Haïti-Insécurité : La mort continue de roder à chaque coin de rue dans le sud de Port-au-Prince

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Des habitants signalent encore, ce mercredi 14 août, des cadavres au niveau de Martissant. Le corps d’un jeune garçon gisait dans son sang à Martissant 15. Pourtant, un autre corps sans vie allongé sur le macadam est remarqué non loin de la ravine Bréa. Ce sont des personnes, informe-t-on, victimes par balles.

Les corps n’ont pas été réclamés. Même les juges de paix éprouvent souvent de grandes difficultés à se rendre sur les lieux pour le constat légal avant d’ordonner l’enlèvement des cadavres des victimes. 

Malgré les cris et les appels incessants des habitants de Martissant et d’autres citoyens de la 3e circonscription de Port-au-Prince, le diable de l’insécurité ne cesse de s’abreuver du sang des innocents dans cette banlieue surpeuplée de la capitale.

Et, le doute persiste dans les esprits quant à une éventuelle possibilité pour les autorités de stopper le délire de ces hommes armés illégaux. 

Circuler à pied ou en voiture à Martissant en toute quiétude d’esprit n’est pas du tout chose facile particulièrement ces derniers temps. Les bandits armés semblent définitivement ne pas avoir de limite. Ils tuent, volent, violent et imposent leurs lois en temps voulu. Les forces de l’ordre se révèlent manifestement impuissantes. La population elle, est aux abois.

L’aile sud du pays est paralysée à tout moment de la durée, à cause de la fureur des gangs, pour la plupart des adolescents qui sèment le deuil et la terreur dans le milieu.

Hier encore, des grosses détonations ont été entendues au niveau du Bicentenaire, notamment dans les parages du Village de Dieu, l’un des fiefs du puissant chef de gang Arnel Joseph. Une situation qui a paralysé complètement les activités dans la zone sud de la capitale. Des personnes ont même reçu des projectiles, ont rapporté des médias locaux.

Qui viendra enfin stopper cette machine infernale de l’insécurité qui broie des membres de la population un peu partout à travers le pays ? À cette interrogation, de nombreux observateurs disent longtemps souhaiter avoir une réponse claire et précise de la part du gouvernement qui s'aventure de plus en plus dans le silence. Ce, en dépit de tout.

Alix Laroche

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