24 heures après le séisme de magnitude 5.9 ayant provoqué la mort de douze personnes  dont huit (8) à Port-de Paix, un (1)à Saint-Louis du Nord (Nord-Ouest) et trois (3) à Gros Morne (Artibonite) et fait plus de 188 blesses, le gouvernement par le biais du ministère de la culture et de la communication(MCC) exhorte les  institutions humanitaires à s'adresser à la Direction de Protection Civile (DPC) avant d'intervenir dans les zones affectées. 

Le ministère demande aux institutions nationales et internationales intéressées d'avoir une autorisation formelle de la DPC, en charge des catastrophes naturelles.  

Dans une note rendue publique ce dimanche 7 octobre 2018, le MCC prévient les intervenantes et les intervenants dans ces départements, et toutes initiatives, dans un cadre humanitaire, que la police nationale d'Haiti (PNH) a reçu des instructions pour stopper les véhicules transportant de l'aide humanitaire destinée aux victimes du séisme non munis dune 'autorisation écrite, en bonne et due forme, de la Direction de Protection Civile.

Ce Dimanche 7 octobre, le président de la république, Jovenel Moise  et le premier ministre Jean Henry Ceant etaient à pieds d’œuvre à la Direction de la Protection civile pour s’enquerir de l’état de la situation et prendre des mesures appropriées pour voler au secours des victimes dont leurs maisons sont détruites ou endommagées et d’autres hospitalisées. Le tremblement de terre dans la nuit du 6 octobre 2018, a occasionné la chute de la devanture du commissariat central de Port-de-Paix, qui n’a pas fait de victime parmi les occupants. A Plaisance du Nord, la façade de l’église catholique s’est effondrée.

 

Yves Paul LEANDRE

 

Étrangement, le cheval appelé curieusement chameau dans le Nord-Est, le mulet et l’âne qui étaient jadis le moyen de transport par excellence de l’homme, sont devenus drôlement aujourd’hui des animaux à abattre par des Haïtiens pour la consommation directe de leur chair, sans aucun contrôle sanitaire. Cette pratique est observée surtout dans le Nord et le Nord-Est  d’Haïti, mais qui remonte aujourd’hui au Plateau Central, a constaté Haiti Press Network.

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Le géologue Claude Preptit a mis en garde lundi certaines écoles et des lycées qui seraient très menacés de destruction dans le cas d'un éventuel séisme en Haiti.  M. Preptit qui est également Directeur du bureau des mines avance que certaines écoles s'effondraient en cas de séisme.

M. Preptit a fait ces révélations après un bulletin sismique émis par L’Unité Technique de Sismologie (UTS) du Bureau des Mines et de l’Energie (BME), en partenariat avec l’Observatoire National de l’Environnement et de la Vulnérabilité (ONEV) du Ministère de l’Environnement (MDE) et le Secrétariat Permanent de Gestion des Risques et Désastres (SPGRD).

Les informations font état d'activités sismiques intenses allant de janvier à août 2018, période durant laquelle environ 26 micro séismes de magnitudes comprises entre 2.9 et 4.6 sur l’échelle de Richter ont été enregistrés.

Les plus faibles séismes de magnitudes inférieures à 2.9, non ressentis par la population, n’ont pas été enregistrés par le réseau sismologique haïtien en raison de la faible couverture d’installation de stations sismiques à l’échelle nationale.

Cependant, l'Observatoire sismologique de l'École polytechnique Loyola, établi en République Dominicaine, a informé l’Unité Technique de Sismologie d’Haïti, qu’il a enregistré sur Haïti au cours de la même période, environ 300 micro secousses dont près de 250 de magnitudes inférieures à 2.9.

De ces informations, il est ressorti que les Départements les plus à risque sismique en Haïti, sont ceux de l’Ouest, des Nippes et du Grand Nord. L’UTS rappelle à la population que les séismes ne sont pas prédictibles et peuvent survenir à n’importe quel moment. Pas trop longtemps, un séisme de magnitude 5.3 sur l’échelle de Richter a été enregistré en République Dominicaine et ressenti à Ouanaminthe dans le département du Nord Est.

Seules les actions de préparation et de prévention peuvent diminuer sa vulnérabilité face à cette menace naturelle : respect des normes parasismiques de construction, apprentissage du comportement à tenir avant, pendant et après un séisme.

HPN

source : BME

 

La faim dans le monde a atteint 821 millions de personnes et 39,3 millions en Amérique latine et dans les Caraïbes en 2017. Un habitant de la région sur quatre souffre d’obésité, tandis que la malnutrition des enfants continue de diminuer.

 

Pour la troisième année consécutive, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a annoncé une augmentation du nombre de personnes souffrant de la faim. Dans le cas de l'Amérique latine et des Caraïbes, 39,3 millions de personnes vivent sous-alimentées dans la région, soit une augmentation de 400 000 personnes depuis 2016.

Selon l'État de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde 2018 (SOFI), près de 821 millions de personnes (approximativement une personne sur neuf) ont été victimes de la faim en 2017, soit une augmentation de 17 millions par rapport à l'année précédente.

« Dans la région, nous sommes engagés dans la lutte contre la faim. En 2014, la faim a touché 38,5 millions et en 2017, elle a dépassé 39 millions. Ces chiffres constituent un appel clair et fort à redoubler d’efforts à tous les niveaux », a déclaré le Représentant Régional de la FAO, M. Julio Berdegué.

M. Berdegué a expliqué que l'augmentation de la faim au niveau régional suit la tendance mondiale et nous éloigne de l'Objectif de Développement Durable 2 - Faim zéro d'ici 2030.

Le SOFI de cette année a été élaboré par la FAO en collaboration avec le Fonds international de développement agricole (FIDA), le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), le Programme alimentaire mondial (PAM) et l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

L'expérience de l'insécurité alimentaire

En plus de l'indicateur traditionnel de la faim signalé par le SOFI (sous-alimentation), le rapport présente cette année pour la deuxième fois un indicateur d'insécurité alimentaire grave fondé sur des enquêtes auprès des ménages.

Selon cette mesure, l´insécurité alimentaire grave en 2017 est plus forte qu'en 2014 dans toutes les régions, à l'exception de l'Amérique du Nord et de l'Europe, avec des augmentations notables en Afrique et en Amérique latine.

En Amérique latine, l'insécurité alimentaire grave est passée de 7,6% en 2016 à 9,8% en 2017.

Malnutrition aiguë et chronique chez les enfants

La bonne nouvelle pour la région est que le taux de malnutrition aiguë chez les enfants est très faible (1,3%), soit 700 000 enfants de moins de cinq ans, bien en-dessous de la moyenne mondiale de 7,5%. En Amérique latine et dans les Caraïbes, seulement un enfant de moins de cinq ans sur 100 souffre de cette pathologie.

La malnutrition chronique des filles et des garçons a également diminué, passant de 11,4% en 2012 à 9,6% en 2017: elle touche aujourd'hui 5,1 millions d'enfants de moins de cinq ans dans la région.

L'obésité touche près d'un habitant sur quatre

La nouvelle est beaucoup moins encourageante en ce qui a trait à l'obésité. Selon le SOFI, pratiquement un habitant sur quatre de la région vit avec l'obésité: en 2016, l'obésité a touché 24,1% de la population, soit une augmentation de 2,4% depuis 2012.

« En 2016, il y avait 104,7 millions d'adultes atteints d'obésité dans notre région. Mais il y a eu une augmentation gigantesque de plus de 16 millions en quatre ans seulement. C’est une épidémie qui, malgré les avertissements répétés de la FAO et de l’OPS / OMS, continue d’être hors de contrôle, avec des répercussions considérables sur la santé des populations et l’économie des pays », a averti Berdegué.

L'Amérique latine et les Caraïbes ont le deuxième pourcentage le plus élevé d'enfants en surpoids dans le monde (7,3%), ce qui équivaut à 3,9 millions de filles et de garçons.

L'obésité chez les adultes s'aggrave également à l'échelle mondiale: 672 millions de personnes sont obèses, plus d'un adulte sur huit.

Le climat a un impact sur la sécurité alimentaire

Outre les conflits, la variabilité et les conditions climatiques extrêmes comptent parmi les facteurs clés de l’augmentation récente de la faim dans le monde.

Selon le SOFI, l'effet cumulatif des changements climatiques compromet toutes les dimensions de la sécurité alimentaire, notamment la disponibilité, l'accès, l'utilisation et la stabilité alimentaires.

En Amérique latine et dans les Caraïbes, cela a été clairement observé dans le corridor sec d'Amérique Centrale, notamment au Salvador, au Guatemala et au Honduras, l'une des régions les plus touchées par la sécheresse causée par le phénomène El Niño en 2015-2016.

La sécheresse a été l’une des pires des 10 dernières années et a entraîné des réductions significatives de la production agricole, avec des pertes estimées entre 50% et 90% de la récolte agricole. Plus de 3,6 millions de personnes ont eu besoin d'aide humanitaire à la suite de cette sécheresse.

HPN

Source : FAO

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