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Haïti-Économie : Pourquoi l’industrie d’assemblage chute-elle?

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Les 92 usines d’assemblage qui existaient seulement à Port-au-Prince dans les années 70, sont passées aujourd’hui à une trentaine, informe Hans Garoute, entrepreneur et président fondateur de l’Institut national pour le développement et la promotion de la couture (Indepco). Il explique la faillite enregistrée dans cette filière par un manque de vision des gens impliqués dans le secteur.



Hans Garoute n’est pas passé par quatre chemins pour laisser comprendre que la chute de la production nationale, notamment le secteur d’assemblage, est due à un manque énorme de vision que souffrent les industriels haïtiens qui évoluaient dans le secteur.

Selon l’entrepreneur, ces derniers ont passé près de 30 ans à produire uniquement à leurs profits personnels pour les grands industriels nord-américains, sans toutefois penser mettre sur pied, au moins une école de formation des ressources humaines en techniques industrielles.

« Les changements internationaux ayant chambardé l’industrie textile dans le monde, notamment aux États-Unis, les grandes industries américaines étaient empêchées d’envoyer de commandes en Haïti. Et, voilà les industriels haïtiens n’étant pas préparés pour continuer la production par leurs propres initiatives, se voient dans l’expectative », fait-il comprendre.

Donc, nombreux de ces industriels en chute libre sont plutôt passés au fil des années, de la production pour le compte de l’industriel étranger, à l’importation des produits de toutes sortes un peu partout à travers le monde, en vue de les revendre.

D’après le fondateur de l’Indepco, les industriels haïtiens, souffrant d’une carence certaine de vision pouvaient pourtant monter un établissement qui puisse fournir des mécaniciens, des gestionnaires de production et des responsables de qualité qui, dit-il, se révèlent de véritables métiers.

« Aujourd’hui, pour ce qui reste du secteur d’assemblage en Haïti, on est obligé d’importer de Saint-Domingue, des Philippines et du Costa-Rica, des techniciens en gestion de production ; en contrôle de qualité ; mais aussi des mécaniciens.   

Hans Garoute dit vouloir parier n’importe quoi, en dépit des chantages de part et d’autre, que dans cinq ans, on ne parviendra pas à créer 10 000 emplois au Parc industriel de Caracol, faute de déficit de techniciens et de cadres moyens locaux évoluant dans ce domaine. « Haïti n’a que des ouvriers », soutient-il.

Soulignant que l’industrie textile constitue la deuxième industrie la plus importante dans le monde, M. Garoute croit cependant, que ce secteur peut fournir beaucoup d’argent. Néanmoins, poursuit-il, il faut s’organiser en structures solides et sérieuses pour capter le marché.

D’ailleurs, fait-il savoir, son expérience avec Indepco s’est toujours révélée fructueuse. La dernière production de ce réseau de couturiers dans le cadre d’un projet de contrat avec l’État haïtien, remonte à 1 800 000 uniformes, confie-t-il.

Soulignons que Hans Garoute a été l’invité d’honneur vendredi dernier, dans le cadre de l’initiative de CEDEL Haïti, dirigé par Rock André, dont l’objectif vise à réunir des entrepreneurs et des aspirants entrepreneurs au Break Times restaurant pour parler affaires.

 



Texte et photo : Alix Laroche
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