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Haïti-musique:Il y a vingt ans disparaissait Georges Lys Hérard, pionnier du hip-hop haïtien

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Il  y a vingt ans disparaissait Georges Lys Hérard, Master Dji, pionnier et maître-à-penser du hip-hop haïtien. Il est considéré comme le rappeur le plus créatif de l’histoire de la musique haïtienne et l’un des  plus grands MC, DJ et animateurs dans le monde de la radio en Haïti. (Guilloteau François)



Parti trop tôt, le père du Rap « Kreyol » a, en effet, été emporté le 21 mai 1994 par une longue maladie. Il venait d’avoir 33 ans. Ce DJ, issu d’une famille plutôt aisée de Port-au-Prince, était l’incarnation de l’homme de média par excellence, un messager qui, à travers ses textes, interpellait le public  avec un verbe fluide qui emballait, toutes générations confondues.

C’est notamment à Radio Port-au-Prince, propriété de son père, feu Robert Hérard, que le rappeur-animateur a initié les Haïtiens à ce courant musical avec des tubes venant principalement des États-Unis et de la France. « Tan’n pou tan’n » (appel à la patience), va devenir le premier gros hit du rap haïtien des années 80.

Deuxième lauréat du prestigieux Concours «  Prix Découvertes RFI » de Radio France Internationale avec « Sispann » (arrêter les cachoteries) en 1987, Master Dji a produit par la suite avec les meilleurs jeunes rappeurs de l’époque dont Supa Denot (auteur du hit « Nwèl nan Wel ou » -Halte, Noël est là-), Elyrac, T.Bird, Francky Connection, l’album « Haïti Rap & Ragga qui »  est incontestablement un riche répertoire musical pour le Rap « Kréyol ».

Son œuvre comprend plusieurs titres dont « Politik Pam »  (ma politique), une musique dans laquelle il a su, de manière habile, récupérer et populariser la fameuse phrase prophétique « Il faut que quelque chose change » prononcée par le Pape Jean-Paul II lors de sa visite en Haïti le 9 mars 1983 en présence du président à vie à l’époque, Jean-Claude Duvalier, qui allait perdre le pouvoir trois ans plus tard.

Comme Disc-jockey et animateur, Master Dji n’avait d’égal que lui-même. Son matinal inoubliable  sur Tropic FM  « La Jungle Tropicale » a battu un record d’audience absolu à Port-au-Prince au début des années 90 et s’était révélé un véritable succès. Cette émission reste et demeure l’une des matinales les plus populaires d’Haïti de tous les temps.

Le MC haïtien a connu une brillante carrière. Il était animateur   de  « 5e Dimension », l’une des boites de nuit les plus convoitées de Paris. Il a collaboré notamment avec Radio France Internationale,  Radio Nova, Radio  Africa # 1, Radio Métropole, Télé Haïti et il est d’ailleurs l’un des rares haïtiens sinon le seul à travailler dans une station nipponne, CJFM au Japon.

Master Dji multipliait les projets et l’une de ses plus belles réalisations a été le lancement du journal Tap Tap Magazine dont il a été le directeur de publication. Ce supplément du journal Le Nouvelliste réalisé avec une belle brochette de collaborateurs talentueux, comme Ralph Boncy, Raphael Fequière, Fritz Gérald Calixte, Elie Jean, Marc Guillaume Lubin, Georges Léon Émile, constituait une référence sûre  pour le showbiz haïtien et en particulier pour le monde culturel.

20 ans après sa mort, l’influence des œuvres musicales de Master Dji sur le Rap reste intacte  sur les jeunes rappeurs et s’il y a un qui s’est révélé un grand disciple de Maître Georges c’est sans doute le jeune haïtien de la Guadeloupe qui vit actuellement en France Wendyyy Traka.

Ce dernier qui ne craint aucun rappeur fait preuve d’une grande maturité artistique et s’inscrit dans la continuité de Master Dji qui continue encore de marquer les esprits 20 ans après sa mort.

 

 

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