Haïti-Éducation : Présentation du document final de la Politique nationale d’éducation non-formelle

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Sous le haut patronage du ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), le Groupe de travail interinstitutionnel sur la Politique nationale d’éducation non-formelle, a présenté le document final, au cours d’un atelier de travail qui se tient, le jeudi 21 mars 2019, à l’hôtel Montana, a constaté Haiti Press Network.

Selon le Groupe de travail interinstitutionnel qui avait un mandat de trois mois pour finaliser le document, il s’agit de la dernière étape du processus d’élaboration de la Politique nationale d’éducation non-formelle et de sa validation.

Ce travail de validation a réuni une cohorte d’environ 150 participants incluant des cadres du MENFP, des experts, des socioprofessionnels, des membres de la communauté internationale, des techniciens du secteur de l’éducation et des milieux engagés dans l’éducation non-formelle.  

« C’est une grande première pour le pays qui dispose enfin d’un document de Politique nationale d’éducation non-formelle, un volet important pour le système », a déclaré d’emblée le directeur général du MENFP, Dr Meniol Jeune qui assure également le rôle de coordonnateur des travaux du Groupe de travail.

Il a salué par ailleurs le travail colossal de ce groupe interinstitutionnel qui met ce document à la disposition du pays et remercié tous les partenaires locaux et internationaux qui ont contribué à la réalisation dudit document.

« Je remercie particulièrement l’UNICEF pour sa forte contribution technique et financière dans la réalisation de cet instrument », a-t-il lancé, avant de souligner l’importance d’un tel document qui prend en compte la réalité socio-culturelle et économique du pays.

Pour sa part, la représentante de l’UNICEF en Haïti, Mme Maria Luisa Fornara a, dans son allocution de circonstance, fait part de l’engagement de son organisme dans cette démarche de mise en place du document de Politique nationale d’éducation non-formelle. Elle estime qu’il était plus que nécessaire d’adopter cette politique dans le système adaptée à la réalité des enfants non scolarisés et/ou déscolarisés. Une politique, croit-elle, qui contribuera à complémenter et à renforcer le système formel d’éducation et permettra au gouvernement haïtien d’atteindre les grands objectifs de développement durable en matière d’éducation.

Elle plaide en passant pour l’accès à une éducation de qualité en Haïti, tout en réitérant l’engagement de l’UNICEF de continuer à soutenir financièrement et techniquement le secteur éducatif en Haïti.

Pour Claude Akpabie, représentant de l’UNESCO en Haïti, organisme très impliqué aussi dans la réalisation du document, le travail du Groupe interinstitutionnel a été exceptionnel. Il a salué la performance de l’équipe et promet l’accompagnement de son institution dans les efforts visant à renforcer le secteur de l’éducation en Haïti.

« Le MENFP a vu juste en mettant en place cette politique nationale d’éducation non-formelle. Il s’agit d’une démarche louable qui mérite d’être applaudie », a laché Akpabie, tout en promettant le soutien de l’UNESCO pour le suivi.           

Avec un nombre d’enfants et d’adolescents âgés de 6 à 14 ans hors du système scolaire qui se chiffre maintenant, selon une intervenante, autour de 320 000, l’État doit pouvoir réfléchir afin de proposer des solutions claires afin de s'assurer que le droit à l’éducation pour cette catégorie d’enfants soit également respecté. 

Dans le créneau du document, il s’agit en effet de faire en sorte que tous les jeunes et tous les adultes, en particulier les filles et les femmes, atteignent un niveau pertinent et reconnu de maitrise fonctionnelle de la lecture, de l’écriture et du calcul, tout en acquérant des compétences nécessaires à la vie courante.

Rappelons que le Groupe de travail est ainsi constitué :

Trois représentants du ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) ; un représentant de l’Institut national pour la formation professionnelle (INFP) ; un représentant du Bureau du Secrétaire d’Etat à l’Alphabétisation (SEA) ; un représentant du ministère de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural (MARNDR) ; un représentant du ministère des Affaires sociales et du Travail (MAST) ; un représentant de l’Organisation des nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) ; un représentant de l’Office national du partenariat en éducation (ONAPE) ; un représentant du Fonds des nations unies pour l’enfance (UNICEF) ; un représentant de l’Institut de développement des jeunes (IDEJEN).

Notons que la constitution dudit Groupe avait fait suite aux propositions et recommandations d’un atelier de travail sur la Politique d’éducation alternative qui s’était tenu en août 2018 à Decameron. Cette assise a été organisée par le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, en collaboration avec tous les principaux acteurs du secteur.

Texte : Alix Laroche

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Photo : Sadrac Théodore

 

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