Haïti brille face à Cuba et Jovenel Moise brille par son absence au Stade Sylvio Cator

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Le président Jovenel Moise a été le grand absent hier dimanche au stade Sylvio Cator lors de la victoire 2-1 de la sélection haïtienne de football contre Cuba dans le cadre de Ligue des Nations de la Concacaf. Pour les proches du Président, ils avancent la prudence contre d'éventuels dérapages au Stade. Il faut comprendre dans cet argument que la popularité du chef de l'Etat est au plus bas pour ne pas pouvoir bénéficier de cette sensation du sport roi(le Football) pour soigner son image comme l'ont fait plusieurs présidents avant Jovenel Moïse.
 
Le temple du football haïtien, l’antre des Grenadiers, était pourtant plein à craquer. De nombreux fans, tickets en mains, n’ont pu entrer au stade faute de places disponibles.  Aucun fan ne voulait rater ce rendez-vous, sauf le locataire du palais national.
 
Depuis un certain temps, le président Moise évite les sorties en public. Ces deux dernières aventures, le 17 octobre à Pont-Rouge et le 18 janvier au Parc Sainte-Thérèse, avaient en effet mal tourné. 
 
Si les cortèges de la délégation officielle avait été la cible de jets de pierres à Pont-Rouge, ce sont des enfants qui s’en étaient pris verbalement au président lors du lancement des jeux sportifs scolaires au Parc Sainte-Thérèse, réclamant une meilleure distribution du courant de ville pour pouvoir étudier.
 
On s’en souvient, le président Moise avait choisi de ne pas se rendre à Vertières le 18 novembre dernier pour la commémoration de la victoire des héros de l’indépendance. Sans oublier qu'il a été chahuté par les députés de l'opposition au parlement  lors de la présentation de l'Etat de la nation en Janvier dernier.
 
S’agissant du match au Stade Sylvio Cator, des rumeurs faisaient état d’une volonté du public de réclamer entre autres, la lumière sur l’utilisation des fonds Petro Caribe si le président Moise osait se montrer et comme en novembre dernier, il a préféré rester à la maison.
 
La cote de popularité du chef de l’Etat a qui il reste trois ans de mandat, poursuit donc sa chute vertigineuse. Le président limite ses interventions au palais national et dans des lieux fermés protégés et sécurisés par ses gardes du corps et les journalistes ont rarement l’occasion de lui poser des questions.
 
DO
 
 
 
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