Participation d’Haïti à la Conférence de Pékin sur l’Intelligence artificielle et l’éducation 

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Trois cents (300) personnalités, ministres et envoyés spéciaux d’une centaine de pays, représentants d’une dizaine d’organisations internationales, d’universités, d’entreprises participent du 16 au 18 mai, à la Conférence internationale sur l’intelligence artificielle et l’éducation. La représentation haïtienne à ces assises est composée de Jackson Pléteau, directeur de cabinet du ministre haïtien de l’Education nationale et d’Idson Saint-Fleur.

La cérémonie d’ouverture de cette conférence a eu lieu jeudi, au Grand Ballroom de Beijing Hôtel, à Pékin, Capitale de la République populaire de Chine. Elle a été présidée par le ministre chinois de l’Education, M. Chen Boascheng et marquée par les interventions du maire du gouvernement municipal de Beijing, de la sous-directrice générale pour l’éducation de l’Agence des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture(UNESCO), du président du conseil exécutif de l’UNESCO et par celle de Sun Chunlan, vice-premier ministre de la Chine qui était chargée en la circonstance de délivrer le message du président Xi Jinping qui a présenté ses vives félicitations aux organisateurs et aux participants à cet événement.

L’intelligence artificielle, tournant inévitable

Tous ceux et toutes celles qui ont pris la parole à  la session inaugurale de cette conférence n’ont pas manqué de vanter les influences positives majeures que l’Intelligence artificielle (IA) pourrait exercer sur l’éducation sans oublier l’économie et la vie en société. 

Cette forme d’intelligence continuera inéluctablement à façonner l’éducation et avoir des effets positifs dans les sociétés nationales, a laissé entendre le maire de Pékin, Cheng Jining dont la municipalité est partie prenante dans l’organisation de ce sommet aux côtés de l’UNESCO, de la Commission nationale chinoise pour l’UNESCO, le ministère de l’Education de la République populaire de Chine, le Groupe Weidong et Groupe Education TAL. 

Abondant dans le même sens, Stefania Giannini, sous-directrice générale pour l’éducation à l’UNESCO, a expliqué comment l’IA, c’est-à-dire l’usage de plus en répandu des technologies de pointe dans les différentes sphères d’activités humaines, ne cessera de modifier la vie des gens de par le monde et qu’il est opportun pour les dirigeants des pays, les experts, les entreprises et les universités de voir comment utiliser au maximum et à bon escient ces technologies pour améliorer le sort des populations mondiales. 

 « L’intelligence artificielle peut être une chance formidable pour accélérer la réalisation des objectifs de développement durable. Mais toute révolution scientifique entraîne de nouveaux déséquilibres qu’il faut essayer d’anticiper» a déclaré Mme Giannini.

Ces  déséquilibres supposent l’agrandissement du faussé numérique entre les pays, l’augmentation  du nombre des exclus, la mise au chômage d’ici 2030 de près de 375 millions de travailleurs à la suite probable de l’automatisation de 30% des activités professionnelles à l’échelle planétaire. D’où le rôle de l’éducation d’anticiper de tel bouleversement en préparant les jeunes à faire face à cette nouvelle réalité incontournable.

C’est en ce sens qu’il importera d’accorder une plus grande place à l’IA dans les systèmes éducatifs, car elle pourra aider  à réduire les obstacles à l’éducation, à automatiser le processus de sa gestion, à analyser les schémas d’apprentissage, à optimiser les processus d’apprentissage en vue d’améliorer les résultats scolaires, promeut l’UNESCO laquelle défend l’idée que l’intégration contrôlée et progressive de l’IA dans les systèmes éducatifs fera avancer l’éducation et le bien des populations, ne seraient-ce que par la scolarisation d’ici 2030 de 262 millions d’enfants et de jeunes, par l’alphabétisation de 617 millions de gens, par la mise à exécution de politiques publiques pouvant faciliter la réalisation de l’ODD-4  de l’agenda Education 2030 qui plaide en faveur d’une éducation inclusive, équitable et de qualité et des possibilités d’apprentissage tout au long de la vie.  

Le forum des ministres de l’Education

La session inaugurale de la conférence a été suivie par le forum des ministres de l’Education au cours duquel les uns et les autres ont décrit succinctement les efforts déployés par leur gouvernement respectif pour faire incorporer les technologies de la communication dans leur système. S’il n’y a pas de comparaison possible entre Japon et Haïti, ou entre l’Arménie et le Burundi, le projet partagé par tous est de poursuivre les  avancées quelle que soit l’étape déjà franchie par un pays et son niveau d’appropriation globale des technologies. 

Durant la deuxième moitié de la première journée de la conférence, les participants ont échangé sur d’autres thématiques comme le futur de l’éducation à l’ère de l’Intelligence artificielle, la gestion de cette forme d’intelligence dans les politiques de l’éducation, son rôle dans la transformation de l’enseignement et la gestion de l’éducation, son utilité dans le renforcement de l’éducation et l’autonomisation des enseignants, aussi dans le renforcement de l’efficacité des évaluations et l’atteinte de meilleurs résultats d’apprentissage. 

Idson Saint-Fleur,   

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Pékin

   

 

 

 

 

   

 

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