Haïti-police-armée : situation de quasi-rébellion au sein de la police

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Une situation de rébellion semble s’installer au sein de la police nationale d’Haïti forte de 16,000 membres environ qui fait face à la plus grave crise de son histoire depuis sa création depuis 1995 au lendemain de la démobilisation de l’armée par le président Jean Bertrand Aristide.

 

Depuis une semaine, des policiers manifestent dans les rues de Port-au-Prince et dans certaines villes de province pour réclamer la mise sur pied d’un syndicat dans l’institution pouvant défendre les droits des membres du corps.

 

Lundi, des débuts de rassemblements ont été remarqués devant des commissariats où des policiers se préparaient à manifester dans les rues et se dirigeaient sur la place du champ de Mars prêts à en découdre avec les militaires.

 

 « Nous allons montrer aux militaires que nous pouvons aussi les attaquer, car hier ils ont ouvert le feu sur la police. Ce corps est illégal », a menacé un policier.

 

Les manifestations se sont amplifiées depuis 48 heures au cours desquelles des affrontements ont mis face à face des unités de la police, la plupart du temps en civile et des membres de la nouvelle armée instaurée par le président Jovenel Moise.

 

Les affrontements violents qui ont déjà fait 1 tué dans chaque camp et plus de 10 blessés parmi les policiers, ont poussé le pays au bord de la guerre civile. Des militants politiques sont à nouveau descendus dans les rues lundi pour soutenir le mouvement des policiers et demander la démission du président Jovenel Moise ainsi que le démantèlement de l’armée.

 

 

 

Haiti Press Network

 

 

 

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