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Haïti-Culture : carnaval national 2014 aux Gonaïves :« la boucle est bouclée » ! (Reportage)!

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Peu après la réalisation du carnaval national dans la deuxième Ville du pays, Cap-Haitien, en février 2013, l’annonce  de la prochaine édition aux Gonaïves a été faite. Au début, il y avait des doutes. Malgré tout, les trois jours officiels du Carnaval National 2014 se sont déroulés aux Gonaïves. La quatrième ville  d’Haïti a été les 2, 3 et 4 mars écoulés le théâtre du plus grand événement culturel haïtien, le Carnaval National. Mais enfin, « la boucle est bouclée ». (Reportage)

 


"C'est le premier événement de cette dimension qui a été réalisé aux Gonaïves depuis 1804, date de l'Indépendance du pays", a dit le président Michel Martelly parlant de l'organisation du carnaval dans la cité de l'indépendance.Le président estime que la ville a largement profité du carnaval pour se relancer au point de vue économique.

Le Carnaval

Environ une trentaine de chars allégoriques et de groupes musicaux suivis et/ou précédés des troupes déambulatoires et de groupes à pieds aux couleurs et histoires distinctes ont défilé à la que leu leu pour le grand plaisir de centaines de milliers de carnavaliers à l’Avenue des Dattes.

Les gens étaient venus du Nord, du Sud, de l’Est et de l’Ouest d’Haïti pour « vivre l’expérience ! »  Ils venaient aussi de part le monde pour découvrir le département de l’Artibonite.

En passant sur la grand-rue, un Gonaïvien s’exclame : « Je ne savais pas voir ces visages dans mon pays. Oh merci président Martelly ! ».

Les gens de toutes les régions du pays et de toutes les couches sociales se sont rencontrés, sans se voir sur la grande Avenue des Dattes au milieu de la folle ambiance des groupes musicaux.

Autour au tour de la Place de l’Indépendance et dans d’autres endroits de la ville, des tentes ont été dressées ou tous autres moyens pouvant abriter certains visiteurs qui, faute de pouvoir se payer une chambre d’hôtel ou une chambre d’hôte, étaient obligés de se trouver un pis-aller.

Fort heureusement, très peu de victimes ont été enregistrés lors de ces grands rassemblements.

Quelques jours avant le Carnaval, le porte-parole de la Police Nationale de l’Artibonite, l’inspecteur Eddy Sylvain, l’avait annoncé dans une émission sur Radio Minustah FM : « C’est un carnaval National, donc c’est « toute » la Police Nationale d’Haïti qui sera déployée dans le Département ».


Le Carnaval National, le temps de découvrir l’Artibonite

Si le carnaval est une occasion pour les visiteurs de faire du tourisme, cela commence à se faire sentir en Haïti depuis la délocalisation de l’événement.

Depuis un mois plus tôt, le Ministère du Tourisme a inauguré à la délégation départementale de l’Artibonite un Bureau Infos-Tourisme dans le but de fournir aux visteurs des informations relatives aux circuits touristiques, à la réservation des chambres d’hôtels et des chambres d’Hôtes (dormir chez l’habitant) et toute autre activité durant la période du Carnaval National dans la Cité de l’Indépendance.

Mais c’est surtout la série d’excursions qu’a réalisée le Ministère du Tourisme qui a enchanté les visiteurs.

Plus de dix sites touristiques du département de l’Artibonite ont été répertoriés et proposés aux carnavaliers qui ont, pour certains, visité du dimanche 2 au mardi 4 mars 2014 pour la première fois : le Palais des 365 Portes, les Sources Chaudes, la Source à Marchand Dessalines, la Plage Fontaine Bleue,  le Triangle des trois Lakous (Souvenance, Soukri, Badjo), Habitation Toussaint Louverture, Usine T-Malice, Fort de la Crète à Pierrot, Fort Décidé, le Mémorial de l’Indépendance aux Gonaïves.

Plusieurs centaines de visiteurs ont eu le temps de découvrir ces endroits magiques, mythiques et touristiques du département de l’Artibonite.

« Cela a été un succès. Les gens ont participé, les gens ont aimé et les gens ont profité des excursions », a fait savoir la coordonnatrice de cette activité sur Télé Amani, Mme Dieudonne Luma Etienne.

« C’est un plaisir de connaitre un endroit de plus dans le pays. C’est une très belle initiative et j’encourage d’autres personnes à suivre les mêmes traces », a déclaré Roger, accompagné de sa famille.

« Aujourd’hui, je vais visiter le Palais des 365 Portes, ce m’est une fierté. C’est pour la première fois que je vis ça dans le pays », a confié un participant de l’excursion à Haïti Press Network

« C’est tres bonne initiative de la part du Ministère du Tourisme », a commenté un autre participant qui attendait venir l’un des Bus-DIGNITE qui devrait le conduire à Souvenance.

« Je peux vous dire que je suis satisfaite de l’accueil que les gens de la ville ont donné aux touristes », a déclaré la Directrice Régionale Nord du Ministère du Tourisme, Mme Dieudonne Luma Etienne.

« Au niveau du Ministère, nous sommes très satisfaits. On pouvait remarquer l’ambiance, l’animation et la joie sur  le visage de tous les visiteurs et beaucoup de personnes ont participé », a dit Mme Dieudonne Luma Etienne à un journaliste de Le Nouvelliste remerciant la Faculté d’Ethnologie, l’Institut de Sauvegarde du Patrimoine National (l’ISPAN) les responsables des autobus dignité pour leur collaboration dans le cadre de la série d’excursions réalisée à l’occasion du Carnaval National aux Gonaïves.

Le Carnaval National, met les talents haïtiens sous les feux des projecteurs


Outre la polémique qui existait entre les groupes rivaux (hier encore Sweet Micky et T-Vice), T-Vice et Djakout, Carimi et Kreyol la, Barikad Crew et Rock Fam… qui, dans leur meringue carnavalesque, font passer leur desiderata et affichent leurs indifférences réciproques, le Carnaval National reste et demeure le couloir le plus sûr de découvrir le talent et l’imagination de nos jeunes artistes chanteurs, de nos groupes musicaux et de notre folklore.

Contrairement aux bals ou soirée-spectacles (entrée payante), l’instant du Carnaval permet à tous de tout expérimenter. Là, sur le parcours, tout le monde a la chance de vivre la même expérience : voir défiler les groupes, mesurer leur performance musicale, les applaudir, les danser aussi ; et se donner le rendez-vous d’aller les savourer en toute intimité aux prochains spectacles programmés.

Peut-être sans le carnaval, serait-il difficile au groupe Anbyans du Cap-Haitien de se doter de cette réputation, malgré ses performances musicales, jusqu'à se faire chouchouter par toute la République, mêmes les Martelly n’ont pas été épargnés.


Ils sont haut les mains. Anbyans du Cap-Haitien, quand il ne « Jere pa Lari ya (titre de la meringue de 2013  », invite tous à « Pran Lari ya (titre de 2014 », il a convié tout le monde aux Gonaïves, « Tet dwat. ». Anbyans a été sacré chanpion du Carnaval National dans la Cité de l’Indépendance. C’est l’un des fils du président Martelly, Olivier Martelly, qui a brandi l’affiche le dernier jour sur le parcours.

Un Team Lobey, même aidé par l’incontournable Black Alex, pourrait ne pas avoir cette popularité…   A cette occasion, semble-t-il, mêmes les plus anonymes peuvent se faire tailler une place au soleil.

Le Carnaval National, un moment de mettre les talents du pays sous les projecteurs et de faire valoir la culture haïtienne autrement.

Le Carnaval National, une occasion pour Gonaïves de renaitre de ses cendres
Que restera-t-il pour Gonaïves après le Carnaval National ? A cette question du Journaliste Romney Cajuste de Radio Minustah FM lors de l’émission « La vie dans la Cité », réalisée aux Gonaïves quelques jours avant le Carnaval, le maire de la Ville, M. Steeven Saint-Fleur a répondu : « Ce qui est important pour nous en ce moment, c’est comment Gonaïves peut-il renaitre de ses cendres après le Carnaval National, suite aux retombées économiques, c’est comment la ville peut-elle se propulser ?

Dans une note acheminée à la salle des nouvelles de Haïti Press Network, le bureau de Communication de la Présidence a fait savoir que : « Cette grande manifestation populaire a occasionné des retombées positives en termes d’infrastructures routières pour le département de l’Artibonite.

L’Administration Martelly a en effet  décaissé cinq millions de dollars américains pour construire ou réparer certaines rues et réhabiliter certains sites touristiques dans la quatrième ville du pays…»

A noter que la ville des Gonaïves a connu en moins de 5 ans, soit en septembre 2004 et en aout 2008, deux grandes périodes cycloniques qui ont emporté plus de 2000 de ses habitants et ravagé son agriculture.

Après la proclamation de l’Indépendance le 1er janvier 1804, la Villle vient de connaitre un deuxième grand événement, le Carnaval National 2014, dont le thème a été : « Tet  Kole pou Ayiti pi djanm ».

Comme pour reprendre la légende de notre bicolore : « l’Union fait la force ! »

La Cité de l’Indépendance tente de se relever. C’est une évidence. Pourtant, à travers les rues et certains bâtiments de la Ville, on peut encore remarquer les séquelles physiques des dernières catastrophes.

Mais combien de temps et d’événements de cette envergure faudra-t-il aux Gonaïves pour vraiment renaitre de ses cendres ?


Jean Jul Désauguste

Hpn, Cap-Haitien

 

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