Haïti-OEA : le spécialiste James Boyard analyse la récente mission de l’OEA en Haïti

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Le Spécialiste en Relations Internationales, James Boyard, a estimé samedi que "la mission de l’OEA a bel et bien un fondement légal", au cours d’une intervention à l’émission TOP HAITI diffusée tous les samedis matin entre 8h et 10h sur les ondes de la Radio D’S FM (sur tunein Radio D’S et sur www.impartialnews.info.

 

Pour le professeur Boyard, la mission a une assise fondée sur l’article 17 de la charte démocratique interaméricaine adoptée en 2001 conçue pour renforcer la démocratie institutionnelle dans les Etats.

 

"Lorsque le gouvernement d’un État membre estime que son processus politique, institutionnel et démocratique ou son exercice légitime du pouvoir se trouve en péril, il peut recourir au Secrétaire général ou au Conseil permanent pour rechercher une assistance en vue du renforcement et de la préservation de la démocratie institutionnelle", stipule l’article 17 de cette charte citée par James Boyard.

 

Le Spécialiste des relations internationales a également avancé que l’OEA disposait des moyens légaux pour intervenir dans des Etats en crise. 

 

En ce qui a trait à la sortie de l’ambassadeur de Barbuda et Antigua, Ronald Sanders, qui a dénoncé la mission non mandatée par le Conseil Permanent, James Boyard, a précisé que depuis un certain nombre d’années des pratiques informelles sont développées au sein de l’organisation. En plus de la charte qui établit les pouvoirs et les compétences des organes sont développés également, selon Boyard, des pratiques connues uniquement par les ambassadeurs accrédités.

 

Dans un article publié le 21 juin, l’ambassadeur Ronald Sanders a questionné l’opportunité de la mission de cette délégation de l’OEA conduite par un Ambassadeur Américain. "Tout le monde connait l’orientation de la politique américaine en Haïti depuis le vote acquis dans le dossier du Venezuela», analyse James Boyard.

 

Après 23 missions antérieures d’échecs avec beaucoup de dérives, Boyard se montre pessimiste quant à la réussite d’une quelconque mission de l’organisation en Haïti, a-t-il conclu.