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Haïti-Économie : La gourde dévalue, prix élevés, population à genoux, autorités au pied du mur

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Les prix des produits et de services sont élevés à une dimension vertigineuse. Aujourd’hui, un dollar américain vaut plus de 50 gourdes. Des économistes parlent même de la hausse du coût de la vie. C’est-à-dire, les prix qui étaient déjà trop élevés ont connu encore ces derniers jours, une forte révision à la hausse. La majorité de la population, notamment les petites bourses sont dans l’expectative et ne savent à quel saint se vouer, pendant que l’État ne dit mot, a constaté Haiti Press Network.

 

Le faible contrôle des prix, le développement sans cesse croissant du secteur informel, le manque de contrôle des structures tarifaires, alimentant ainsi la contrebande et renforçant le manque à gagner des recettes fiscales, sont des facteurs considérés par des spécialistes comme problématique au système économique haïtien. S’ajoutent, à ceux-là, des problèmes liés au processus électoral qui assombrissent encore davantage le tableau économique du pays.

Dans un tel contexte, beaucoup de gens pensent que la problématique de la montée du coût de la vie a atteint des proportions inégalées et continue à créer des remous dans la société.

Classée régulièrement parmi les priorités des décideurs étatiques, cette problématique révèle un contraste où il semblerait n’exister, dans le cas d’Haïti, aucun mécanisme de contrôle des prix de la part des décideurs étatiques.

Une situation qui s’aggrave, avec la gourde qui franchit de nos jours, la barre des 50 gourdes et plus pour un dollar. Du jamais vu dans l’histoire de l’économie haïtienne, jugent des économistes qui dénoncent cette dépréciation de la gourde qui n’est pas sans impacts négatifs sur la vie de nombreuses familles.

La vie dans les marchés publics

Dans les marchés de Port-au-Prince et en régions, les vendeurs ont beau crier pour attirer les clients. Mais les acheteurs se font rares. Et les affaires ne sont pas roses, devant l’étalage de Sandrine et de Rosemonde, respectivement vendeuses de vêtements et de produits alimentaires.

« Tout ce que nous voulons c’est la baisse des prix, notamment les produits de première nécessité. C’est trop pour les Haïtiens », déplore Sandrine. Pour Rosemonde, de son côté, il y a trop de promesses du gouvernement pour peu de réalisations. « Où sont passés les investissements préconise-t-on dans l’agriculture pour la promotion de la production locale », s’interroge-t-elle sourire crispé.

Pour un étudiant qui manifestait dans les rues de Port-au-Prince, le mardi 9 juin, aux côtés de ses camarades de la faculté d’Ethnologie contre la faim et le cout élevé de la vie, ce n'est pas à la population de payer les errements du passé des autorités qui se sont succédé.

« Ceux qui ont mal géré le pays et fait des détournements, ceux qui ont commis des crimes économiques doivent être poursuivis afin de rembourser à l’État haïtien ce qu’ils ont empoché. Cela pourrait contribuer au changement du quotidien des Haïtiens», croit Fénelon Tulien, étudiant en sociologie.

Dans ce contexte électoral où l’État semble perdre le contrôle de tout sur le marché local, les prix des produits sont fixés selon le vœu des marchands et des marchandes qui évoluent notamment dans le secteur informel, nous confie Rosalvo.

Selon cet homme qui aide sa femme au marché informel de Pétion-Ville, les prix des produits, particulièrement de première nécessité, ont pris une nouvelle ascendance avec la dépréciation de la gourde par rapport au dollar.

« Nous ne savons plus quoi faire. Nous achetons trop cher chez les grossistes. Et les clients ne veulent pas le comprendre », marmonne Elsie, conjointe de Rosalvo qui se plaint, à l’instar de tant d’autres membres de la population, de la course effrénée du coût de la vie, engendré surtout par l’inflation.

« Les prix des produits grimpent en un laps de temps. Alors que les autorités constituées font la sourde oreille. Les élections semblent devenues la seule chose qui leur occupe l’esprit», s’obstine une marchande qui attire l’attention en passant sur les prix du transport en commun qui risqueraient d’augmenter, si le gouvernement se verrait dans l’obligation de réviser à la hausse, le prix du gallon de l’essence dans les pompes.

 

Alix Laroche

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