Plusieurs associations de journalistes se sont regroupées mercredi l’occasion d’une marche dans les rues de Port-au-Prince pour réclamer justice pour le photo-reporter Vladjimir Legagneur disparu depuis plus de deux semaines alors qu’il était en reportage dans un quartier sensible de la capitale.

 

 

 

Le mouvement de solidarité envers les proches de Vladjimir Legagneur a été suivi par plusieurs centaines de personnes dont des personnalités politiques. Les journalistes ont appelé les autorités à prendre leur responsabilité dans l’affaire de la disparition du photojournaliste.

 

 Silencieux, pancartes en mains ils étaient environ 200 journalistes haïtiens et étrangers à marcher dans les rues de Port-au-Prince, ce mercredi 28 mars.

 

Legagneur, 30 ans, s’était rendu  dans le quartier de grand-ravine, le mercredi 14 mars dernier,  pour faire un reportage et depuis, il  n’est pas revenu du dangereux quartier. Les organisateurs de la marche avaient fixé la place de la constitution pour démarrer la manifestation pacifique avec des points d’arrêts à plusieurs endroits du centre-ville avant d’aboutir devant le parquet de Port-au-Prince, pour délivrer un même message à chaque fois.

 

Comme prévu la marche s’est arrêté devant l’office de protection du citoyen ‘’OPC’’,  la commission épiscopale nationale justice et paix ‘’JILAP’’, ainsi que la direction départementale de l’ouest ‘’DDO’’, où les journalistes ont demandé aux responsable de ses entités de prendre leur responsabilité, pour que lumière soit faite sur la disparition du journaliste.

 

Plusieurs centaines de personnes, de nombreux journalistes, des membres de la population et des hommes politiques ont participé mercredi à une marche silencieuse dans les rues du centre-ville de Port-au-Prince pour dénoncer la passivité des autorités au sujet du journaliste Vladjimir Legagneur dont on est sans nouvelle depuis plusieurs jours, a constaté Haiti Press Network.

"Deux semaines que nous sommes sans nouvelles de notre collègue, nous voulons la vérité", a posté la correspondante de RFI Amélie Baron sur sa page Twitter. Un # où est Vladjimir circule sur les réseaux sociaux. En solidarité, plusieurs journalistes étrangers ont pris part à la marche tandis que d'autres ont posé avec une photo du journaliste sur leur page personnelle.

La marche qui s'est déroulée sans incident s'est achevée devant le parquet du tribunal de Port-au-Prince avec un message délivré à la justice.


Le visage crispé et des larmes aux yeux, Fleurette Guerrier Legagneur, épouse du photo-journaliste Vladimir Legagneur, porté disparu depuis le 14 mars, s’est présentée en conférence de presse ce vendredi pour interpeler les autorités compétentes afin qu’elles mettent tout en oeuvre pour retrouver la trace de son mari.

Le photo-journaliste Vladimir Legagneur qui travaillait comme Freelance est porté disparu depuis le 14 mars. Selon son épouse, Fleurette Guerrier Legagneur, le confrère s’était rendu en reportage dans le quartier de Grand Ravine le jour de sa disparition.

Elle affirme lui avoir parlé aux alentours de midi et rapporte que son mari lui donnait l’impression qu’il était en train de faire son boulot. “Je suis pour l’instant occupé on se parlera dans deux heures” lui a-t-elle dit, a rapporté son épouse au bord des larmes.

Mais depuis, poursuit-elle, je n’ai jamais réussi a le joindre au téléphone. Son portage a d’ailleurs cessé de sonner, indique madame Legagneur qui, après avoir arpenté hôpitaux et commissariats entre autres, interpelle les autorités compétentes leur demandant de faire le nécessaire afin de retrouver les traces de son mari.

Des responsables d’associations de journalistes dont Jean-Jacques Augustin de l’union des journalistes photographes haïtiens et Pierre Michel Jean du “collectif 2 dimensions” appellent eux aussi les autorités policières et judiciaires à tout faire pour retrouver le confrère.

Il était dans l’exercice de ses fonctions et ce n’est pas normal qu’un journaliste aie un sentiment d’insécurité dans un quartier situé a moins de 10 kilomètres du palais national, ont-ils dit, appelant  les autres associations de journalistes du pays et de l’étranger ainsi que les organisations de défense des droits humains à se joindre à leur démarche.

 

L’organisation humanitaire Oxfam qui a opéré en Haïti après le tremblement de terre de 2010 est dans la tourmente à la suite des révélations du Times publiées le 9 février et reprises par de nombreux journaux dont le Monde. Selon Time, quotidien britannique, des employés d’Oxfam, confédération d’organisations humanitaires dont le siège se trouve à Oxford, ont engagé de jeunes prostituées en 2011 au cours de sa mission en Haïti consécutive au séisme de 2010.

 

 

Conséquence de ces révélations, l’actuelle directrice adjoint d’Oxfam, Penny Lawrence, a annoncé sa démission de l’ONG expliquant dans un communiqué qu’ « en tant que directrice de programme à l’époque, j’ai honte de ce qui s’est déroulé sous ma direction, et j’en prends l’entière responsabilité ».

 

Selon le Times, des groupes de jeunes prostituées étaient invités dans des maisons et des hôtels payés par Oxfam. Une source citée par le quotidien dit avoir vu une vidéo d’une orgie avec des prostituées portant des tee-shirts d’Oxfam.

 

Le quotidien affirme, en outre, qu’Oxfam n’a pas prévenu d’autres organisations non gouvernementales du comportement des employés impliqués dans ce scandale ; ce qui leur a permis d’obtenir par la suite des missions auprès de personnes vulnérables dans d’autres zones de catastrophes naturelles.

 

Ainsi, le Belge Roland van Hauwermeiren, 68 ans, contraint de démissionner, comme l’a confirmé Oxfam, de son poste de directeur pour Haïti de l’organisation après avoir admis avoir engagé des prostituées, est devenu chef de mission pour Action contre la faim (ACF) au Bangladesh de 2012 à 2014. ACF avait contacté Oxfam avant de recruter Roland van Hauwermeiren, mais l’ONG ne lui avait pas donné les raisons de sa démission, a déclaré Mathieu Fortoul, porte-parole d’ACF.

 

Oxfam a assuré avoir lancé immédiatement, en 2011, une enquête interne. Quatre employés ont été licenciés et trois autres ont démissionné, dont Roland van Hauwermeiren, avant la fin de cette enquête.

 

HPN (source le Monde)

 

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