Le Samedi 3 novembre 2018 a marqué la 3e célébration de la journée internationale de l’approche "One Health". Cet anglicisme prend en compte la gestion des maladies d'origine animale encore appelées les "zoonoses" et environnementales. Dans le cadre de la célébration de cette journée, l’Institut en Santé Préventive, Environnement et Communautaire (Institut-SPEC), à travers sa structure « One Health Action International » travaille à la vulgarisation de cette approche en mettant l’accent sur la problématique des bactéries résistantes aux antimicrobiens (RAM) en Haïti.

Dr Louis Vanel Généus responsable de cette entité à l'Institut-SPEC fait remarquer que les épidémies des dix dernières années ont mis en lumière l’importance de la relation homme-animal-écosystème dans l’évolution et l’émergence de plusieurs pathogènes, sachant qu’environ 60 à 70% des maladies infectieuses reconnues aujourd'hui chez l’homme sont causées par des agents pathogènes transmissibles à travers les animaux. C’est dans ce cadre qu’émerge l’approche « One Health » (une seule santé), afin de dépasser les approches sectorielles et restrictives des maladies infectieuses. 

Dans ce sens, l’application de l’approche  "One Health" fait intervenir  plusieurs catégories de compétences comme la médecine humaine, la médecine vétérinaire, les sciences de l’environnement et les sciences sociales, travaillant alors en interdisciplinarité en vue de déterminer les causes profondes d’un problème sanitaire. Aussi, la collaboration des experts en communication et autres professionnels, sur le terrain et dans les administrations, s’ajoute-t-elle en appui de la gestion du problème sanitaire à gérer.

Si l’idée d’un lien profond entre santé de l’homme, de l’animal et de leur environnement est très ancienne, ce n’est que plus récemment qu’elleest devenue une approche officiellement recommandée par les plus hautes institutions et qu’elle est en passe de devenir une réalité politique et pratique.Cette prise de conscience nouvelle a notamment fait suite aux crises sanitaires du SARS et de la Grippe aviaire hautement pathogène en Asie du Sud-Est, faisant toutes deux craindre un risque pandémique. Ainsi en 2010, une note conceptuelle tripartite de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), de l’Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l’Agriculture(FAO) et l'Organisation Mondiale pour la Santé Animale (OIE) proposait une orientation stratégique à long terme pour une collaboration internationale visant à partager les responsabilités et à coordonner les activités mondiales de surveillance et de lutte contre les maladies émergentes.

Dr Louis Vanel Généus souligne que nombre des défis sanitaires rencontrés en Haïti gagneraient à être relevé par l’approche "One Health".En particulier, le chercheur de l’Institut SPEC souligne : « un défi sous-estimé et représentant pourtant une menace dramatique est l’émergence et la diffusion des bactéries résistantesaux antimicrobiens », précisant que « la résistance aux antimicrobiens est l’aptitude d’un micro-organisme, comme des bactéries, virus, parasites ou champignons, à stopper l’action des traitements curatifs disponibles ». Ce phénomène est dû entre autres à des facteurs déterminants comme le mésusage des antibiotiques et la mauvaise qualité de certains médicaments (par exemple sous-dosés en principes actifs).Le récent rapport de Jim O'Neill, Président de la "Review on AntimicrobialResistance", estime que 10 millions de décès par an dans le monde en 2050 seront attribuables à la résistance aux antibiotiques, et le coût d'ici à 2050 pourrait atteindre le niveau impressionnant de 100 000 milliards de dollars. D’après les estimations, 700 000 personnes meurent chaque année d’infections résistantes aux antimicrobiens. Ces infections résistantes aux antibiotiquesaccroissent la probabilité de décès et, dans tous les cas, prolongent la durée de l’hospitalisation et accroissent les coût de son traitement, regrette-t-il.

« Quoique désuet, l’article 6 de la loi du 10 août 1955, interdit à quiconque n’est pas muni d’un diplôme de pharmacien de vendre des médicaments », rappelle le Dr Vanel, constatant néanmoins que "Acheter un médicament en Haïti semble exposer un patient beaucoup plus au risque de maladie au lieu de garantir sa guérison". Parlant des médicaments contrefaits, « ceux qui sont périmés, jusqu'à ceux prescrits par des profanes, des pharmaciens ambulants et pharmacies illégales,… les risques encourus sont innombrables ! » rapporte le Dr Vanel, reprenant en cela les propos des responsables de l’Association des Pharmaciens d’Haïti.

En outre, le responsable de l'unité One Health Action International  de l'Institut SPEC dit constater que les Haïtiens vivent essentiellement de produits importés de l’étranger. Le Ministère indique que la production avicole actuelle est trop faible pour satisfaire la demande locale et le marché est depuis longtemps envahi par des produits importés soit 30 à 40 millions d’œufs par mois représentant 50 millions de dollars américains par an, et 65 millions de dollars américains en morceaux de poulets congelés par an. Or, les antibiotiques sont utilisés dans l’élevage de volailles comme facteur de croissance. Cette pratique, présente dans les industries fournissant les produits importés, est également partagée par les producteurs locaux de viandes pour rester  compétitif face aux entreprises dominicaines. La résistance aux antimicrobiens est ainsi une importante menace mondiale pour la santé publique, mais elle est également « liée aux enjeux de sécurité alimentaire et de salubrité des aliments, ainsi qu’à notre développement économique et agricole », relève le médecin vétérinaire. Ainsi, les pays à faibles et moyens revenus comme Haïti sont les plus touchés par la résistance en raison d'une charge élevée de maladies infectieuses, d'un accès limité à des antibiotiques de qualité et efficaces ainsi qu’à une mauvaise utilisation d'antibiotiques.

Le Dr Vanel fait remarquer que jusqu’à présent, les multiples actions posées dans le cadre de la gestion de la résistance aux antimicrobiens viennent du Ministère de la Santé Publique. Or, il rappelle que la RAM requiert une approche One Health dans sa gestion et une contribution des différents secteurs impliqués aux efforts à fournir. Travailler en interdisciplinarité est l’occasion d’une valeur ajoutée, par exemple au niveau  du partage de coût de gestion et de la complémentarité des compétences techniques et professionnelles,termine-t-il. 

ET/HPN

Source : Institut-SPEC

L'hôpital adventiste d’Haïti(HAH), dans le cadre de sa restructuration s'est doté d'une salle d'urgence flambant neuf avec des médecins disponibles aux heures du jour et de la nuit. L'hôpital s'est également amélioré dans le service post-Urgence et les soins spécialisés. Avec ses trois nouvelles salles d'opération inaugurées en Avril 2016 respectant les standards internationaux, l'hôpital adventiste d’Haïti est le centre hospitalier le mieux équipé pour réaliser des interventions chirurgicales très sophistiquées en matière de chirurgie orthopédique.

L'HAH vient de réaliser l'une des plus grandes interventions jamais réalisées en Haïti a indiqué Dr Franck Généus, Directeur médical de cet hôpital situé dans le quartier de Diquini 63 dans la Commune de carrefour. Sous la Direction du Professeur et Chirurgien Patrick Lecorps, une patiente de 64 ans a bénéficié avec succès du remplacement complet de son genou.

Cette dame atteinte d'Osteo-Arthrite sévère du genou droit a bénéficié de l'expertise du Chirurgien orthopédique Patrick J. Lecorps qui, assisté de quatre médecins, a, pendant environ deux(2) heures, remplacé son genou droit par une prothèse le 23 Octobre 2018. Un peu avant soit le 4 octobre 2018, l'équipe de chirurgie Orthopédique avait réalisé la même opération a souligné Dr Franck Généus également Directeur Exécutif de l'Institut de santé préventive environnementale et communautaire(SPEC).

 Dr Patrick Lecorps confie sans ambigüité que les salles d'opération de l'hôpital adventiste sont plus propres que toutes les autres salles qu'il a visitées au quotidien. "Quand on m'appelle dans les autres centres hospitaliers, je me déplace avec tous mes équipements. Quand il s'agit de l'hôpital adventiste, je prends uniquement ma voiture, car je sais qu'ils ont tout" confie le chirurgien.

Ce brillant Médecin est le seul chirurgien Haïtien à réaliser ce type d'intervention dans le pays. Formé à l'Université d'Etat D'Haïti à la faculté de Médecine et lauréat de la promotion "Dantès Destouches" parrainé par le Président Jean Claude Duvalier en 1974, Dr Lecorps a laissé le pays la même année pour les Etats Unis. Après 40 ans passés à pratiquer son métier, il est revenu au pays pour prêter main forte à ce secteur qui est encore au stade embryonnaire.

"Je suis retourné au pays pour jouir de ma retraite, mais la situation du pays m'a montré qu'il y avait encore du travail à faire" souligne le chirurgien qui nous a reçu dans sa clinique à la rue faubert à Pétion ville. Au point de vue orthopédique, 11 accidentés chaque jour en moyenne ont besoin d’intervention a fait savoir Dr Lecorps.

Son combat ne se situe pas uniquement au niveau de l'orthopédie, c'est également une lutte contre les infections et la modernisation des hôpitaux. Dr Patrick J. Lecorps raconte qu'il a du se battre pour faire admettre à l'administration de l'hôpital de référence de Mirebalais que le taux de 50% d'infection après les interventions chirurgicales orthopédiques était anormal. "The machine" comme l'ont appelé les américains du Missouri, a lutté sans relâche pour faire installer des douches et expliquer aux patients qu'il leur fallait prendre un bain avant toute intervention pour libérer les bactéries. Le taux d'infection est descendu à 10% lance t-il avec satisfaction. Apres plusieurs initiatives, Dr Lecorps a indiqué que le taux d'infection est de 5%.

Dans sa clinique, ce sont des dizaines de diplômes qui sont exposés dans les quatre coins de son bureau. Les américains du Missouri pouvaient facilement le reconnaitre raconte Dr Lecorps car il était le seul chirurgien noir de cette région. L'homme aujourd'hui âgé de 70 ans explique que ses interventions au niveau de la hanche ne duraient que 20 minutes grâce à des techniques qu'il avait lui même développées. Il regrette que l'un de ces deux garçons n'aie pas fait le choix de devenir orthopédiste.

Le Professeur Patrick J. Lecorps qui a enseigné à l'Université américaine est un passionné de son métier. Le chirurgien se lamente que des techniques désuètes et surannées soient encore utilisées en Haïti lors des opérations orthopédiques.  Dr  Lecorps est le médecin qui n'a pas peur d'investir et de s'investir dans le secteur médical. Sa clinique semble être plus équipée que n'importe quel Hôpital. Des prothèses de genou, de la hanche, du bras sont bien arrangés sur des étagères avec trois salles de consultation.

Apres avoir roulé sa bosse dans plusieurs régions des Etats-Unis pendant 40 ans, l'ombre de ce chirurgien plane encore sur les hôpitaux américains qui font appel à lui pour des cas de chirurgie orthopédique compliqués. Certains hôpitaux des Etats Unis se souviennent que Dr Patrick J. Lecorps reste jusqu'à présent l'un des chirurgiens les plus rapides des Etats Unis.

ET/ HPN

source : Institut-SPEC

 

 La Fondation Lorquet pour une  Nouvelle Haïti (FOLONHA) s'est associée à la Fondation Haïtienne de Diabète et de Maladies Cardio-Vasculaires (FHADIMAC),  en organisant le samedi 27 octobre 2018 une journée de dépistage du Diabète et de l'hypertension artérielle (HTA) à Cazale. Les deux institutions ont mobilisé leurs volontaires  à l’ occasion de cette activité médicale à laquelle ont pris part plusieurs habitants de la localité.  La délégation était composée de: Daphnée CLERMONT, Astrel PHILIPPE, Cedernson Pierre  DIEUJUSTE, Romel Koichy MASSENAT, Jeeph SERGILLES, Joël LORQUET ainsi que trois agents de la FHADIMAC.

 Selon le jeune médecin, Jeeph SERGILLES, vice-président de la FOLONHA, les crises d’accident cardiovasculaire (ACV) sont aujourd’hui en Haïti un problème de santé publique qui devrait interpeller tous les secteurs de la vie nationale. Selon lui, plusieurs personnes ont été dépistées grâce à cette activité.

 A propos des prévisions qui ont été  faite pour  cette année, Haïti compte, selon les estimations de la Fondation haïtienne de diabète et de maladies cardiovasculaires (FHADIMAC), plus de 380.000 diabétiques dans le pays.   Selon Joël LORQUET,  l’objectif de cette activité était de permettre à la population de Cazale de faire un bilan de leur santé sur ces maladies qui deviennent un véritable fléau mondial et qui sont des tueurs silencieux. Il a enchaîné pour dire que la FOLONHA réitère sa volonté pour supporter les habitants de Cazale tout en profitant de faire un état des lieux des différents projets mis en œuvre par la FOLONHA à Cazale.

 Créée le 12  avril 2010 après le séisme du 12 janvier 2010, la Fondation Lorquet pour une Nouvelle Haïti (FOLONHA), a pour mission d’apporter sa contribution à des projets médicaux, éducatifs et sociaux, visant à lutter contre l’exclusion et l’isolement en favorisant la création et le maintien d’un lien social dans les communautés où elle intervient.  La  Fondationintervient aujourd'hui dans quatre(4) domaines qui sont l’Éducation, la Santé, le Social et la Coopération internationale.

 

Jethro J. SEREME

 Des mères et pères de famille accompagnés de leurs enfants en provenance de divers quartiers de l’aire métropolitaine de Port-au-Prince, ont, comme une colonie d’abeilles, fait la queue, le lundi 29 octobre, à l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti (HUEH) pour vacciner leurs progénitures, constate Haiti Press Network. 

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