L’organisation Internationale de la Francophonie (OIF) lors d’une conférence mardi, a lancé la quatrième édition du prix du jeune journaliste. Cette conférence présentée conjointement avec les partenaires du Centre PEN Haïti et Surtab a eu lieu à la salle polyvalente Fokal-Unesco, dans les locaux de la « Fondasyon Konesansak Libète » (Fokal)sis à l’avenue Christophe, Port-au-Prince.

C’est sous le thème « jeunesse en action » que cette quatrième édition sera réalisée, a fait savoir Emmanuel V. Adjovi, Direceteur du Bureau Régional de l’OIF qui présidait la conférence. Le thème retenu se veut une occasion de "mieux faire connaitre cette jeunesse qui façonne la société haïtienne", déclarait-il.

Le concours s’adresse aux personnes résidant en Haïti  âgées entre 18 à 35 ans  et qui ont déjà publié des travaux journalistiques. Deux catégories sont concernées, presse écrite, presse radiophonique, et trois participants sortiront gagnants pour chacune des deux catégories. La réception des candidatures (reportage audio ou articles de journal en langue française) ouverte du même coup se fera en ligne sur le site www.prixdujeunejournalistehaiti.wordpress.com et prendra fin le  16 novembre 2018.

"Un journaliste est avant tout un écrivain" a déclaré Kettly Mars, romancière, présidente du Centre PEN Haïti qui a pris part à cette conférence. Quant à Diderot Musset, manager de Surtab, qui partageait le panel, il a invité les journalistes à surprendre les lecteurs.

Ce concours lancé pour la première fois en 2015, compte offrir, entre autres prix, pour la quatrième édition, des stages à l’étranger, des cours a l’Institut français en Haïti, une collection de la revue Conjonction. Les premiers lauréats, Luckson Sain-Vil, catégorie radiophonique de l’édition 2016 et Hadson Archange Albert, catégorie presse écrite de l’édition 2017 ont témoigné de leur expérience lors de cette conférence.

Sabry ICCENAT

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Photos : Sabry Iccenat

 

 

 

Le Collectif Défenseur Plus dénonce les actes d’agression dont ont été victimes des journalistes, lundi dernier au Parlement. Le co-directeur de cette structure de défense de droits humains qualifie d’indigne le comportement des agents de sécurité du Palais législatif impliqués dans cette affaire. Antonal Mortimé qui exprime sa solidarité avec tous les journalistes, appelle les patrons de presse à sortir de leur mutisme, ce, afin d’éviter que de tels actes se multiplient.

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Notre vieux routier du journalisme Marc Aurèle Garcia dit Marcus Garcia, coéditeur du journal hebdomadaire « Haïti en Marche » et PDG de Radio Mélodie FM, fête cette année, 40 ans de vie active comme journaliste.

Cet Homme de science et de sagesse connu pour sa verve humoristique, a vendu la mèche, ce dimanche 19 Août 2018, en répondant aux questions de notre consœur Elsie Ethéart pendant deux heures affilées. Ses débuts à la radio, ses parcours à Radio Haïti Inter et à Radio Métropole,ses démêlés avec le régime de Jean Claude Duvalier et l’avenir de la Presse en Haïti.

Cet icône qui a gravi tous les échelons dans la presse haïtienne  avant d’être ministre de la culture et de la communication en 2016 sous le gouvernement de transition de JocelermePrivert, explique que ses débuts étaient très difficiles. Il rappelle que tout jeune, il lui a été refusé l’entrée à la Faculté de médecine de l’Université d’État d’Haïti, ayant considéré comme un petit bourgeois par les sbires du régime.

Ce refus l’a poussé à fréquenter Maurice Duviquet, Jean Dominique et Ricot Jean Baptiste qui étaient des modèles à la radio. Marcus, comme ses amis l’avaient appelé sous les bancs de l’institution Saint Louis de Gonzague, raconte un autre fait qui a marqué sa jeunesse, c'est ayant obtenu une bourse d’étude pour la France,il devait rencontrer un ministre d’alors sous Duvalier, la secrétaire, sans le ménager, lui a gentiment asséné : « Le ministre n’accepte de voir que des blancs ». Marcus Garcia a mis en péril sa vie et celle de sa famille dont Josseline Garcia née Dominique. Exilé en 1980, il a dû travailler comme un bénédictin pour implanter le journal « Haïti en Marche » qui résiste encore à l’usure du temps.

Cet homme courageux lors du séisme du 12 janvier 2010, quoiqu’ayant perdu sa femme, n’a pas baissé les bras. Il a choisi de prendre le micro pour informer la population,tout en cachant sa tristesse, ses larmes qui continuent de couler à flots pour cette femme aimable qui planifiait tout pour Monsieur. Quand on cite Marcus en Haïti, c’est d’abord sa voix, sa diction, son humour,son rendez-vous matinal « mélodie matin » avec ses éditoriaux. Il aborde tous les sujets d’actualité avec une touche magique en dénonçant les dérives des gouvernements. Titulaire du MCC, il ne voulait pas abandonner le micro. Tous les matins avant de se rendre au ministère, Il présentait son journal avec tout le recul possible et n’hésitait pas à critiquer son propre gouvernement.

40 ans de vie active comme journaliste mais aussi 40 ans d’engagement en faveur de la liberté de la presse, de l'expression pluraliste et la permanence de l'éthique professionnelle. Quand on dit Marcus Garcia c’est aussi le lauréat du Prix Jean Dominique en 2002, journaliste distingué en 2012 par l’université quisqueya et le centre de formation et de perfectionnement des journalistes (CFPJ) de Paris.40 ans de partage  en acceptant de former des jeunes dont Evans Hilaire, Dischler Marcelin, Serge César, Roosevelt Jean François, Yves Paul Léandre, Ruth Occéan, Villette Hertelou, Micheline Ulysse Mathieu , Michèle Kerlegrand pour ne citer que ceux-là.Chapeau Marcus ! Et travaillons pour le 50ème anniversaire.

 

 Yves Paul LEANDRE

 

 

 

 

 

Plusieurs associations de journalistes se sont regroupées mercredi l’occasion d’une marche dans les rues de Port-au-Prince pour réclamer justice pour le photo-reporter Vladjimir Legagneur disparu depuis plus de deux semaines alors qu’il était en reportage dans un quartier sensible de la capitale.

 

 

 

Le mouvement de solidarité envers les proches de Vladjimir Legagneur a été suivi par plusieurs centaines de personnes dont des personnalités politiques. Les journalistes ont appelé les autorités à prendre leur responsabilité dans l’affaire de la disparition du photojournaliste.

 

 Silencieux, pancartes en mains ils étaient environ 200 journalistes haïtiens et étrangers à marcher dans les rues de Port-au-Prince, ce mercredi 28 mars.

 

Legagneur, 30 ans, s’était rendu  dans le quartier de grand-ravine, le mercredi 14 mars dernier,  pour faire un reportage et depuis, il  n’est pas revenu du dangereux quartier. Les organisateurs de la marche avaient fixé la place de la constitution pour démarrer la manifestation pacifique avec des points d’arrêts à plusieurs endroits du centre-ville avant d’aboutir devant le parquet de Port-au-Prince, pour délivrer un même message à chaque fois.

 

Comme prévu la marche s’est arrêté devant l’office de protection du citoyen ‘’OPC’’,  la commission épiscopale nationale justice et paix ‘’JILAP’’, ainsi que la direction départementale de l’ouest ‘’DDO’’, où les journalistes ont demandé aux responsable de ses entités de prendre leur responsabilité, pour que lumière soit faite sur la disparition du journaliste.

 

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