La zone métropolitaine de Port-au-Prince se livre à elle-même. De janvier à ce mois de septembre, selon Me Rovelson Apollon, coordonnateur national de l’observation à Justice et Paix, intervenant mercredi sur Magic 9, 535 personnes ont été victimes d’actes de violence, toutes mortes, dont 415 par balle, 85 par accident de la route, 14 par armes blanches, 13 cas de causes inconnues, 3 cas de suicide et 5 cas d’intempéries. Plus de 60% de ces cas ont été enregistrés dans la commune de Port-au-Prince, affirme-t-il.

Cette situation révoltante, de l’avis de Me Rovelson Apollon, traduit sans ambages l’effondrement de l’État haïtien, étant donné qu’il ne peut pas garantir les droits humains. « Le niveau grandissant de l’impunité dans le pays augmente sans arrêt le pouvoir des gangs armés », poursuit le coordonnateur national de l’observation à Justice et Paix.

 La justice qui est censée reconnue comme étant la gardienne de l’État, se trouve elle aussi à genoux, déplore-t-il. Le dossier du photojournaliste Vladjimir Legagneur, disparu depuis le 14 mars dernier dépasse la barre d’une simple preuve.

Par ailleurs, à l’intérieur des quartiers occupés par ces groupes de malfrats, situés non loin des principaux sièges des pouvoirs étatiques tels le palais national, le parlement et la primature, s’effectue un ensemble d’activités inquiétantes comme le viol, le trafic d’êtres humains, d’armes et de drogues, soutient Me Apollon.

La police, face à cet état de fait, se trouve totalement impuissante, constate Justice et paix. Certains membres de l’institution policière se trouveraient être de connivences avec les réseaux de gangs selon le témoignage des membres de la population civile, rapporte l’avocat.

À cet effet, la structure invite les personnes victimes à assurer leur part de responsabilité en faisant le dépôt de leurs plaintes auprès d’instances internationales contre les autorités en place, qu’elle accuse être complices des principaux acteurs impliqués dans cette situation d’enfer.

À ce titre, l’homme de lois fait référence à l’article 19 de la constitution faisant obligation à l’État de garantir le droit à la vie, à la santé, au respect de la personne humaine, à tous les citoyens sans distinction, conformément à la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme.

 La Commission épiscopale nationale Justice et Paix, faut-il rappeler, est une institution de la pastorale sociale de l'église catholique. Sa mission consiste en la promotion, la défense de la dignité humaine et les droits humains ; et la construction de la paix.



“Il y a eu des bandits avant vous, où sont-ils aujourd’hui? En prison ou six pieds sur terre”. C’est ce message que le directeur général de la police nationale a fait passer ce mercredi, aux bandits qui sèment la terreur dans la zone du bicentenaire, mais aussi ceux de l’Arcahaie.

Le directeur général de la police nationale d’Haiti, Michel-Ange Gédéon a informé ce mercredi que des dispositions seront bientôt adoptées pour ramener la paix dans la zone du bicentenaire. 

Ces bandits sont laids et très mal vus dans l’opinion, affirme le patron de la PNH qui leur rappelle qu’ils n’ont aucune alternative sinon la prison ou la mort comme cela a été le cas de tant d’autres avant eux.

Michel-Ange Gédéon qui intervenait à la cérémonie de graduation des agents de la 29e promotion de la PNH, a félicité les habitants de Cité Soleil, Tibwa et Grand-Ravin pour avoir contribué à l’établissement d’un climat de paix dans ces communautés.

Pour sa part, le président Jovenel Moise dit accueillir favorablement les propos du numéro un de la police nationale. Cela, dit-il, laisse augurer que des dispositions seront adoptées en vue de mettre la main aux collets des bandits.

Il est anormal que des caïds et des criminels défient la police et prennent en otage toute une communauté, a dit Jovenel Moise ajoutant que la performance de l’institution policière se mesurera notamment à l’aune de sa capacité à garantir un climat serein pour la tenue de bonnes élections dans le pays en 2019.

Par Dodeley Orélus 
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La Direction générale de la PNH a procédé à la graduation  mercredi matin à l’académie de police à frères de la vingt-neuvième promotion de la police nationale d’Haïti  constituée de cent quatre vingt huit(188) jeunes femmes et cinq cent quatre(504) hommes. Une cérémonie qui s’est déroulée en présence du Président de la République, qui avait à ses côtés d’autres responsables de l’Etat notamment le Premier ministre Jean Henry Céant.

"Chaque nouvelle promotion renforce la police et rend le corps plus efficace",  ce sont les propos du Directeur général de l’institution Policière, Michel-Ange Gédéon. Il a profité de l’occasion pour inviter ses frères d’armes à veiller les uns sur les autres, une attitude qui sera fructueuse selon lui.

"Vous serez plus efficace dans votre mission de servir’’ a déclaré M. Gédéon, qui en passant a invité les gradués à adopter une attitude respectueuse de la personne et à respecter la loi.

 De son côté le ministre de la justice Jean Roody Aly a déclaré aux gradués, "la société haïtienne compte sur votre travail." Ils les invitent à ne pas succomber face aux nombreuses tentations. "Vous devez résister aux tentations’’ a ainsi lancé le ministre.

Le Président de la République qui a aussi pris la parole dit vouloir une police faite de vrais professionnels se référant au climat tendu que connait depuis quelque temps l’entrée sud de la Capitale pour expliquer ses attentes du corps. "La police doit être présente sur l’ensemble du territoire nationale"  a fait savoir le président.

Ces gradués dont la promotion porte le nom de "Renaissance" arrivent au moment où la PNH fait face à un problème d'effectifs et ne pouvant répondre aux nombreux cas d'insécurité à Martissant et au bicentenaire.   

HPN

 

 

Au moins une personne pourrait avoir été tuée ce jeudi. Il s'agirait d'un présumé bandit neutralisé lors des échanges de tirs avec la police dans la zone du Bicentenaire. Les audience qui devraient avoir lieu au palais de justice, ont été renvoyées.

La situation était tendue ce jeudi après-midi au Bicentenaire, ce quartier qui se situe à la sortie sud de la capitale haïtienne et qui abrite plusieurs institutions publiques dont le parlement, la primature et le palais de justice.

Des rafales d'armes automatiques ont été entendues. On évoque des affrontements entre les forces de l'ordre et des bandits armés qui auraient perdu au moins un soldat. Cette situation pourrait être à l'origine du renvoi de plusieurs audiences qui étaient prévues au palais de justice, selon ce que rapporte Radio Vision 2000 dans son édition de 5 heures.


Le quartier du Bicentenaire est, depuis plusieurs mois, un foyer de tension pratiquement au quotidien. La semaine dernière, la voiture du sénateur Jean-Marie Junior Salomon avait essuyé pas mal de tirs.


L'un des policiers qui l'accompagnait a été blessé à la tête et son chauffeur légèrement touché. Quant au parlementaire, qui évoquait un guet-apens, il n'avait pas été atteint.


Par Dodeley Orélus 
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