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Élections : « Il faut arrêter Sophia Martelly pour usage de faux », selon le sénateur Bien-Aimé

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Malgré l’agrément du Bureau du contentieux électoral départemental (BCED), la candidature de la première dame au Sénat, continue de soulever des réactions et des contestations de part et d’autre. Se basant sur des arguments solides, le sénateur de la République, Jean-Baptiste Bien-Aimé, réclame l’arrestation de Sophia Martelly par la Justice haïtienne pour, dit-il, usage de faux.

 

Pour avoir renoncé, rien que le 31 mars 2014, après 50 ans de jouissance de la nationalité américaine, le sénateur Jean-Baptiste Bien-Aimé estime que la première dame avait fait usage de faux pour pouvoir voter en 2010. Pour cela, réclame-t-il, Sophia Martelly devrait être poursuivie en justice pour association de malfaiteurs.

« Il est clair que la population avait vu à la Télévision nationale d’Haïti (TNH), que Mme Sophia Martelly accompagnée de ses enfants, voter son mari au lycée de Pétion-Ville, au moment des élections en 2010. Où est-ce qu’elle avait pu trouver la Carte d’identification nationale (CIN), servant également de carte électorale, alors qu’elle était américaine ? », s’interroge Bien-Aimé, insinuant au passage que Mme Martelly avait fait usage de faux.

De poursuivre : « s’il y a eu des personnes qui l’avaient accompagnée comme témoins pour retirer cette carte électorale, elles sont considérées comme faisant partie d’une association de malfaiteurs. De ce fait, l’on déduit que Sophia Martelly est aussi de cette association de malfaiteurs », soutenant que l’action publique devait être mise en mouvement contre la première dame disant, sur la présentation d’un document, avoir renoncé à sa nationalité américaine en 2014.

D’autre part, ajoute Jean-Baptiste Bien-Aimé, Sophia Martelly ne pouvait s’inscrire comme étant candidate au Sénat, sans la présentation de sa carte électorale qui pourrait-être, laisse-t-il comprendre, celle avec laquelle elle avait voté en 2010.

S’appuyant sur ces arguments, le sénateur Bien-Aimé demande au Conseil électoral provisoire (CEP) d’écarter purement et simplement Mme Sophia Martelly dans la course électorale.

Pour sa part, « Rasin kan pèp la » a exprimé aussi ses préoccupations par rapport à la présence de Mme Martelly, agréée par le Bureau du contentieux électoral départemental (BCED) à prendre part à la compétition électorale.

« Rasin kan pèp la » qualifie d’immorale et sans étique, la décision politique, dit l’organisme, du BCED, tenant compte de tous les soupçons qui pèsent sur le dos de Mme Martelly.

« La démarche de Sophia Martelly qui, normalement, devait avoir décharge pour avoir géré des fonds de l’État, s’inscrit dans la perspective d’établir une dynastie en Haïti. C’est un test. Mme Martelly ne s’intéresse pas vraiment au Sénat, mais à la présidence d’Haïti après avoir été pendant environ 50 ans américaine», dénonce un représentant de « Rasin kan pèp la » qui intervenait sur les ondes de radio Signal FM.

Cet organisme politique exhorte le Conseil électoral provisoire (CEP), le Bureau du contentieux électoral national (BCEN), à ne pas agir à l’instar du BCED. « Tout le pays attend que le BCEN donne carnet à Mme Martelly. Sinon, la tenue des élections sera impossible dans les jours à venir », conclut « Rasin kan pèp la ».


Alix Laroche

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