Des féministes plaident pour la continuité de la lutte menée pour le respect des droits des femmes en Haïti

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En marge de la commémoration de la Journée du 8 mars consacrée à  la femme au niveau mondial, trois (3) organisations de femmes haïtiennes ont plaidé pour la continuité de la lutte pour le respect des droits reconnus à cette catégorie dans le pays, a-t-on appris.
 
L'Organisation  "Fanm pou Yon Nouvèl Vizyon" (OFANOV), Rezo Fanm Radyo Kominotè an Ayiti (REFRAKA) et l'Association Fanm pou Yon Nouvèl Ayiti (AFANA) ont pris cette position à l'issue de leur participation à l'émission diffusée tous les samedis matins sur les ondes de la Radio D'S FM 104.7.

Marie Guyrlène Justin, Directrice Exécutive du REFRAKA a rappelé l'importance de la lutte en vue du respect des droits de la femme en Haïti. "Les femmes sont les plus laborieuses dans les familles haïtiennes et ont malheureusement peu de droits", a revendiqué la responsable du REFRAKA.

Le Réseau REFRAKA essaie à travers des émissions diffusées sur les ondes de plusieurs dizaines de radios communautaires de proposer des programmes de sensibilisation de la gente féminine. Selon l'organisation de femmes, au niveau des médias communautaires une présence significative des femmes sont recensées ces derniers temps.

Pour sa part, Sabine Dénart, Secrétaire Général de l'OFANOV croit dans la pérennisation des efforts déjà consentis par les tenants de la lutte des femmes.

L'organisation OFANOV a visé en guise de commémoration du 8 mars les femmes prisonnières incarcérées à la prison civile de Cabaret dans le département de l'Ouest.

De son côté, Manet Dubuisson, Présidente de l'AFANA a milité pour une intégration des femmes de toutes les sphères de la société. "Les femmes des trottoirs, les "Madan sara" (petits commerçants), celles de la paysannerie et des villes toutes ensemble doivent être prises en compte dans la lutte", a-t-elle déclaré.

Les trois organisations de femmes ont précisé qu'il faut l'élargissement du cadre légal protégeant et préservant les droits reconnus aux femmes dans le pays. L'application sans ambages du quota constitutionnel de 30% de femmes dans tous les postes à pourvoir dans l'administration est réclamée par OFANOV, REFRAKA et AFANA.
 
Gosdon Lubrun
 
 
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