L’Autorité Nationale de Régulation du Secteur de l'Energie (ANARSE) a pris les devants pour éviter le "désordre injustifié" dans les pompes à essence. Dans une note en circulation sur les réseaux sociaux, l’ANARSE a annoncé qu’un total de 202 mille 136 barils de produits pétroliers, soit 146 mille 410 barils de diesel et 55 milles 726 barils de gazoline, sont encore disponibles sur le marchés.
 
L’approvisionnement des stations de services a débuté le lundi 6 janvier 2020 dans la matinée, selon l’ANARSE. Garantir la disponibilité des produits pétroliers dans les pompes à essence, un défi pour l'Administration de Jovenel Moïse, malgré les nombreuses mesures annoncées.
 
GA

 

 

 

 

On ne se rend peut-être pas compte, dix années se sont écoulées. Qu’est-ce que le pays a réalisé au cours de cette période ? Alors que nous abordons une nouvelle époque, on doit se poser cette question. Elle est collective, mais elle est également individuelle. On pourrait aussi se demander : Qu’est-ce qu’on n’a pas fait ? En tous les cas, il est légitime de s’interroger à l’occasion sur notre parcours de vie et en tirer des conséquences pour le futur. Cette double interrogation nous renvoie à notre passé récent et nous offre l’opportunité de revenir sur des étapes importance de la décennie 2010- 2019. La rédaction de Haïti Press Network vous propose de revenir sur certains faits majeurs de la période.

 

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Au moins trois faits majeurs auront marqué la décennie haïtienne. Le séisme du 12 janvier 2010. L’élection de Michel Martelly à la présidence, l’ouragan Mattew, et… les épisodes de blocage du pays « pays lock ». A analyser ces quatre événements et leurs corollaires, un économiste a conclu que 2010-2019 aura été la plus éprouvante décennie de notre siècle. Rien de « pire » ne devrait arriver à notre pays en une si courte période ! Pour cela, il faut travailler à changer de paradigme. Construire mieux, réorganiser le système politique, remettre sur pied les institutions de justice…

 

Haïti est entrée dans la décennie par la plus cruelle des voies. La période (décade) commence avec un séisme gigantesque de 7.3 sur l’échelle de Ritcher qui ravage le pays emportant des centaines de milliers de vie (220,000), faisant plus de 300,000 blessés, 1,5 millions d’habitations détruites et ravageant des villes, dont la capitale qui ne s’en relève toujours pas. Tous les symboles des pouvoirs civiles et religieux sont encore à terre, en ruines. Le palais national, la cathédrale, des institutions publiques rasés par la catastrophe ont disparu du paysage de Port-au-Prince. Dix ans après le tremblement de terre qui a secoué le pays pendant quelques secondes, les Haïtiens ne se sont pas encore remis du traumatisme. Des familles entières ont été décimées dans des villes et des quartiers entiers anéantis. Le témoignage de l’ONG OXFAM ne laisse aucun doute sur la gravité de la situation : « Nous n’avions jamais été confrontés à des ravages et à des difficultés logistiques d’une telle ampleur ».

 

On a ainsi perdu des repères qui guidaient en quelque sorte notre existence. La carte géographique du pays a ainsi été redessinée entraînant des déplacements de pans entiers de la population. A travers le pays des bâtiments qui habillaient notre vue et peuplaient notre vie ont été rayés du paysage. Des quartiers qui ont vu grandir des générations sont depuis transformés d’autres ont pris naissance sauvagement, librement déformant le visage esthétique de nos villes. C’est tout un mode de vie haïtien qui s’est transfiguré, abattu par la force brutale du tremblement de terre destructeur en tous points. On croyait que nous étions arrivés, parvenus au bout de nos peines et de nos douleurs qu’on allait se mettre à reconstruire dans un autre esprit, celui qui nous a saisi le soir de la catastrophe et qui nous a vu en communion dans les ruelles et dans les corridors dormir les uns à cotes des autres sans tenir des classes et des positions sociales. Non. Les jours d’après c’était « business as usual ». Retour à nos vieux réflexes. Les mêmes vieux comportements.

 

Aucune politique de construction n’est à ce jour éditée. La capitale, Port-au-Prince, meurtrie par la catastrophe est toujours aussi surpeuplée. Des quartiers coulent sous le poids de leurs habitants qui s’empilent dans des constructions peu fiables. Pourtant le lendemain du séisme, le monde était accouru au chevet d’Haïti. Des Etats-Unis à la Russie, de la Cote d’ivoire à Israël, de l’Allemagne en passant par la France, naturellement la République Dominicaine, Cuba, le Canada et surtout le Venezuela avec son programme PetroCaribe renouvelé et renforcé (on y reviendra), l’aide, les soins, les médecins et secouristes venaient de partout. Une cagnotte internationale lancée par les Nations-Unies a permis de récolter dons et promesses de près de deux milliards de dollars promis à une commission internationale chargée du programme de la reconstruction du pays. La Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH) était ainsi née pour très peu de résultats au final. On garde un souvenir mitigé et un sentiment de frustration de cette structure qui n’a pas réussi grand-chose pour le relèvement du pays tant elle était traversée par des contradictions et des intérêts divergents entre pays donateurs.

Avant le séisme de 2010, Haïti était déjà considéré comme l’un des pays les plus pauvres de l’hémisphère ouest. La catastrophe du 12 janvier 2010 est venue tout simplement amplifiée les besoins du pays et rendre encore plus vulnérables la majorité pauvre. Haïti est passée à côté de l’opportunité de construire un avenir plus équitable pour l’ensemble de la population. Tout de suite après le séisme, le pays sera frappé par une série d’ouragans et de tempêtes tropicales qui ont engendré de nouvelles destructions dans le pays. Le choléra apporté par les troupes onusiennes déployées sur le terrain viendra causer la mort de dizaines de milliers de personnes et ajouter à la série de catastrophes qui se sont abattues sur Haïti rien qu’au cours de la première moitié de la décennie.

 

Photos : Archives

 

 

 

 

Le Programme alimentaire mondial des Nations Unies intensifie son aide alimentaire d'urgence en Haïti, où une crise politique et économique prolongée attise une catastrophe humanitaire.Mais la nourriture disponible ne suffit que pour durer jusqu'à la fin du mois, a déclaré le directeur régional du PAM pour l'Amérique latine et les Caraïbes, Miguel Barreto, au Miami Herald.

 

"Nous avons besoin d'un soutien immédiat pour poursuivre le plan opérationnel, ce qui signifie essentiellement atteindre 700 000 personnes au cours des huit prochains mois", a déclaré Barreto.

 

Vendredi, le PAM a lancé un appel de 62 millions de dollars. L'appel et l'intensification des distributions de vivres surviennent alors que les manifestations anti-gouvernementales en Haïti commencent à décliner et que de nombreuses écoles de la capitale Port-au-Prince et ailleurs rouvrent leurs portes après plus de deux mois de fermeture à l'échelle nationale qui a perturbé la vie quotidienne ainsi que l'aide humanitaire.

 

Pour de nombreux Haïtiens pauvres, la situation est devenue encore plus désespérée que d'habitude, a déclaré Barreto. Les prix des denrées alimentaires ont augmenté de plus de 20%, la monnaie locale s'est fortement dépréciée et une sécheresse a réduit les rendements agricoles. De plus, la crise politique actuelle a bloqué les routes, mis en faillite les entreprises et perturbé les marchés alimentaires.

 

«Haïti est comme l'urgence oubliée», a déclaré Barreto. «Il s'agit d'une crise cachée. Au milieu de toutes ces crises humanitaires en Afrique, en Asie, Haïti est hors des médias car il n'y a pas de catastrophe naturelle, il n'y a pas de conflit donc c'est pourquoi nous faisons appel. La situation est très désespérée. »

 

Selon l'indice mondial de la faim de 2019, Haïti souffre de faim grave, se classant 111e sur 117 pays. Les données montrent que bien que le pays ait réalisé des progrès substantiels entre 2005 et 2010, son classement a rapidement régressé.

 

Le mois dernier, l'Agence américaine pour le développement international a accepté d'octroyer 2000 tonnes supplémentaires de nourriture d'urgence - riz, pois verts et huile de cuisson - en Haïti par le biais du PAM.

 

L'agence a déclaré à l'époque qu'elle avait pris la décision après avoir examiné les données montrant que 3,67 millions d'Haïtiens sont confrontés à une crise ou à une urgence en ce qui concerne l'accès à la nourriture, Barreto, dans une interview au Herald, a déclaré avoir appris vendredi que l'USAID fournirait également au PAM 4 millions de dollars pour acheter de la nourriture pour la saison des ouragans de l'année prochaine en Haïti.

 

Sur les 3 millions d'Haïtiens et plus confrontés à une crise de la faim, Barreto a déclaré que 1 million courait le risque de connaître des taux élevés de malnutrition aiguë. Le plan, a-t-il dit, est d'atteindre 70% d'entre eux, y compris des personnes vivant dans des zones urbaines., Ce que le PAM n'a pas fait depuis le tremblement de terre de 2010.

 

 

"Ils sont vraiment dans une très mauvaise situation", a-t-il déclaré.

 

 

Pour accomplir tout cela, le programme alimentaire a besoin d'argent, a-t-il souligné. "Nous voudrions empêcher que la situation ne se détériore davantage et créer une crise de la faim dans le pays", a-t-il déclaré.

 

Alors que le pays connaît une accalmie dans la violence et les protestations de ces derniers mois, Barreto a déclaré qu'ils essayaient de prépositionner de la nourriture dans tout le pays et de continuer à fournir des repas chauds de riz et de haricots grâce à son programme d'alimentation scolaire, qui nourrit environ 300 000 enfants haïtiens avec des plaques chauffantes. de riz et de haricots.

 

Pour aider à la logistique et contourner les barrages routiers, il a récemment mis en service un hélicoptère de l'ONU de 24 places.

 

 

Vendredi, Barreto, qui est basé au Panama, s'est rendu en hélicoptère aux Gonaïves, une ville à l'extérieur de la capitale. Les écoles, a-t-il dit, sont toujours fermées, à l'exception d'une seule école près de la ville rurale de Gros Morne, où le PAM fournit de la nourriture. L'administrateur de l'école a déclaré que d'autres écoles ont été fermées, elles ont réussi à rouvrir leurs portes pour leurs 350 élèves depuis la reprise des cours début septembre.

 

HPN

Source : Miami Herald

 

 

 

 
 
La conférence de lancement du mouvement écologiste haïtien a eu lieu, le jeudi 5 décembre 2019, dans les locaux de la Plateforme des Organisations de Défense des Droits Humains (POHDH).
 
 
Regroupant un ensemble de militants écologistes issus de divers coins du pays, MEA structure d'écologie politique se propose de lutter pour la préservation de l'Environnement. Avec le slogan "anviwonman n, Lavi n, angajman n" le Mouvement a constaté que l'État haïtien n'adopte aucune mesure pour freiner la catastrophe environnementale pesant sur le pays.
 
 
"En tant que militants écologistes dans le pays, nous nous conscientisons sur la situation environnementale marquée par la pollution, le déboisement, la construction anarchique, la sécheresse, les inondations et la disparition de diverses espèces de plantes et d'animaux accrues ces dernières années", soutient le MEA.
 
 
Ce modèle de l'État, acclame MEA, contribue beaucoup plus à la dégradation environnementale en appliquant les mêmes politiques économiques faisant classer Haïti comme pays à plus haut risque en termes écologiques de la planète.
 
 
MEA dit décider de lutter jusqu'à ce que les questions écologiques orientent les actions des citoyens et des politiques dans le sens du bien-être de la société.
 
GL
 

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