La gestion de l'eau dans les quartiers pauvres, le pire est à venir

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 Ce vendredi  22 mars est célébrée la journée de l’eau dans le monde. Haiti Press Network(HPN) s’est penchée sur l’approvisionnement de ce liquide indispensable aux habitants de la zone métropolitaine. Un ravitaillement qui ne fait pas sans risque mettant même en danger la santé des consommateurs.

 

 Dans un ravin au centre des quartiers de Juvenat, Desermite et Boukchanpay de la commune de Pétion-Ville, des femmes font la lessive et des hommes prennent leur bain sous un conduit sécurisé de l’eau. Nous sommes dans la zone de Seresier.

 Un sexagénaire qui habite la localité depuis  22 ans nous indique que ce tuyau au faible débit alimente quatre quartiers de la commune huppée du département de l’Ouest.  ‘’Le central est ici mais l’eau n’est pas protégée, ceux qui habitent en hauteur déversent n’importe quoi et quand il pleut c’est le chaos’’, nous dit l’homme.

 

Une situation qui fait limiter l’usage que fait certaine personnes de l’eau du ravin de Seresier.  ‘’J’utilise cette eau que pour faire ma lessive’’,  nous fait savoir une dame. Une attitude qui n’est pas adoptée par tous. ‘’Là où j’habite l’eau est très chère, donc je suis obligée de venir faire ma lessive ici’’, nous a confié une autre dame, qui lui utilise l’eau pour la satisfaction d’autres besoins. ‘’Je ne viens pas faire la lessive tous les jours mais je viens puiser quotidiennement pour mes besoins hygiéniques ainsi que faire cuire la nourriture’’, a-t-elle ajouté.

Par ailleurs un médecin contacté par l’agence rappelle les conséquences que peuvent avoir les eaux impures sur la santé, se référant à la fièvre typhoïde et les cas de cholera qui ont affecté grandement la population, ‘’la consommation d’eau non potable peut entrainer des simples infections  mais aussi  des maladies graves’’, lâche le Dr. Stéphane René. Qui a souligné que les effets néfastes  ne se produisent pas seulement lorsqu’on boit de l’eau impropre mais dans bien d’autre utilisation qu’on en fait. Selon lui l’Etat doit prendre en main la question de la gestion de l’eau qui relève de la santé publique. ‘’L’Etat n’existe pas pourgére r les catastrophes mais pour les prévenir’’, a-t-il conclu.

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