Suite à notre article publié le 4 février dernier pour attirer l’attention titré : « En attendant la prochaine pluie pour une nouvelle catastrophe dans le quartier du président », les autorités concernées ont enfin pris la décision de curer une ravine complètement ensablée depuis des mois à Pèlerin 5. Cette ravine est celle sur laquelle est érigé un ponceau complètement bouché. Tandis que le cortège présidentiel s’y faufile quotidiennement en provenance ou à destination du Palais national, constate, Haiti Press Network.

Lire la suite...

L’insécurité demeure l’un des sujets dominants de l’actualité en Haïti, notamment à Port-au-Prince où les gangs armés qui défient souvent les forces de l’ordre opèrent en toute quiétude. Au Bicentenaire où l’espace ressemble à un désert, en dépit de la présence des institutions publiques et privées de renom, notamment la Primature où loge le Bureau du Premier ministre et le Tribunal de première instance de Port-au-Prince (Parquet), l’ombre de l’insécurité est évidemment remarquée, constate Haiti Press Network. 

Lire la suite...

 

 L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a annoncé le lancement d’un programme de renforcement de ses opérations en Haïti pour apporter une assistance agricole d’urgence à 1,2 million de personnes en insécurité alimentaire aiguë sévère. Afin de répondre aux besoins alimentaires immédiats et à long terme de ces populations à travers la réhabilitation de leurs moyens d’existence, la FAO mobilise 76 millions de dollars d'USD.

 

La FAO, pour faire face à la gravité de la situation, a ainsi mis en œuvre des procédures permettant une réponse coordonnée et exceptionnelle lui ayant déjà permis de mobiliser 1,5 million d’USD sur ses fonds propres qui permettront d’apporter une assistance agricole à 12 800 ménages (64 000 personnes) dans les départements du Nord'Est et de Nippes.

 

Selon la dernière Analyse du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), 3,7 millions de personnes sont actuellement en insécurité alimentaire aiguë sévère en Haïti (Phases 3-4 de l’IPC). Si aucune action n’était prise pour renforcer les moyens d’existence de ces personnes, ce chiffre pourrait passer à 4.1 millions à partir de mars 2020.

 

«Au vu de la sévérité de la situation, il est crucial de répondre de manière rapide pour soutenir les efforts du Gouvernement d’Haïti dans l’amélioration de la sécurité alimentaire et de la nutrition des communautés les plus touchées par la crise alimentaire», a déclaré M. José Luis Fernández, Représentant de la FAO en Haïti. L’intervention d’urgence de la FAO (janvier-mars 2020), en collaboration avec le Gouvernement d’Haïti et de nombreux partenaires opérationnels, sera axée sur la relance des activités de production pendant la saison agricole de printemps qui s’étale de mars à juin (généralement considérée comme la période de soudure).

 

En effet, la saison agricole de printemps est la plus importante pour la majorité des producteurs. Elle est adaptée à toutes les cultures vivrières, couvre toutes les zones agroclimatiques du pays et contribue à plus de 50 pour cent de la production agricole de l’ensemble du pays. L’appui aux ménages vulnérables dans le cadre de cette campagne consistera à fournir de semences vivrières et maraîchères ainsi que des outils agricoles afin de renforcer la production et augmenter la disponibilité et l’accessibilité alimentaires. Des transferts monétaires inconditionnels seront également fournis par le Programme Alimentaire Mondial (PAM) dans certaines zones pour assurer la sécurité alimentaire des familles pendant la saison de semis, avant la récolte.

 

Parmi les activités que la FAO mettra en œuvre dans le cadre du programme, on compte : la distribution d’animaux (chèvres et volailles) aux agro-éleveurs touchés par la sécheresse, la mise en place de cliniques vétérinaires mobiles, la fourniture de matériel de pêche et d’unités de conservation pour en faciliter la commercialisation ainsi que des activités d’espèces contre travail pour la réhabilitation d’infrastructures agricoles. En outre, un soutien technique sera fourni pour renforcer la cohésion sociale et la résilience des familles vulnérables, notamment à travers la mise en place de Champs Écoles Paysans et d’associations villageoises d’épargne et de crédit.

 

 «Outre le soutien agricole immédiat, nous appuyons le Gouvernement d’Haïti dans la recherche de solutions durables adaptées aux besoins du pays afin de renforcer les capacités institutionnelles, de développer les filières agricoles, de mieux gérer les ressources naturelles et de renforcer la résilience des ménages face aux catastrophes naturelles et aux crises alimentaires», a expliqué M. José Luis Fernández, tout en soulignant les activités lancées par l’Organisation en termes de production agricole, de diversification des revenus et de recapitalisation du cheptel des ménages les plus vulnérables.

PDN

SOURCE :  BUREAU FAO HAITI 

 

 

 

 

 

La Commune de Bonbon a procédé à la validation de son Plan Communal de Développement (PCD) lors d’un atelier tenu le 19 décembre 2019, à la Mairie de Bonbon. Cet outil de planification et de gouvernance territoriale va permettre à cette Municipalité du Département de la Grand’Anse, d’orienter ses politiques locales dans le sens du progrès de son territoire et des communautés qui y vivent. L’événement s’est réalisé avec la participation des autorités municipales, des représentants de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), du Ministère de la Planification et de la Coopération Externe (MPCE), des services déconcentrés de l’État, et d’organisations de la société civile.

 

Dans ses propos de circonstances, Mr. Jocelyn HENRY, Maire adjoint de Bonbon, a adressé ses remerciements à la FAO et l’Union Européenne pour l’appui technique et financier ayant permis d’aboutir à l’élaboration du PCD. « Cet atelier se réalise dans l’objectif d’analyser les modifications qui ont été apportées dans le document du PCD, et de procéder à sa validation avant de le transmettre au MPCE pour approbation finale », a-t-il signalé.

 

Pour sa part, Mr. Vélan GILOT, Représentant du Directeur Départemental du MPCE, a rappelé l’importance du PCD lequel constitue un précieux outil de développement. « Cet Atelier de restitution et de validation marque la fin du processus d’élaboration du PCD. Cet instrument a permis d’identifier les principaux problèmes que confronte la Municipalité de Bonbon et de définir les actions prioritaires à prendre afin de les résoudre », a-t-il indiqué.

 

Pour la réalisation de ce document-cadre de développement territorial, un long processus participatif mobilisant les forces vives de la commune a été nécessaire. Mr. Jean Gimmy GERMAIN, Officier d’État civil de Bonbon, y a joué un rôle très important en tant que non seulement autorité locale, mais également, à titre de citoyen engagé. « Une commune ne peut pas se développer sans un Plan. Maintenant que la Municipalité de Bonbon dispose d’un PCD, nous avons la conviction que grâce aux programmes et projets inscrits dans ce document, la commune va prendre une nouvelle voix afin de laisser un meilleur héritage pour les prochaines générations », a-t-il fait savoir.

 

Le document du PCD de Bonbon s’aligne au Plan Stratégique de Développement d’Haïti (PSDH) et s’inscrit dans le cadre du Projet « Action contre la Désertification » dans la Grand’Anse, financé par l’Union Européenne et mis en œuvre par la FAO en appui au Ministère de l’Environnement (MdE). Il a pour ambition de mobiliser, pendant les 5 prochaines années, un budget de 1 008 065 000 gourdes pour l’exécution des actions stratégiques de refondations territoriale, économique, sociale et institutionnelle. Un Comité de Gestion et Suivi (CGS), présidé par le Maire principal de la commune, est constitué afin de coordonner la mise en œuvre du PCD.

 

En ce sens, trois cellules, composées de représentants d’autorités locales, de notables et d’acteurs de la société civile de Bondon, ont été également constituées : (i) Une Cellule de Mise en Œuvre (CMO) dont le rôle est de coordonner tous les programmes et projets à exécuter dans le cadre du PCD ; (ii) Une Cellule de Mobilisation de Ressources (CMR) pour la collecte de fonds nécessaires à l’implémentation des programmes et projets ; et (iii) Une Cellule de Suivi-Évaluation (CSE) pour assurer le suivi d’implémentation du PCD. 

 

PND

Plus d'articles...

Inscrivez-vous via notre service gratuit de courriel d'abonnement pour recevoir des notifications lorsque de nouvelles informations sont disponibles .

HPN Sondages