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Haïti-Vie chère : Des citoyens crient famine!

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L’existence en Haïti devient de plus en plus un fardeau. En témoigne, cette  misère dans laquelle patauge les familles haïtiennes en ce début 2016.  Le pouvoir d’achat des ménages baisse considérablement. Les paniers des ménagères connaissent ces derniers temps moins de produits que d’habitude. De nombreuses personnes s’en plaignent. Les autorités ne font rien que de vagues rappels sur l'inflation,  une situation déjà connue de tous, constate Haiti Press Network.

Pères et mères de famille, adultes, vieux, jeunes et moins jeunes essaient chaque jour, en vain, de sourire malgré cette situation frustrante et angoissante qui affecte énormément les populations les moins nanties du pays, où la précarité des conditions de vie choque et frustre.

L’inflation ne cesse de grimper. Les produits aussi, notamment ceux de première nécessité. Plus de 60 gourdes pour un dollar américain, pris en otage par des clics du pouvoir économique. Certaines personnes pensent que le manque de production nationale en est responsable. La classe moyenne n’existe presque plus. Les complaintes et les gémissements sont légions. Les ennuis de ceux et celles qui, bon gré mal gré, se débrouillent pour survivre, se multiplient par des sollicitations par-ci et par-là de chômeurs et de gens quémandant de la charité.

« Si vous ne vous rendez pas au marché, vous n’allez pas comprendre la réalité. Il faut s’y rendre pour comprendre l'indignation des citoyens. Une situation qui n’épargne ni marchandes ni acheteurs. La vie est trop chère. Alors que les revenus demeurent intacts », nous explique Marie-Lynn, une mère de famille avisée qui opinait sur la cherté de la vie.

D’après elle, si la dégringolade de la gourde par rapport au dollar continue, aucune révision à la baisse du coût de la vie n’est possible », pense-t-elle, craignant que la misère noire n’engendre davantage l’insécurité dans le pays.

Au marché informel de Pétion-Ville

Un coup d’œil au marché public informel de rues à Pétion-Ville nous a permis d’avoir une idée de cette montée vertigineuse des prix de quelques produits de première nécessité. Le plus petit sac de riz étranger ayant 4 marmites et demi se vend à 675 gourdes, une marmite de 5 livres d’haricot noire se vend à 375 gourdes, un gallon d’huile de cuisine se vend dépendamment de la qualité entre  325 à 375 ou 450 gourdes pour ne citer que ces produits.

« Les prix grimpent sans cesse. De nombreuses personnes ne peuvent même pas manger une fois par jour. Entre-temps, les autorités ne s’occupent que de la politique », s'indigne une marchande de produits de première nécessité interrogée par HPN.

Face à une telle situation, de nombreux observateurs plaident pour la libération du dollar. Une vraie révision à la baisse de cette monnaie, croit plus d’un, devrait avoir un impact positif sur la vie des milliers de familles et des millions de gens sans secours, dont l’existence est caractérisée depuis des lustres par le chômage, la vie chère, la pauvreté, l’indigence, l’angoisse et le désespoir.

Texte: Alix Laroche

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