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Haïti-Société-Culture: Où irons-nous ce week-end ? (Coup de gueule)

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À Port-au-Prince, les week-ends se suivent et se ressemblent. Depuis plusieurs années, les activités de divertissement sont en nette régression. Seules activités qu’on peut mettre dans son agenda pour les week-ends et les jours de congé restent : les restaurants, les clubs et la plage.

Par Fédrick Jean-Pierre



En effet, depuis un certain temps, se rendre au cinéma ou se donner des moments de détente à travers un spectacle théâtral, un concert digne de son nom pour ne citer que ceux-là, sont des activités rayées sans le vouloir de notre agenda.

Les restaurants, lieu de divertissement ?
Récemment, lors des États généraux de l’investissement en Haïti, un économiste eut à dire : « En Haïti, nous vivons comme des végétaux ». Il a voulu dire par là, que l’Haïtien, ces dernières années, ne dispose d’aucun espace de loisir, sauf les restaurants qu’on en fait malencontreusement un. Le jeune haïtien ne fait que travailler et manger bon gré, mal gré. D’où se développe la « bedaine », un phénomène, remarque-t-on, où les jeunes deviennent des « ventrus ».  

Les espaces des « fast-foods » ne peuvent plus contenir de jeunes qui se donnent rendez-vous tous les week-ends. Parfois, ces jeunes sont obligés de consommer même après avoir déjà fait le plein chez eux.

Les restaurants et les bars pullulent dans toute la capitale et certaines villes de province. C’est devenu le nouvel espace de rencontres pour certains jeunes. Ces derniers se stationnent dans ces resto-bars à longueur de journée.

Les clubs pour les fêtards de nuit, mais interdits au moins de 18 ans
Dès que vendredi soir arrive, les clubs sont remplis de gens qui viennent se relaxer après une semaine de dur labeur ou d’études. Au son des DJ (Disque-Jockey), l’animation dure toute la nuit.

À cause du commissaire du gouvernement, Jean Renel Sénatus qui se donne pour mission de veiller au respect des normes, les clubs qui se trouvent près des zones résidentielles ne peuvent pas trop bien fonctionner ; et surtout les jeunes en-dessous de 18 ans ne peuvent pas prendre part à ces genres d’activités, sinon le commissaire, couramment appelé « commissaire Zo kiki », les interpellera.

Ces derniers mois, les bals sont aussi en nette régression. Une situation liée quelque peu à nos groupes musicaux qui produisent très peu de nouveaux albums. Exemple : le dernier album de Carimi remonte à novembre 2009, celui de T-Vice date de 2010. Les fans ne sont pas trop intéressés à venir danser du déjà vu et entendu « bouillon réchauffé ».

La plage pour ceux qui ont plus de moyens financiers
Plusieurs familles prennent la direction des plages le week-end, l’une des rares destinations qui nous restent pour se divertir. Étant en dehors de la capitale, on ne peut oser se rendre à la plage tous les week-ends. Cela risque de se couter les yeux de la tête pour payer l’essence, l’accès à l’espace et se restaurer.

À un moment où les plages d’Haïti sont mises en valeur, grâce aux différents programmes du ministère du Tourisme pour attirer les touristes locaux et internationaux, les week-ends à la plage figurent parmi les activités de relaxation très répandus ces derniers temps.

Les places publiques, vive la relocalisation des sans-abris
Depuis quelques mois, certaines places publiques, qu’hébergeaient les déplacés du séisme du 12 janvier 2010, sont vidées de leurs occupants. On commence par remarquer, de nouveau, des jeunes qui se réunissent dans ces lieux.

À quand le retour des salles de cinéma à Port-au-Prince ?

Depuis déjà plusieurs années, aucune salle de cinéma n’est disponible à Port-au-Prince. Alors que dans les années 80, il y en avait une trentaine. La situation d’aujourd’hui est grave pour des jeunes qui veulent se divertir.

Les deux dernières salles qui restaient jusqu’en 2009, ont fermé leurs portes bien avant le séisme du 12 janvier 2010.

A l’heure où le cinéma veut passer du système 3D (images en 3 dimensions) au 4D, Haïti n’a même pas une salle de 2D. Pour voir les derniers films d’Hollywood, il faut supporter le bootlegger en achetant des DVD piratés dans les rues afin de faire son propre cinéma chez soi. Dans le cas contraire, il faudrait attendre patiemment la diffusion de ces films sur les chaines des petits écrans de la place, qui n’ont pas toujours un programme adéquat.

Avec toutes les frustrations liées aux problèmes économiques et socio-politiques dont subissent les Haïtiens, l’État doit penser à créer des espaces de divertissement pour le bonheur de plus d’un, particulièrement les jeunes. Surtout qu’on est déjà en été, donc la question à se poser : que ferons-nous durant les vacances ?


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