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Haïti-Réactions post-électorales : Clarens Renois triste et indigné du fiasco électoral

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Exprimant ses impressions par rapport au scrutin du dimanche 9 août 2015, émaillé de grands désordres, d’incidents violents, de bourrages d’urnes, de fraudes et d’irrégularités, M. Clarens Renois, candidat à la présidence sous la bannière du parti Union nationale pour l’intégrité et la réconciliation (UNIR), dit assister le déroulement de ces élections avec beaucoup de tristesse et d’indignation, lors d’une intervention, ce mercredi 12 août, sur les ondes de radio Caraïbes.

« Ce ne sont ces genres d’élections que nous souhaitons pour le pays en 2015. Ce n’était pas non plus ce que nous avons espéré après 4 années de retard électoral, de turpitudes, de palabres et d’attente d’un pouvoir qui se montrait incapable d’organiser des élections crédibles dans le pays », déclare Clarens Renois, indiquant au passage être indigné comme tant d’autres citoyens et citoyennes par rapport à ce qui s’est passé dimanche dans les centres de vote.

Contrairement au président du Conseil électoral provisoire (CEP), Pierre-Louis Opont qui tentait de se dédouaner du désordre électoral observé un peu partout dans la journée du dimanche, Clarens Renois rend responsables tous les acteurs, y compris les conseillers électoraux, chargés de l’organisation de cette compétition électorale pour laquelle près de 18 millions de dollars américains ont été déboursés.

Pointés également du doigt dans la responsabilité du désordre électoral, les acteurs directs du processus, à savoir : les candidats, les partis politiques et les électeurs, indique-t-il.

« Ce fiasco ne peut pas être la responsabilité d’une seule personne. Il y a eu une volonté peut-être à ne pas vouloir délivrer les badges d’accréditation des mandataires à temps. Nous souhaitons que les responsables de la machine électorale tirent leçons de toutes les failles pour une plus meilleure organisation des prochaines élections », a-t-il dit, soulignant que la police, malgré sa faiblesse, s’est montrée à la hauteur le jour du vote.

Quant à la communauté internationale qui parle de la réussite de ces élections législatives à l’instar des autorités haïtiennes, sauf le chef du gouvernement, Evans Paul qui a évoqué le mot « soulagement », l’aspirant au fauteuil présidentiel l’a appelée à la raison.

« Pendant que la presse étrangère qui était sur le terrain montre les accrocs et les désordres qui ont caractérisé ces joutes, la communauté internationale elle avoue le contraire. Je pense que ce n’est pas juste », souligne le journaliste senior qui s’est converti aujourd’hui en politicien actif.

M. Renois appelle par ailleurs les autorités, notamment le Premier ministre Evans Paul à ne pas banaliser ce qui s’est passé aux élections du dimanche, en utilisant des mots comme « soulager »,  mais plutôt à agir avec rigueur afin d’éviter le pire à l’avenir.

« Je pense que la politique n’est pas réservée seulement aux gens coquins et malhonnêtes. Je crois qu’il y a encore une chance pour pouvoir renverser la tendance dans ce pays », a soutenu M. Renois.

Notons que le candidat à la présidence, Clarens Renois avait invité en vain, les partis politiques et les candidats à faire une coalition afin de favoriser des élections un peu plus équitables et équilibrées. Mais un appel qui reste jusqu’à date sans succès. Sauf l’ex-sénateur et candidat à la présidence, Steeven Benoit qui avait répondu à l’invitation, suivi de M. Mathias Pierre qui, lui, était offusqué de la façon dont l’invitation a été faite.


Alix Laroche

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