Haïti-crise : des partis contestent l’alternative à Jovenel Moise

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Plusieurs personnalités et organisations politiques ont, dans des prises de parole en public, contesté l’alternative proposée par une frange de l’opposition le vendredi 21 juin 2019 à l’issue d’une conférence de presse donnée à l’hôtel Oloffson à Port-au-Prince, a constaté Haiti Press Network.

 

 

 

« Ils ne veulent pas changer vraiment de système mais modifier celui-ci », a lâché lundi Joël Vorbe membre du directoire du parti politique Fanmi Lavalas de l’ancien Président Jean Bertrand Aristide faisant la promotion d’une autre proposition faite par Lavalas en novembre 2018.

 

 

 

De son côté, Joseph Lambert, Sénateur du Sud-est, a dénoncé l’initiative qui entend renvoyer le président et le parlement. « Il s’agit d’un acte inconstitutionnel », a déclaré Lambert.

 

Le sénateur du sud-est n’entend pas abandonner son mandat constitutionnel de six (6) ans qui devrait prendre fin dans au moins quatre ans.

 

 

 

Pour sa part, Gérard Evans Beaubrun, Membre du Parti du Rassemblement des Démocrates Nationaux et Progressistes (RDNP) tout en réclamant la démission pure et simple de Jovenel Moise ne se voit pas dans la démarche des opposants du secteur démocratique et populaire.

 

 

 

Monsieur Beaubrun a soutenu la tenue de plus amples négociations entre les forces vives de la nation en vue de trouver une position consensuelle à la crise.

 

 

 

Le petro challenger du groupe NOU PAP DOMI, James BELTIS, soutient que le président doit démissionner, affirme que nous devons aussi en finir avec le système. « Nous prenons notre distance par rapport à l'alternative de l'après Jovenel Moïse de l'opposition », a martelé Beltis.

 

 

Divers secteurs ont été consultés au cours d’une semaine par la branche du secteur démocratique et populaire en vue de sortir une position reflétant les différentes volontés des protagonistes qui revendiquent le changement du système et le départ de Jovenel Moise du pouvoir.