• Augmenter la taille
  • Taille par défaut
  • Diminuer la taille

Haïti-Élections: L’OPL et Repons Peyizan se positionnent face à la conjoncture politique actuelle

Envoyer Imprimer PDF
Note des utilisateurs: / 0
MauvaisTrès bien 

Interrogés, Par HPN, sur la situation politique du pays, le dirigeant de l’OPL et celui de Repons Peyizan, qui ont signé l’accord El Rancho, ont des positions contrastées. L’un, s'inquiète de la détérioration de la crise actuelle, et l'autre croit que tout va bien du côté de l’Exécutif. Cependant, les deux dirigeants ont invité les signataires de l'accord, à entendre raison et à respecter leur engagement.

 

Le coordonnateur national de l’Organisation du peuple en lutte (OPL), Sauveur Pierre Etienne, joint au téléphone par HPN, presse les membres de la commission de suivi de l’accord El Rancho à prendre des mesures urgentes pour dresser un rapport sur l’évolution de la situation et l’acheminer à la médiatrice pour des suites nécessaires afin, dit-il, d’éviter le « pire » dans les prochains jours.

« Le président Martelly n’a pas le droit de décider de [faire appliquer] ou d’appliquer l’article 12 de l’accord El Rancho. C’est à la médiatrice qu’il revient de constater les problème et de prendre toutes les décisions qu’il faut », précise le professeur Etienne.

Dénonçant l’attitude [autoritaire] du président Martelly dans la gestion de la crise, le dirigeant de l’OPL, qui s’est toujours positionné en faveur du respect de l’accord El Rancho, se réfère au document même qui, précise-t-il, ne donne de mandat à aucune des parties signataires de décider quoi que ce soit, en cas de blocage.

Selon Sauveur Pierre Etienne, l’Exécutif est à la base de la nouvelle crise, car le chef de l’État ne veut pas respecter ses engagements ni assumer ses responsabilités.

« C’est l’Exécutif qui doit donner le ton. Le président doit envoyer le signal en remplaçant  au moins un de ses représentants, décrié, au Conseil électoral provisoire. Le président Martelly n’a pas à attendre que les deux autres pouvoirs font le premier pas. Son attitude laisse à désirer ».

Et pour résoudre le problème, le professeur Etienne propose que chacun des trois pouvoirs puissent remplacer deux de leurs trois représentants au sein de la machine électorale.

Le coordonnateur national du parti Repons Peyizan, Fednel Monchéry, membre du Consortium national des partis politiques, qui supporte l’administration Martelly, est d’avis contraire en ce qui à trait à l’agissement du chef de l’État dans la crise.

« Étant un des acteurs qui ont signé l’accord El Rancho, le président Maretelly a respecté les engagements pris lors du dialogue. Il a publié des lois, les noms des juges de la Cour des comptes, etc. et il a confirmé ouvertement les représentants de l’Exécutif au sein du CEP », indique Fednel Monchéry.

Il a dénoncé, du coup, les six sénateurs minoritaires au grand corps qui bloquent le vote de l’amendement de la loi électorale.

Le leader de Repons Peyizan, lui, croit, plutôt, que « c’est le Sénat qui provoque la nouvelle crise en refusant de modifier la loi électorale 2013, alors le Parlement à pris l’engagement pour avancer sur la voie des élections en signant l’accord El Rancho. »

Pour trouver une issue à la crise, Fednel Monchéry, lui, invite les acteurs à continuer avec le processus du dialogue, qui selon lui, peut aider les protagonistes à résoudre le problème.

 

Sylvestre Fils Dorcilus

 

Bannière

Facebook

FOR USA & CANADA RESIDENTS ONLY


To receive HPN tweets on your mobile
USA ---> SEND : follow hpnhaiti | to : 40404
CANADA ---> SEND : follow hpnhaiti | to : 21212

 

Follow hpnhaiti on Twitter