La structure ne se pose pas.  Elle se compose au gré des pratiques sociales dont le fondement  principal est de se formaliser autour d'un ensemble de règles qui favorisent la répétition dans la différence, la structuration, et la durée. Nous avons parlé de structures sociales formalisant les pratiques politiques haïtiennes. Il s'agit de faire d'une pierre deux coups. D'une part, suivre le mode de structuration de ces pratiques. D'autre part, mettre à jour les structures sociales qui se sont dessinées à force d'expériences ou de pratiques.

Cette perspective méthodologique explicitée, il importe de procéder à un détour historique, non pas pour instituer une forme d'historicisme au cœur de l'historiographie haïtienne, mais pour suivre la genèse de la structure sociale qui est aussi une manière de penser la relation de la structure et de la genèse, et vice versa. L'histoire haïtienne, dans son moment colonial, comporte quelques éléments à prendre en compte pour comprendre l'anthropologie qui est au principe du pouvoir politique.

La société coloniale, en effet, s'est instituée sur plusieurs considérations anthropologiques, économiques et politiques lesquelles sont devenues des formes structurelles des pratiques historiques, politiques, sociales, culturelles et identitaires de la société haïtienne.

1) Du point de vue anthropologique, la société coloniale est fondée sur la hiérarchisation des races construite sur la vision dichotomique européenne du monde. Vis-à-vis de l'homme blanc et de la femme blanche, canon de la beauté et de l'intelligence, se trouve l'africain-e dont l'humanité est douteuse, donc incertaine. Parler de l'humanité incertaine, c'est parler de l'animalité probable. La société coloniale développe donc une dynamique anthropologique, mais aussi politique, duale définie par l'humanité putative de la blanchitude et de l'animalité imposée de l'africain-e.

2) Cette anthropologie a été inventée pour servir le système économique d'exploitation des altérités minorées, altérées, devenant la matière d'une large entreprise européenne d'exploitation et de jouissance des autres peuples.

3) Du point de vue de l'économie générale de la société, cette anthropologie soutient une économie politique de l'accumulation et de la jouissance, de l'appauvrissement et de la bestialisation. L'imaginaire lointain du scandale Petrocaribe, défini par la subtilisation éhontée et spectaculaire, dit-on, de plus de trois milliards de dollars réside dans cette économie politique de la dégradation et de l'anéantissement, bref de ce que le sociologue Alain Gilles appelle la raison rentière.

La structure qui se dégage de ces pratiques ou les pratiques auxquelles donne lieu cette structure dichotomique conduit à un dispositif qui partage le social entre ceux qui sont au pouvoir et se parent des valences européennes coloniales : beauté, droit de vivre, enrichissement, bref jouissance que nous entendons comme mode de consommation de l'altérité douteuse à laquelle on dénie tout droit à la vie décente.

Malheureusement, la science anthropologique haïtienne, assez pauvre dans l'élaboration de ses objets, ne s'est pas intéressée à un objet qui se révèle ici utile. Une anthropologie historique de la cuisine haïtienne ou une sociologie politique de l'alimentation aurait permis de mettre en relief le partage de la société entre ceux qui mangent des ratios alimentaires suffisants, qui reçoivent les valeurs nutritionnelles suffisantes à l'entretien du corps et ceux qui mangent en vue de la simple reproduction de la force de travail. À coup sûr, cette anthropologie aurait révélé plusieurs choses. D'une part, du point de vue de l'alimentation, la société serait répartie en ceux qui mangent et ceux qui ne mangent pas.  D'autre part, entre ceux qui mangent copieusement jusqu'au gaspillage et ceux qui s'alimentent maigrement sans être rassasiés. Enfin, on aurait constaté que le manque d'alimentation d'une frange de la société haïtienne n'est pas dû à l'institutionnalisation d'une politique du ventre, telle que la décrit le sociologue Eddy Saint Paul, dans le sillage de Jean-François Bayard. Ce manque est la mise en œuvre d'une politique du vivre de peu. Depuis le pouvoir politique ou économique - le politique et l'économique se confondent aujourd'hui de plus en plus de telle sorte qu'il est difficile de les séparer dans la pratique-, il est posé que l'Haïtien-ne peut se contenter et vivre de peu. Cette politique d'abord alimentaire, qui se répand à toutes les sphères de prestation de l'État, se fonde sur la subsistance, qui prend la forme du dispositif de laisser mourir à petit feu ou de débrouillardise quotidienne. C'est comme si on posait le principe que la modalité du pouvoir est celui de l'abondance, de la jouissance et celle de la société du manque et du désir, de la faim.

L'enrichissement et l'affamé-ment constituent du point de vue de la sociologie de la politique et économique deux modalités de gestion du bien commun, évidemment, qui trouvent leur ultime justification dans une vision coloniale du monde marquée par l'homme-la femme et l'animal, l'être et le non-être, la civilisation et la sauvagerie ou la barbarie. Cette dualité n'est pas celle de Gérard Barthélémy qui s'installe dans la matérialité des composantes anthropologiques de la société haïtienne, mais est le contenu d'un ordre de discours qui offre deux registres de compréhension de la dynamique sociale haïtienne. Un ordre de discours donnant lieu à la dualité structure les pratiques sociales, politiques, économiques et culturelles et sert de cadre de légitimation ou de justification à ces pratiques.

Le cadre théorique de compréhension de l'affaire Petrocaribe appelle une conceptualisation de l'anthropologie politique haïtienne de la justice (de la redistribution) et une politique économique de l'enrichissement. L'appropriation généralisée, dit-on, de plus trois milliards de dollars par un petit groupe ne peut trouver son explication que dans le dispositif qui pose qu'il n'y a aucune indécence à laisser croupir dans la crasse la plus dégoûtante et humiliante les masses déjà appauvries. Elle se justifie aussi du fait que depuis le pouvoir, on se persuade que l'Haïtien peut vivre du peu suffisant et s'accommoder de la crasse. Cette suffisance pourtant reste un mode d'objection du pouvoir qui ne se préoccupe pas des conditions de vie, mais du simple fait de vivre, au sens de la vie nue de Hannah Arendt, c'est à dire la vie dans son unique dimension biologique.

Toutefois, proposer un cadre d'explication à cette affaire n'est pas la justifier. Entreprendre une compréhension de Petrocaribe permet de mettre à jour la constitution anthropologico-historique qui nourrit les pratiques politiques et économiques de concussions, de spoliations, de malversations, etc. Cela est aussi l'occasion de poser la question de la responsabilité au sein de la politique haïtienne. Ce dernier aspect conduit à la problématique de la génération et de la dette. L'affaire Petrocaribe met à jour le mépris outrancier d'un petit groupe d'hommes et de femmes politiques pour le grand nombre des Haïtien-ne-s présents et futurs. Si l'on peut interpréter cette affaire comme une course d'un groupe d'hommes et de femmes à s'accaparer le bien collectif au détriment du grand nombre, - d'où le caractère effréné de cette course -  il est difficile de comprendre au nom de quelle raison on endette ceux-celles-là qui ne sont même pas encore conçu-e-s et né-e-s ? Quel est le sens de ce choix politique? Il faut penser la politique au regard de la natalité pour saisir l'enjeu fondamental de cette question.

La natalité, partant de la pensée politique de Hannah Arendt, constitue un phénomène incontournable de l'expérience politique. Elle fait advenir à la fois le nouveau, l'étranger au cœur de l'ancienneté de la communauté instituée. Elle est aussi condition du renouvellement de la communauté et de sa fragilisation dans l'effacement éventuel de la politique qui se refuserait à prendre en charge les nouveau-nés. Penser la natalité, dit autrement, penser les nouveaux nés ne constitue pas un acte de faveur prodigué à ces nouveau-nés. C'est une idiotie de croire qu'il s'agit d'un geste de faveur de mettre en place des institutions pour accueillir et bien intégrer les nouveaux-venus. Il y va de l'institution même de la communauté d'apprendre les gestes partagés, les sens communs de la nation à ces derniers. La politique de la natalité, qui ne consiste pas à penser le nombre d'enfants à naître, du fait qu'il y aurait des difficultés économiques ou territoriales à voir naître un nombre considérable d'enfants, est la prise en charge des générations à venir au moyen d'un véritable dispositif d'intégration du fait que la communauté appelle l'institution d'une communauté de sens, et cela, malgré la pluralité des performances créatrices qui mettent en œuvre ce sens. La politique de la natalité est une politique de la transmission et de l'héritage. Comme telle, du fait qu'elle prend parti en faveur de la durée de la communauté, des valeurs ou des normes qui assurent la vie commune acceptable, elle se veut une attention hautement responsable à la mise en place des conditions de réalisation de soi, de l'épanouissement de soi par-delà les aléas qui ne devraient pas exister pour l'État.

Au regard de la communauté, la politique de la natalité renferme un souci d'en finir aux aléas auxquels peut donner lieu la nouveauté, qui risque de faire trembler les institutions ou les faire effondrer. Un autre aspect de cette politique renvoie, du côté des citoyen-ne-s, à la nécessité de se disposer des conditions de se prendre en charge afin de mieux prendre la communauté en charge. Cet autre aspect renvoie au développement de la capacité, de la faculté de juger des nouveaux citoyens qui seront en mesure de répondre aux problèmes nouveaux de la communauté.

Donc le projet d'institution qui travaille la politique conduit à la formation d'une communauté d'héritages ou d'héritiers et des modalités de réception de ces héritages, en dépit de la liberté reconnue aux citoyen-ne-s de créer du sens nouveau. On peut avancer que la politique, dans sa version noble et prestigieuse, se fait attentive à la communauté et à l'égalité des moyens d'épanouissement de chacun des citoyen-ne-s. De ce point de vue, elle se veut passion de l'avenir. Comment instituer pour rendre les citoyen-ne-s aptes à répondre aux nouvelles questions du monde?

Ce questionnement est celui d'une politique inspirée de l'éthique de la responsabilité. On a longtemps cru, à tort, que la politique n'a pas de morale sous prétexte que depuis Machiavel la politique aurait été détachée de la morale et obtenue son autonomie. Pourtant, une éthique habite la politique du fait de la nécessité de maintenir la communauté comme condition de la politique en dépit même de l'égoïsme de l'homme, qui ne saurait se manifester en dehors de la communauté. L'éthique fondamentale de la politique est d'instituer un ordre de communauté qui devient principe régulateur des actions publiques particulièrement.

L'affaire Petrocaribe est manifestement le contraire d'une véritable politique qui porte l'épanouissement comme son idéalité centrale. En léguant aux générations futures cette lourde dette, elle assure un avenir inquiétant aux citoyen-ne-s qui se trouveront pris dans la spirale d'endettement et d'appauvrissement. Puisque les citoyen-ne-s présent-e-s et futur-e-s sont condamné-e-s à voir leur vie détériorée au profit du remboursement d'une dette non contractée et qui n'a servi aucunement à l'amélioration des conditions de la vie collective. Elle prend la forme d'un vol généralisé dont le nom principal est la mise à mort de la société. Elle trouve son sens dans le mépris inouï d'un petit groupe pour le grand nombre. L'intentionnalité de cette politique s'articule à la structure historico-sociale de l'abêtissement de la masse populaire, restituée de façon révélatrice par la classe politique comme masse compacte, obscure et populaire, donc vile.

Si nous revenons aux considérations que nous avons tenues au début de l'article, on comprend que la dynamique génético-structurelle qui travaille la société haïtienne traduit une disposition à mettre à mort les citoyen-ne-s en postulant qu'ils-elles peuvent vivre du peu indépendamment des ratios nécessaires au maintien de la vie et à leur épanouissement. Nous appelons cette politique de la corruption politique de la survie en ce qu'elle installe les citoyen-ne-s dans la plus grande précarité, dans un style de vie nue exposée à toutes les vicissitudes de l'existence. Épuisés jusqu'à perdre le sens d'être, les citoyens éprouvent la faiblesse d'être, la fatigue d'être soi, comprise comme le fait de perdre les perspectives d'avenir obstruées par le pouvoir politique.

La politique de la survie détruit les moyens présents et les perspectives futures des citoyens les transformant en mendiants chroniques des miettes qui prennent corps dans les politiques d'assistance du nom de « petit projet de la présidence', «  woy woy », « ti manman cheri », « katye pa m poze », « kore etidyan ». Autant de pratiques politiques qui finissent par réduire le-la citoyen-ne à la vie animale: se nourrir, se reproduire, etc.

En se décidant à partager en bandes organisées les trois milliards empruntés au nom du peuple haïtien, les dirigeants politiques ont en même temps signé la forme d'abêtissement des citoyen-ne-s qui sont pris entre l'endettement et la faim chronique, la désespérance, le désarroi. Le fait de négliger l'exécution de grands chantiers qui auraient revitalisé l'économie nationale et assuré l'amélioration des conditions d'existence aux citoyen-ne-s, il est clair que le projet de politique économique des dirigeants prend la forme d'une politique de l'appauvrissement, de l'affamement et de l'humiliation.

Cette politique est une antipolitique. En créant les conditions de déstabiliser l'ordre de la communauté, en précarisant les conditions d'épanouissement des citoyens, elle détruit les conditions de reproduction de la perspective de réalisation de soi tout en vampirisant les vertus civiques, les énergies (les aspirations) citoyennes. La politique de la corruption est une politique de la corrosion.  Elle érode toutes les possibilités des citoyen-ne-s de sortir du marasme économique, du mal être existentiel, etc. Elle va à l'encontre des exigences d'une éthique de la responsabilité qui prend en compte les conséquences sur les générations à venir des décisions politiques présentes.

L'éthique de la responsabilité s'est élaborée par Hans Jonas afin de penser la situation éthique des politiques contemporaines au regard des inventions technologiques et de leurs impacts sur la nature et les générations futures. Jonas semble, par cette perspective ouverte sur l'avenir et les générations à venir, déplacer la temporalité de la politique, du moins condenser temporalité présente et temporalité future en élargissant la communauté humaine par-delà le présent vers le futur. La responsabilité devient dès lors le fait de pouvoir répondre de ceux et celles qui adviennent. Elle élargit la sphère de la communauté politique qui prend en compte le possible de l'avenir.

Ce concept de responsabilité appelle une communauté élargie par-delà la présence.  Pourtant son intérêt principal se traduit dans la communauté de sens-ibilité par-delà la présence. Cette éthique de la responsabilité appelle une politique de la postérité. La politique de la corruption qui se dégage de l'affaire Petrocaribe est à l'antipode de cette politique de la natalité et de la postérité. Là où les générations sont prises en charge dans une communauté de sens, et dans l'espérance de la continuation du travail d'émancipation de l'humain des déterminations de la nature et des formes de domination, la politique de la corruption rature les perspectives en même temps qu'elle crée les conditions de raturer les conditions de la vie digne. En léguant des dettes liées à l'appauvrissement des générations futures, elle programme la disparition éventuelle de la société politique dans des pratiques animales de violence et de souffrance.

Le futur comme l'une des dimensions du temps, pris dans son aspect phénoménologique, est un aspect de la santé affective, psychologique et existentielle de l'homme-la femme. Il prend la forme de l'espérance dans l'action collective et permet aux citoyens de succomber au poids du présent généralement trop encombré de soucis ou de préoccupations. Un autre aspect peut être ajouté à la politique de la postérité est qu'elle allège les citoyen-ne-s du souci présent vers une éthique de l'espérance qui favorise la rencontre des générations présentes et futures au nom de la commune humanité à préserver des tentatives réifiantes des pratiques calculatrices, mesquines des politiques du mépris, de l'altérisation fondée sur l'imaginaire colonial dont l'héritage essentiel est le racisme, la biologisation des relations sociales et des pratiques sociales d'où sa force créatrice de vie abêtie et bestialisée.

Hegel reprenant la lutte entre le maître et l'esclave, donc partant de l'expérience fondatrice de la société haïtienne, montre comment la lutte se révèle indispensable à l'institution d'une communauté de reconnaissance. En réalité, le grand mérite de la lutte entre le maître et l'esclave, entre le dominant et le dominé, n'est pas le triomphe de l'un ou l'autre, qui risque de reconduire les mêmes méfaits de la domination, de la réification. La force éthique de la lutte est qu'elle institue un ordre de vulnérabilité réciproque qui, selon nous, est la seule condition d'une communauté des égaux, devant la vie et devant la mort.  Elle rappelle à chacun-e la force mortelle que porte chacun-e. Faudrait-il une telle lutte pour instituer une communauté des égaux en Haïti ?

 

 

Edelyn DORISMOND, Docteur en Philosophie, Professeur à l'Universite d'État d'Haïti, LADIREP, Collège International de Philosophie Paris.

 

Jean Waddimir GUSTINVIL, Docteur en Philosophie , Professeur à l'Université d'Etat d'Haïti, LADIREP.

 

Lukinson JEAN, Docteur en sociologie, Professeur à l'Universite d'État d'Haïti, LADIREP

 

Jerry MICHEL, Doctorant en sociologie, Professeur à l'Universite d'État d'Haïti, LADIREP, UMR 7218 LAVUE CNRS

Pour l'ancien président de sénat, il ne fait aucun doute. A l'émission "Sans Détour" diffusée ce mercredi sur Télé Pluriel, Jean Rudolph Joazile a affirmé que l'homme d'affaires Réginald Boulos, dont la plupart des entreprises ont été vandalisées, pillées et leurs locaux incendiés lors des émeutes des 6 et 7 juillet, a subi une attaque d'adversaires plus forts que lui.


L'ancien président du sénat conseille à M. Boulos de contraindre les autorités compétentes à lui fournir des explications sur l'identité de ceux qui ont orchestré ces attaques. Il doit, lui aussi, chercher à avoir des informations, a poursuivi M. Joazile.


Il y a eu toute une préparation, tout un lavage de cerveau avant l'attaque contre les entreprises de M. Boulos, a rappelé Jean Rudolph Joazile qui invite, par la même occasion, les membres de l'élite économique à investir davantage dans le social en vue de créer un climat stable, favorable aux investissements.


Sinon, prévient-il, dans les mêmes conditions, les mêmes causes produiront les mêmes effets.


Par Dodeley Orélus
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 La tentative d’assassinat sur ma personne par un certain juge  d’instruction près le Tribunal Civil de 1ère instance de Port-au-Prince.

 Le Mercredi 29 Août 2018 une nouvelle incroyable et effroyable a surpris ma famille, mes amis, d’une ordonnance qui aurait été rendue par ce prétendu juge d’instruction me renvoyant, conjointement avec Jacques Anthony Nazaire, La Fondation Aristide et Myrlande Libérus Pavert, devant le tribunal criminel sans assistance de jury pour être jugés conformément aux articles 4.2.1 et 4.2.3 de la loi sur le blanchiment des avoirs provenant de trafic illicite de la drogue et d’autres infractions graves (Moniteur du 3 décembre 2001) 44, 45 et 137 du code pénal.

 Etonné, mortifié, j’ai contacté immédiatement un ami avocat pour comprendre et apprendre de la possibilité ou de l’impossibilité d’être sanctionné par un juge ou un prétendu tel sans jamais être invité même un jour soit pour être entendu ou pour être confronté avec mon dénonciateur.

 Ayant retrouvé cette prétendue ordonnance, la découverte fut terrible. Non seulement, aucune plainte n’a été portée contre moi, il s’agirait de préférence d’une plainte contre le Sieur Jacques Anthony Nazaire qui, auditionné au cabinet d’instruction eut à déclarer qu’il était un commerçant et qu’il a débuté son commerce en achetant des produits alimentaires de la Fondation Aristide dont, toujours suivant les déclarations abondantes de ce Monsieur, j’étais le dirigeant conjointement avec Madame Myrlande Libérus Pavert.

Sans aucune tentative, ce que n’importe quel juge aurait fait de m’inviter à comparaitre pour être entendu. Ce monsieur Jean Wilner Morin a décidé qu’il était édifié et a rendu cette fameuse ordonnance assassine pour :

1.     M’impliquer dans un dossier pour lequel ni le commissaire du gouvernement ni aucun autre dénonciateur ne m’avait indexé,

2.     Me déclarer coupable des infractions reprochées au Sieur Jacques Anthony Nazaire, infractions qualifiées de crime et devant être jugé par le tribunal criminel.

Un assassin n’aurait pas pu faire mieux.

 Attenté à la vie d’une personne en tentant de la poignarder n’est pas plus ignoble que l’acte par lequel quelqu’un se cachant dans l’ombre de la Justice essaie de détruire quelqu’un en jetant sur lui, honnête citoyen, l’opprobre de criminel.

 Tout juge d’instruction, bien imbu de sa responsabilité et soucieux de rechercher la vérité m’aurait convoqué pour m’interroger et entendre ma version sur des faits qui ont été mis à ma charge et ce juge aurait découvert que :

1.     Monsieur Jacques Anthony Nazaire, au moment où moi je prêtais mes services à la Fondation Aristide en ma qualité de Travailleur Social et Spécialiste en Sciences Coopératives et en Concepteur, Rédacteur et montage de projets pour le développement de micros, petites et moyennes entreprises.

 De même, J’étais chargé de :

·      Créer une association coopérative de services multiples pour les gens des communautés de base de la région métropolitaine ;

·      Procéder à l’organisation de séminaires de formation de formateurs en Sciences Coopératives pour les cadres de la Fondation ;3

·      M’occuper de la formation en permanence pour les entrepreneurs en Micros, Petites et Moyennes Entreprises (MPME) ;4

·      Organiser des forums de discussions sur des sujets d’éducation populaire pour les membres des communautés de base et, finalement, en l’élaboration d’un plan d’opérationnalisation des unités de service du système coopératif pour le compte de la Fondation Aristide à savoir : Caisse populaire, mutuelle de solidarité et d’entraide, magasin de consommation ou magasin coopérative.

Il est bon de noter que trois (3) taches fondamentales m’incombaient au sein de l’administration :

A-Education :

·      Promouvoir les produits socio-éducatifs de la Fondation Aristide ;

·      Former continuellement les cadres ;

·      Créer un mode de communication facilitant la dialectique de haut en bas et de bas en haut entre les dirigeants, les cadres et les membres des communautés de base, membres de la Fondation Aristide.    

B-Politique :

·      Organiser des séances de formation au niveau régional pour les militants de base de l’organisation politique Fanmi Lavalas et les potentiels candidats à des postes électifs ;

·      Elaborer des programmes de structuration interne de l’organisation politique et procéder à leur exécution.   

C-Administration :

·      Je remplissais la fonction de troisième membre au sein du conseil administratif de la Fondation Aristide pour la Démocratie ;

·      Et, je jouais le rôle de Porte-parole de la Fondation auprès de la société. 

Ce Monsieur,Jacques Anthony Nazaire, n’était qu’un simple agent de sécurité rapproché comme beaucoup d’autres et nulle part la Fondation Aristide, à l’époque, n’avait établi des relations commerciales avec lui.

Dois-je faire remarquer, à ma connaissance, la Fondation Aristide ne faisait pas d’actes de commerce proprement dit mais avait l’habitude de vendre à travers son magasin de consommation ou magasin coopérative à des coopérateurs, des petits détaillants des produits de première nécessité provenant des dons de produits alimentaires et des dons en nature.

Les produits, une fois vendus, le montant recueilli est consacré à l’œuvre et parfois achetant en gros pour les distribuer ou les revendre aux membres et aux petits commerçants à un coût très réduit afin de baisser le coût de la vie.

Si ceci devait être un crime j’en assume complètement la responsabilité. Je demande simplement que les droits reconnus à tout citoyen vivant sur cette terre soient respectés et qu’il me soit permis de présenter ma défense comme cela est dû à tout justiciable.

Je demande seulement que l’Etat haïtien comprenne la nécessité d’engager un personnel qualifié capable de mener des poursuites et d’instruire contre les délinquants en protégeant les honnêtes citoyens. Le droit à être entendu et à se défendre est garanti pour tous incluant les délinquants et les criminels.

 

 Port-au-Prince, le 12 Septembre 2018

 

Toussaint Hilaire.

 

                                                                     

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
Alors que le Président Jovenel Moïse et son Premier ministre Jack Guy Lafontant ne ratent jamais une occasion pour signaler combien la situation du pays est sur le point de se redresser, l’ancien Ministre de la justice Paul Denis dément.
 
L’équipe au pouvoir se spécialise dans le "bluff". Elle pense pouvoir duper tout le monde, déclare Paul Denis en réagissant sur l’ensemble des dernières déclarations des deux têtes de l’exécutif.
 
Le Président Moïse dit avoir comme priorité l’éradication de la corruption, mais rien ne se fait dans le concret de l’avis de l’ancien Sénateur de la République.
 
Lors de la présentation, en sa résidence privée, du bilan de son dernier semestre au pouvoir, le Premier ministre notait que la situation macroéconomique du pays se porte plutôt mieux ; le pays est en chantier ; la production agricole redynamisée.
 
"Toute cette énumération est fausse", martèle Paul Denis. Pour ce qui concerne particulièrement l’augmentation de la production du riz dans la vallée de l’Artibonite, évoquée par Monsieur Lafontant lors de sa présentation avortée au parlement mais "réussie" à son domicile, rien qu’en consultant les prix sur le marché l’on décèlera la vérité, déclare Monsieur Denis.
 
"Il faut que, décidément, tous les citoyens et citoyennes ayant l’ambition et la prétention de diriger le pays prennent au moins la peine d’essayer de comprendre ses problèmes. Ils devront travailler avec des équipes pouvant les aider à élaborer un projet cohérent avec des objectifs clairs, ainsi que les moyens de les atteindre" conseille l’ancien Garde des sceaux de la République.
 
Wadner Voltaire
 
HPN

 

Me André Michel a condamné les propos tenus par les juges de la Cour Supérieure des  comptes et du Contentieux administratif(CSC/CA)  lors d'une conférence de presse donnée  mercredi  5 septembre,  au local du café des copains à Bois-Verna, soit 24 heures celle donnée par les juges de la CSC/CA.

"La conférence de presse tenue  mardi par des membres est une catastrophe’’, a lancé l'avocat militant. Une intervention au cours de laquelle il n’a pas manqué de discréditer les juges  qualifiant leur attitude de manœuvre politicienne.

"Un juge qui se respecte, n’a pas le droit de se lancer dans une opération de communication politique", a fait savoir ce membre actif de l'opposition démocratique. Une attitude qui selon lui ne respecte pas les codes déontologiques de la profession.

  Et qui ne serait pas sans conséquence sur l’institution. "La dérive des magistrats a mis en péril la crédibilité de la cour et son avenir" a souligné Me André Michel ajoutant que cette attitude rappelle certains officiers des Forces armées d’Haïti (FADH).

Me André Michel a tenu aussi à souligner que  par le passé les  excès de zèle de certains militaires ont fragilisé l’armée.

 L’avocat a aussi condamné le jugement rendu en faveur de l’ancienne Première Dame Sophia Martelly. Décision jugée douteuse selon l'avocat militant indexant directement le Président de la cour des comptes  M. Fritz Robert Saint Paul.

 Me André Michel a indiqué que Robert St Paul est le seul responsable de cette décision.  Apres  des considérations techniques Me  André Michel  dit souhaiter  que  la cour de cassation cassera cet arrêt.

L’avocat engagé promet de continuer son combat auprès de la justice pour que la lumière soit faite sur la gestion du fond PetroKaribe.

Naomie Olivier


Le porte-parole de l’alternative socialiste, Dr Jean Hénold Buteau a indiqué samedi, que l’arrêté présidentiel du 28 mai qui fait obligation au directeur général de la PNH d’avoir l’approbation du CSPN pour les décisions concernant l’institution policière, participe de manœuvres du pouvoir en place, qui cherche à prendre le contrôle de la force répressive en prévision des grognes que risquent de provoquer certaines décisions du président Jovenel Moise.

Le porte-parole du parti ASO, Alternative Socialiste, Jean Hénold Buteau, a indiqué ce samedi, que l’arrêté présidentiel du 28 mai qui contraint le directeur général de la PNH à obtenir l’approbation du conseil supérieur de la police pour toutes les décisions notamment d’ordre administrative de l’institution policière participe des mises en place de l’équipe au pouvoir qui cherche à contrôler la force publique pour mater les mouvements de protestation que risquent de provoquer certaines décisions du gouvernement.

Dr Buteau cite entre autres, l’ajustement annoncé des prix du carburant, rappelant que plusieurs secteurs de la vie nationale, se sont déjà prononcés contre cette mesure et ont annoncé des manifestations à travers le pays si elle est effectivement adoptée.

Ce n’est pas normal, dit Dr Buteau, que la population continue de vivre dans la crasse pendant que les dirigeants du pays vivent dans un luxe qui frôle l’exaspération. Le pire, déplore-t-il, c’est que c’est le peuple qui paie la facture.

Jean Hénold Buteau intervenait en marge d’une conférence débat organisée au local du parti par la ligue des jeunes socialistes, en prélude à la commémoration, ce lundi 4 juin, du 111e anniversaire de la naissance de Jacques Roumain.

Cette conférence-débat portait justement sur l’héritage de l’auteur du “Gouverneur de la rossée” dans la crise sociale actuelle. Les intervenants, Michel Acacia et Claude Roumain, neveu du disparu, ont rappelé la valeur des idéaux de Jacques Roumain.

C’était quelqu’un qui, quoique membre de la bourgeoisie haïtienne, aimait partager et ceci, dès son jeune age, a dit son neveu, Claude qui ajoute que Roumain était convaincu que, quelque soit la nature des problèmes auxquels nous sommes confrontés, il est possible de trouver la solution mais dans l’unité.


Par Dodeley Orélus

 

Après le succès de  #petrochallenge  sur le net et la réalisation de l’exposition de photos  sur le même sujet les citoyens se sont confié à HPN sur la question de la zone métropolitaine sur le sujet.

Les citoyens rencontrés ont condamné  à l’unanimité la gestion qui a été faite du fond petrocaribe. Comme ce jeune de vingt(20) ans  de la place Jérémie au sud-est de Port au Prince qui n’a pas voulu être enregistré “le fond a été mal géré” a-t-il soufflé.

Un jeune croisé à place Boyer au niveau de Pétion-ville, n’hésite pas a abordé le sujet. “Chaque haïtien doit se sentir concerné par ce dossier, et je donnerai mon support à toutes les initiatives qui seront prises pour demander des comptes’’ a t-il lancé.

Même son de cloche pour un trio de femmes dans la cinquantaine assises au Champ-de-Mars.

Un peu plus loin, un jeune garçon se sent directement victime de la mauvaise gestion qui aurait été faite du fond petrocaribe. “j’habite un quartier populaire, ma condition de vie est très critique, quand j’imagine qu’une somme pareille a été dilapidée, je suis révolté”  regrette t-il.

À moins d’une dizaine de mettre un homme se faisant appeler Obama Champ-de-mars a placé son mot: “Dans cette affaire la pierre retombera sur la tête de ceux qui l’ont lancée et justice se fera.’’

Si les interviewés pensent que le fond a été mal géré et que la justice doit dire son mot, ils sont nombreux à exprimer le doute sur l’appareil judiciaire haïtien pour traiter le dossier. ‘’J’ai peur pour que ce ne soit le peuple lui-même qui se fasse justice dans ce dossier’’ a confié Obama Champ-de-Mars.       

HPN

 

Photos : Fritznelson Fortuné

Le sociologue Fritz Dorvilier, conseiller technique au secrétariat technique des Etats Généraux sectoriels  de la nation, assimile à de la gesticulation, la façon dont les forces armées ont été remobilisées alors que la question va être débattue dans le chapitre traitant de la gouvernance politique dans le cadre des EGSN.

Pour le professeur Fritz Dorvilier, la population peut encore donner son opinion sur le genre d’armée qu’elle veut pour le pays et elle peut le faire à travers les états généraux sectoriels de la nation. 

Fritz Dorvilier soutient qu’il n’y a pas d’armée sans la constitution de la super structure, c’est-a-dire, une loi cadre votée par le parlement, des règlements internes et des infrastructures que sont entre autres les casernes.

La procédure qui a été utilisée n’est pas la bonne. C’est un grain de sable dans le moteur de la machine, c’est un élément qui gène, a-t-il dit.

Tout ce qu’on fait aujourd’hui, qu’il s’agisse des rencontres entre les autorités haïtiennes et mexicaines autour des forces armées, ne s’apparente qu’a des gesticulations, selon le sociologue. 

S’il affirme prendre acte de la volonté affichée par le président Jovenel Moise, le professeur Dorvilier pense que ce dernier aura la possibilité d’en donner la preuve en mettant en application les recommandations faites par la population à travers les Etats généraux sectoriels de la nation, notamment au sujet de l’armée.

Par Dodeley Orélus

Photos : LeNouvelliste

Parmi ces citoyens et citoyennes interpellés par le Grand rassemblement pour l’Évolution d’Haïti figurent une ancienne première ministre, Michèle D. Pierre-Louis, une ancienne Première Dame Mirelande H. Manigat, des leaders politiques dont Edgard Leblanc, Himmler Rébu, Charles Henry Baker, Jean Hénold Buteau et Paul Denis, ainsi que des personnalités de la société civile entre autres Camille Charlmers, Chistine Coupet, Anne-Marie Issa et Hérold Jean-François.


Pour le président du GREH, ces personnalités devraient constituer un groupe de réflexion, un laboratoire d’idées, appelé à réaliser, dans la sérénité et avec le recul nécessaire, un diagnostic de la situation afin de proposer des pistes de solution dans la perspective de la construction d'une meilleure Haïti.


Ce sont, poursuit-il, des citoyens et citoyennes qui ont une certaine expérience de la vie publique et qui peuvent aussi se sentir interpellés par la situation dans laquelle le pays s'est plongé depuis pas mal d'années.


Nous sommes face à un péril grave et imminent, affirme Himmler Rébu qui dit croire que l'ensemble des personnalités interpellées, la liste n'étant pas exhaustive, est de nature à provoquer ce qu'il appelle "le doute favorable".


Si l'on ne s’assoit pas pour poser en toute quiétude, les problèmes du pays, nous risquons de vivre une situation pire que celle qu'on a connue lors des émeutes des 6,7 et 8 juillet dernier, a-t-il avancé.


Au moment où le Président Jovenel Moïse est s'apprête à désigner son premier ministre, appelé à constituer avec lui, le nouveau cabinet ministériel, Himmler Rébu pense qu'on ne peut pas faire du neuf avec du vieux d'autant que ce vieux, affirme-t-il, est pourri. 


Aussi, ajoute-t-il, le remède peut-être pire que le mal, si les membres de la prochaine équipe ne réunissent pas les conditions personnelles du doute favorable. 


Il affirme donc que parallèlement à la formation du gouvernement nous avons besoin de gens capables de produire des réflexions qui vont au-delà de la pulsion de toujours aller vers le conjoncturel immédiat.


Par Dodeley Orélus
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"Moi-même, dans mon métier de journaliste, j'ai été victime de grandes menaces pour avoir osé parler de la question", a martelé, l'air affligé, ce dimanche 13 mai, l'historien Georges Michel, en intervenant sur un point ayant rapport à l'annonce par le gouvernement de l'augmentation  prochaine des prix de l'essence, lors d'une conférence organisée par le Centre de Recherche, de Réflexion et d'Action Sociale (CERFAS).

"Je me garde de continuer à en parler", a-t-il ajouté.

"Le sous-sol haïtien contient du pétrole. Pourquoi ne pas faire l'effort nécessaire pour l'exploiter?" se demande l'historien.

L'on préfère le faire venir de l'extérieur parce que ce serait plus facile, regrette le Professeur.

Georges Michel en a profité, malgré tout,  pour revenir sur un article publié depuis 1958 dans un journal de Caracas dans lequel les lieux et les valeurs économiques des gisements de pétroles se trouvant sous le sol d'Haïti ont été précisés.

Cette conférence présentée par le Docteur Georges Michel et le Professeur Wesner Emmanuel, en prélude à la célébration du 215ème anniversaire du drapeau haïtien, a été réalisée autour du thème " Le drapeau national et les idéaux des pères de la révolution haïtienne à la source de notre fièreté nationale".

Dans le cadre de ses rendez-vous mensuels dénommés les dimanches du CERFAS, la structure se donne pour mission de créer un espace de dialogue sur les grandes questions nationales, selon son directeur, le Père Kawas François.

 

 

Wadner VOLTAIRE

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