Le poète haïtien Anthony Phelps, célèbre pour ses textes et notamment pour le poème « Mon pays que voici » a refusé d’accepter une distinction offerte par le président Michel Martelly et veut voir Duvalier traduit en justice.
Dans une lettre qui circule sur le net le poète qui se trouve à Paris a réagi au prix offert à l’occasion de la foire du livre le 7 juin dernier. Surpris de l’annonce, Phelps a refusé dans la note suivante.
« J'ai lu, avec étonnement, dans Le Nouvelliste, que j'ai reçu un hommage in abstentia, du président Martelly. Le 4 juin dernier j'ai reçu un courriel, m'annonçant que je serais honoré, en compagnie d'un groupe d'écrivains, par le président Martelly, et que je devrais prévoir quelqu'un pour me représenter. Ce courriel qui n'était pas envoyé par le bureau de la présidence, ne disait pas à quelle occasion devait avoir lieu cette cérémonie. Sans plus de précision, j'ai décliné l'invitation par courriel. De toute façon je ne saurais accepter un hommage en temps qu'auteur de ‘’MON PAYS QUE VOICI’’, tant et aussi longtemps que Jean Claude Duvalier ne sera pas traduit en justice ».
ANTHONY PHELPS
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