Haïti-Politique : L’Exécutif travaille sur la nouvelle Constitution, confirme Mackenson Cangé, du Bureau de Communication de la Présidence

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Intervenant ce lundi 21 septembre 2020 sur une station de radio à Port-au-Prince, un membre influent du bureau de communication du Palais national, Mackenson Cangé, confirme l’existence d’une  Assemblée constituante chargée d’écrire la nouvelle Constitution. Une Assemblée créée dans l’opacité la plus totale puisque la population n’a eu vent de cette dite structure qui devra regrouper les représentants de toutes les forces vives de la nation.

 

M. Cangé qui ne pouvait pas révéler les noms des membres de l’Assemblée, justifie la position du Chef de l’Etat d'organiser un référendum dans le pays pour une nouvelle constitution, et c’est l’une des missions entre autre, confiée au nouveau Conseil électoral provisoire dont l’Arrêté de nomination a été publié vendredi soir.  

 

 «De nombreux secteurs soutiennent la nouvelle constitution», a indiqué Mackenson Cangé critiquant  certains secteurs qui veulent boycotter, selon  lui, le travail de l’Exécutif.

 

Le changement de Constitution reste un sujet préoccupant pour l’ensemble des citoyens. Il y en a qui font obstacles, comme beaucoup d’autres estiment que c’est la source du problème du pays.

 

L’ancien Bâtonnier de Port-au-Prince, Me Monferrier Dorval avait déclaré quelques heures avant son assassinat que : "Le changement de la constitution n’est pas l’affaire du Président uniquement.Le pays n’appartient pas au Président", lançait  l’homme de loi qui engageait certaines discussions avec des particuliers sur la question.

 

L’article 2, de l’arrêté nommant les membres du Conseil Electoral Provisoire, stipule que les conseillers ont pour mission d’organiser le référendum constitutionnel afin de doter le pays d’une nouvelle Constitution ; d’organiser les élections locales, municipales, législatives et présidentielle et d’organiser les élections pour tous autres postes vacants ou qui pourraient le devenir en attendant.

 

Rappelons que le Secrétaire Général de l’Organisation des États américains (OEA) Luis Almagro, dans une correspondance adressée au Président Jovenel Moïse, au début du mois de septembre, s'est  montré ferme sur la tenue d’élections législatives, qu’il voudrait au plus tard à la fin du mois de janvier 2021.

 

M. Almagro a soutenu que les élections législatives devraient se tenir au plus tard, à la fin du mois de janvier de l’année prochaine pour restaurer, en toute sérénité, un Parlement fonctionnel. Puis, le moment venu, de respecter les échéances électorales afin de procéder au transfert démocratique du pouvoir exécutif.

 

Le 16 septembre dernier, l’Ambassade des États-Unis à Port-au-Prince, a exigé à travers un tweet,  la formation du Conseil électoral provisoire (CEP), afin d’organiser des élections « libres et justes » dans le pays.

 

L’Ambassade tenait à préciser qu’une démocratie qui fonctionne bien, doit exiger que toutes les branches du gouvernement y compris le parlement, jouent pleinement leurs rôles. Selon le tweet de  Mme Michèle Sison, ce nouveau CEP doit comporter des membres ayant une réputation d’intégrité, d’honnêteté et de compétence, pour l’organisation des prochaines compétitions électorales en Haïti, ce qui a été fait par l’Exécutif et rejeté en bloc par le secteur démocratique et populaire arguant que le Président Jovenel Moïse, ne peut prétendre organiser les élections dans ce contexte et réclament son départ le 7 février 2021.

 

Yves Paul LEANDRE 

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