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Haïti-Élections : L’opposition politique cherche-t-elle querelle ?

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La prestation de serment, le vendredi 18 juillet, et l’installation (lundi) des quatre nouveaux conseillers électoraux, ne portent pas l’opposition politique et le groupe de six sénateurs en opposition au pouvoir à changer d’avis sur la formation du Conseil électoral provisoire.

 

 

Les sénateurs Moïse Jean-Charles et Jean-Baptiste Bien-Aimé, tous deux membres du groupe des six, qui exigeaient le respect strict de l’article 289 de la Constitution de 1987 et amendée le 9 mai 2011, continuent d'exiger haut et fort l’application de cet article pour qu’ils puissent reconnaitre l’existence de l’actuel CEP.

« Notre position reste inchangée. Il faut que l’on respecte la Constitution qui trace les critères de mise en place du Conseil électoral. Ne nous demandez pas de violer la loi mère du pays », a riposté, dans les médias, Moïse Jean-Charles, peu de temps après l’installation des nouveaux membres du CEP rendent complet l’institution.

Pour sa part, le sénateur Bien-Aimé croit que sans l’application de l’esprit de l’article 289 de la Constitution pour créer le Conseil électoral provisoire, le processus ne va nulle part.

Sans un CEP crédible et inspirant confiance, selon les deux parlementaires, le Sénat de la République ne va pas voter les amendements de la loi électorale 2013, qui ont été proposés par le chef de l’Exécutif Michel Joseph Martelly.

L’amendement de la loi électorale 2013, dont la Chambre des députés l'a déjà voté, est indispensable pour l’actuel conseil électoral pour organiser les prochaines élections, car il y a une grande incompatibilité entre certains articles et le mandat du CEP.

Pourtant, le Parlement de la République avait clairement soumis au président Martelly le nom de Max Mathurin (nouveau) et a reconfirmé ceux de Pierre Simon Georges et Néhémie Joseph pour le représenter au Conseil électoral provisoire.

Des Partis politiques de l’opposition (au nombre de six), signataires d’un communiqué conjoint à la fin de la semaine écoulée, ont, eux aussi, critiqué la façon dont on procède pour mettre en place le Conseil électoral.

« Il faut un CEP crédible et qui inspire confiance… pour organiser les élections dans le pays. Nous n’allons pas participer à des joutes dans des conditions douteuses », ont réagi les représentants des partis de l’opposition, entre autres, Fanmi Lavalas, Mopod, Kontra Pèp la…

Face à la position [extrémiste] affichée par ces parlementaires et les Partis politiques de l’opposition, des proches du pouvoir estiment que, par leur attitude, ces derniers cherchent querelle là où il n’y en a pas.

« Je ne comprends pas le bien fondé de leur position. Ils avaient souhaité que le CEP soit complet pour qu’ils intègrent le processus électoral. Cela s’est fait maintenant, malgré tout ils continuent de créer des problèmes non justifiés… car ils sont à bout d’argument », ont répliqué des dirigeants de partis pro-gouvernementaux.

Dénonçant l’opposition politique de vouloir boycotter les élections, les proches du pouvoir appellent le CEP à redoubler d’efforts pour organiser les compétitions électorales aux dates prévues, soit le 26 octobre et le 28 décembre de l’année en cours en vue de renouveler le personnel politique et éviter un chaos au pays.

 

Sylvestre Fils Dorcilus

 

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