« Le cycle électoral constitutionnel haïtien est à repenser », dixit Ricardo Augustin

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L’ancien Conseiller Électoral, Ricardo Augustin, a critiqué le système électoral haïtien issu de la constitution du 29 mars 1987 fixant la tenue des joutes tous les deux (2) ans pour renouveler un tiers du sénat. « Il nous faut une démocratie à la dimension de nos moyens. Le cycle constitutionnel électoral ne tient plus », a indiqué le représentant de l’Église catholique romaine dans le Conseil Électoral Provisoire (CEP) ayant organisé les élections de 2015.

 

Invité à l’émission radiophonique hebdomadaire TOP HAITI diffusée tous les samedis matins entre 8h et 10 h du matin sur les ondes de la Radio D’S FM, le Professeur Ricardo Augustin a plaidé en faveur d’une nouvelle constitution capable de résoudre ces grands problèmes structurels de l’État. « Apres 30 ans d’échec, il nous faut une nouvelle constitution », a lâché Ricardo Augustin.

 

Les dispositifs légaux permettant la création d’un nouveau parti politique en Haïti doit faire l’objet d’une révision également, de l’avis de Ricardo Augustin, si l’on veut sauver le processus électoral haïtien. La capacité des partis politiques à mobiliser véritablement la population ainsi que les modalités d’adhésions  des membres constituent selon l’ex pensionnaire du CEP le nœud gordien au sein de ces structures politiques haïtiennes.

 

Interrogé sur la tenue d’éventuelles élections législatives et municipales pour la fin de l’année 2019, l’Ex Conseiller Électoral répond crânement par la négative. « Seulement Neuf (9) mois en plein sont suffisants pour la totalité du processus », explique Augustin.

 

Ricardo Augustin souligne toutefois que certains délais qui concernent le processus électoral dérivent de la Constitution ou de la loi électorale qui, s’ils ne sont pas respectés, risquent de foirer les élections. Par exemple, selon le vœu de la constitution, nous cite le Professeur, la liste électorale partielle (LEP) doit être terminée dans le délai des 180 jours avant le début du processus.

 

Aux problèmes des délais s’ajoute l’absence jusqu’à date d’un cadre légal pour les élections appelées à avoir lieu dans le pays insiste le Vice-Doyen de la Faculté des Sciences Sociales, Economiques, Juridiques et Politiques de l’Université Notre Dame D’Haïti.

 

D’autres aléas ne dépendent cependant pas des autorités chargées de réaliser les élections, selon l’invité de TOP HAITI du 3 août 2019. Un climat d’apaisement social doit régner sur toute l’étendue du territoire et le financement d’un budget en fonction de la taille des élections sont à déterminer.

 

Godson LUBRUN
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