Le Port touristique de Labadie a commencé, ce jeudi 27 janvier 2022, à recevoir des touristes avec l’accostage de Harmony of the seas, a-t-on appris.  Ils sont au total 4975 passagers dont 2896 croisiéristes   et 1979 membres d’équipage qui ont jeté l\'encre à Labadie pour cette relance des activités touristiques au Port, 2 ans après la fermeture causée par la propagation de la pandémie de  Covid19.

 

Avant la période de dysfonctionnement liée à la Covid19, 721 000 croisiéristes ont accosté en 2019 au port touristique de Labadie a rappelé  l\'Association des Industries d\'Haïti (ADIH)  dans son bulletin publié  à la fin de l\'annéee 2019 dressant un bilan de la Société Labadie Nord.

 

265 personnes sont directement employées localement par Solano sur le domaine et 50 expatriés. Jusqu\'à 700 autres personnes sont indirectement bnééficiaires  de cette activité économique : troubadours, troupes folkloriques, artisans, marchands, tresseuses de cheveux, mais aussi gardiens, personnels chargés de sécurité, d\'entretien et du service sur la plage et sur le quai pour débarquer et embarquer les passagers. Tous les employés proviennent des villages des communes du Nord.

 

 

 

 

Le Ministère du Tourisme et des Industries Créatives (MTIC) a salué la reprise des opérations des principaux bateaux de croisières exploitant l\'île haïtienne de Labadie dans le Nord d’Haïti, ce jeudi 27 janvier 2022. Une reprise qui serait plus importante si la situation sécuritaire et la stabilité politique le permettaient.

 

GL

Haiti est transformée tristement depuis quelque temps en un véritable enfer, où le fuir semble devenir pour certains, la seule et meilleure solution. Ce, à cause notamment de sa capitale gangrenée par des bouleversements politiques répétitifs, accentués d’une insécurité vertigineuse et accablante, avec comme caractéristique principale, la banalisation de la vie par des bandits armés sans foi ni loi qui sèment le deuil et la tristesse dans la cité. Située à 314 kilomètres de Port-au-Prince, tenant compte de son calme, la ville d'Ouanaminthe semble étrangement à un lieu qui ne fait pas partie d'Haïti. Reportage Haiti Press Network

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Dans un cadre rural, les étudiant.e.s en Patrimoine et  Tourisme, particulièrement de la 2ème année de l’Institut Supérieur d’Etudes et de Recherches en Sciences Sociales (IERAH-ISERSS) de l’Université d’Etat d'Haïti (UEH), ont débattu le thème de la Journée Mondiale du Tourisme (Tourisme et Développement rural) à Wynne Farm.

 

Chaque année, depuis les années 1980, l'Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) propose un thème pour commémorer la Journée Mondiale du Tourisme (JMT). Cette année, l’organisation onusienne invite les acteurs comme les restaurateurs, professionnels et étatiques du tourisme à réfléchir sur le thème : Tourisme et Développement rural. 

 

Les étudiants au département Patrimoine et Tourisme sous la direction du professeur Orlando Henry, ont choisi, le site touristique Wynne Farm comme un site spécialisé en tourisme alternatif dans la commune de Kenscoff pour en discuter.

 

Cette journée de réflexion pour ces futur.e.s cadres dans les domaines du patrimoine et du tourisme s’est scindée en deux parties. La première consistait à visiter la ferme Wynne Farm en prenant connaissance, grâce à un guide, de ses différentes attractions. Ce long périple était en réalité un alibi pour évaluer la communication touristique que projette cette entreprise à vocation écotouristique. La deuxième et dernière partie invitait les concerné.e.s à donner leur avis sur le thème retenu par l’OMT au regard de la sociologie haïtienne.

 

Les étudiants ont prôné le développement d’un tourisme haïtien inclusif suivant la division administrative définie par la Constitution en vigueur et les particularités territoriales de chaque entité. Selon l’étudiant, Louis Jeune Jean Lagneau, ce développement doit s’inscrire dans une stratégie globale d’aménagement touristique. Alors que l’étudiante Tamillou Faustin croit que ledit développement doit passer d’abord par faire du tourisme une priorité de l’Etat. Elle illustre ses propos par le cas du Bassin Bleu qui, en dépit de sa reconnaissance et de sa renommée, peine à avoir des infrastructures écologiques adaptées.

 

L’étudiante Amisca Naseleine a priorisé le tourisme local ou lakay. Pour elle, la COVID-19 montre la nécessité de développer un tourisme local fort, un tourisme de proximité. Car les touristes sont chez eux et peuvent se déplacer en dépit de certaines restrictions sanitaires ou politiques ce qui diffère du tourisme international.

 

Dans cette veine, Michaëlle Sully, Stavinsky Desgranges et Bethsaïda Emilien ont appelé les autorités à inventorier les ressources patrimoniales, culturelles, historiques, archéologiques et naturelles du pays et de les mettre à la disposition de la population et des touristes étrangers. Et, ils croient fermement à une campagne d’éducation aux patrimoines auprès de la population afin de les protéger et sauvegarder voire les valoriser.

 

Pour finir, Josué Joseph a recommandé aux autorités de décentraliser les institutions en leur donnant notamment des pouvoirs de décision. Pour lui, par exemple, chaque commune doit avoir un office ou bureau du tourisme pour non seulement contrôler les arrivées et sorties et faire la promotion dudit territoire en question.

 

 

 

 

Ferney Piou promoteur de la route touristique thématique du Cacao (Dame-Marie), Marie Andrée Ruth Thélus, Mairesse de la commune de Saut d’eau à potentiel touristique, dans le département du Centre et Eliovil Jean-Baptiste, Guide Touristique aux grottes de Port à Piment dans le Sud se sont prononcés en faveur du développement du tourisme rural en Haïti.

 

Invités à l’émission radiophonique Top Haïti, le professeur Ferney Piou a soutenu que la Route du cacao de la Grande-Anse est un produit touristique visant à valoriser le cacao comme patrimoine dans ses différents aspects. La Route du cacao, soutient-t-il, vise à mobiliser toutes les ressources de la région grand’anselaise dans une dynamique de développement local intégré.

 

Il s’agit pour le touriste vivant l'expérience de la route du Cacao d’écouter, apprendre de la bouche des planteurs, des coopérateurs, des spéculateurs et des femmes leur histoire avec le cacao. « Passer d'un tourisme balnéaire à un tourisme instructif, ludique, authentique et créatif », a fait savoir le promoteur.

 

Quant à Marie Andrée Ruth Thélus fraichement reconduit comme mairesse intérimaire à la commune de Saut d'Eau, les habitants de sa cité commencent vivent et dépendent du tourisme. Elle appelle à la visite de sa commune réputée pour les pèlerinages, le tourisme de nature et religieux. Toutefois, la maire de Saut d’Eau sollicite l'apport de l'Etat central afin que le tourisme dans cette région puisse être mieux organisé.

 

Le guide touristique en poste aux grottes Marie-Jeanne dans la commune de Port-a-Piment dans le département du Sud, Eliovil Jean-Baptiste informe que les épisodes d'insécurité chronique, de « pays locks » et d’arrêts causés par la pandémie du nouveau coronavirus mettent à plat les opérations de visites touristiques des grottes.

 

Eliovil Jean-Baptiste qui ne vit que des opérations faites dans les grottes, incite les établissements scolaires et les églises à dynamiser le tourisme interne en faisant des tournées historiques dans les patrimoines du pays.

 

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