Haïti-CORONAVIRUS :  Vers le désengorgement de la prison civile de Port-au-Prince

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Le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince Me Jacques Lafontant accompagné de Me Yvenne Tibeau Substitut du commissaire du gouvernement à la capitale et le responsable de la Direction de l'administration pénitentiaire Charles Nazaire ont fait le point, lundi, sur les critères établies que doivent remplir les prisonniers dans le cadre d’une éventuelle décision de gracier ou commuer leurs peines en prévention à une éventuelle introduction du CORONAVIRUS  dans les prisons.

 

Parmi ces critères, au nombre de 11, le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince Me Jacques Lafontant a insisté notamment sur les critères liés à l’âge,  à la maladie, à la comorbidité grave des détenus.

 

«Justement c’est sur ces différentes critères que nous mettons tout en œuvre en vue d’aboutir au projet de désengorgement de la prison civile de Port-au-Prince pour éviter la propagation du CORONAVIRUS » a indiqué le chef du parquet de la capitale Me Jacques Lafontant.

 

Nous avons une échéance à savoir avant le 19 Avril 2020 pour que nous communiquions une proposition de liste complète et définitive au ministre de la justice et de la sécurité publique soutient Me Lafontant.

 

Des détenus en attente de jugement, des prisonniers condamnés aux travaux forcés sont concernés par cette démarche a poursuivi, pour sa part, Me Yvenne Tibeau Substitut du commissaire du gouvernement à la capitale également responsable de la question de la détention préventive prolongée au Parquet.

« Lorsqu’un détenu est condamné aux travaux forcés, il passe 7 à 8 ans en détention préventive prolongée, si on tient compte des travaux forcés, ce dernier bénéficiera de la moitié du temps déjà passé en prison avec le bénéfice de la loi Lespinasse  a expliqué le magistrat précisant que si on ne tient pas compte des travaux forcés il sera élargie tout simplement à l’expiration de la peine à laquelle il est condamné.

 

Les autres critères concernent des condamnés sans dispositif, des détenus condamnés pour des délits mineurs et qui ont purgés à 80% leurs peines ainsi que des prisonniers sans dossier seront libérés également mais à condition ils resteront disponible pour la justice a renchéri Me Yvenne Tibeau.

 

Le responsable de la Direction de l'administration pénitentiaire, Charles Nazaire,  a annoncé la suspension des visites au pénitencier national dans l’objectif d’éviter une éventuelle introduction du Covid-19 dans le plus grand centre carcéral du pays.

 

Le commissaire divisionnaire a également fait état de l’installation d’au moins 22 « points de lavage de main » à la prison civile de Port-au-Prince.

 

Jean Chrisnol Prophète

pecdo55@gmail.com

 

 

Le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince Me Jacques Lafontant accompagné de Me Yvenne Tibeau Substitut du commissaire du gouvernement à la capitale et le responsable de la Direction de l'administration pénitentiaire Charles Nazaire ont fait le point, lundi, sur les critères établies que doivent remplir les prisonniers dans le cadre d’une éventuelle décision de gracier ou commuer leurs peines en prévention à une éventuelle introduction du CORONAVIRUS  dans les prisons.

 

Parmi ces critères, au nombre de 11, le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince Me Jacques Lafontant a insisté notamment sur les critères liés à l’âge,  à la maladie, à la comorbidité grave des détenus.

 

«Justement c’est sur ces différentes critères que nous mettons tout en œuvre en vue d’aboutir au projet de désengorgement de la prison civile de Port-au-Prince pour éviter la propagation du CORONAVIRUS » a indiqué le chef du parquet de la capitale Me Jacques Lafontant.

 

Nous avons une échéance à savoir avant le 19 Avril 2020 pour que nous communiquions une proposition de liste complète et définitive au ministre de la justice et de la sécurité publique soutient Me Lafontant.

 

Des détenus en attente de jugement, des prisonniers condamnés aux travaux forcés sont concernés par cette démarche a poursuivi, pour sa part, Me Yvenne Tibeau Substitut du commissaire du gouvernement à la capitale également responsable de la question de la détention préventive prolongée au Parquet.

« Lorsqu’un détenu est condamné aux travaux forcés, il passe 7 à 8 ans en détention préventive prolongée, si on tient compte des travaux forcés, ce dernier bénéficiera de la moitié du temps déjà passé en prison avec le bénéfice de la loi Lespinasse  a expliqué le magistrat précisant que si on ne tient pas compte des travaux forcés il sera élargie tout simplement à l’expiration de la peine à laquelle il est condamné.

 

Les autres critères concernent des condamnés sans dispositif, des détenus condamnés pour des délits mineurs et qui ont purgés à 80% leurs peines ainsi que des prisonniers sans dossier seront libérés également mais à condition ils resteront disponible pour la justice a renchéri Me Yvenne Tibeau.

 

Le responsable de la Direction de l'administration pénitentiaire, Charles Nazaire,  a annoncé la suspension des visites au pénitencier national dans l’objectif d’éviter une éventuelle introduction du Covid-19 dans le plus grand centre carcéral du pays.

 

Le commissaire divisionnaire a également fait état de l’installation d’au moins 22 « points de lavage de main » à la prison civile de Port-au-Prince.

 

Jean Chrisnol Prophète

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