Poète, actrice et chanteuse à succès dans la communauté haïtienne de New-York, Jocelyne s’était mise à chanter juste après les propos introductifs de Max Antoine, un de ses proches et les mots de bienvenue du directeur de l’Enarts (Ecole Nationale des Arts), M. Philippe Dodard, qui a fourni à l’artiste trois brillants percussionnistes issus directement de cette école d’art .
Un récital de poèmes en créole et français réalisé par Jocelyne a comblé l’assistance, venue ouvrir son week-end dans le cadre agréable de la Réserve. Souveraine dans ses gestes et sa voix, la diva a chanté quelques unes de ses meilleures chansons gravées sur son deuxième album: Yon chans. La chanteuse a incarné avec force le bicolore bleu et rouge, les espérances de la jeunesse, la solidarité, le dialogue, la famille.
Les trois joueurs de tambour de l’Enarts comme invités de cette soirée, ont accompagné la chanteuse dans ses interprétations des chansons du répertoire populaire haïtien. Des couples pris par l’ambiance de la fête ont esquissé quelques pas de danse. Un membre du personnel du resto, lui-même tambourineur, ne pouvait s’empêcher d’offrir une brève performance de tambour et d’attirer ainsi la grande sympathie du public.
Déjà à travers son premier album intitulé « Ayiti, reyalite m’ », l’artiste avait pointé du doigt les déconvenues de son île chérie, prisonnière de l’engrenage du non-développement. La chanteuse ornée et parée comme au temps taino a procédé ensuite à la dédicace de son tout nouvel album qui compte une douzaine de chansons telles que: Drapo sa, La vie c’est ça, Kwa libete m, Jenès peyi m, Yon chans, ect.
Des musiciens de marque se sont associés à l’album. On peut citer Chico Boyer, Alrich Jean, Jean Dorcé, Robenson Jean Baptiste, Robert Charles. Didier Clermont, le fils de l’artiste, s’était chargé des arrangements de l’album.
Dominique BATRAVILLE
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