Haïti-Élections : Les six candidates en course pour les législatives signent un protocole d’entente

Lundi, 29 Février 2016 10:37 AL/HPN Nouvelles - Elections
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Au terme d’une retraite de trois jours qui a débuté, le vendredi 26 février, à l’hôtel Mandarine (Cayes), sous les auspices du Collectif féministe Fanm Yo La, les six candidates encore dans la course pour le Parlement ont signé, dimanche, un accord appelé « Accord Mandarine », a constaté sur place Haiti Press Network qui était de passage dans le Sud, ce week-end.

 

 

A travers cet accord, les candidates ont trouvé un consensus autour de deux objectifs principaux. D’abord, s’unir et se soutenir mutuellement en vue d’une présence minimale des femmes à la 50e législature et, ensuite défendre les intérêts de leurs communautés à travers leur rôle constitutionnel par le vote des lois et le contrôle de l’état.

En signant cette déclaration d’engagement, les candidates affirment respecter les lignes idéologiques de leur parti politique respectif tout en portant les revendications sur les besoins pratiques et les intérêts stratégiques des femmes.

Les six candidates ayant signé l’Accord Mandarine sont Guerda Benjamin (candidate à la députation Savanette-APLA), Ogline Pierre (députation Camp-Perrin/Maniche-PHTK), Marie Gladys St-Jean Lundi (députation Jérémie-Bouclier), Judith Benoît (députation Cabaret-VERITE), Raymonde Rival (députation Cornillon APLA) et Dieudonne Numa Étienne (Sénat-Nord-PHTK).

Les candidates au second tour des législatives ont fermement condamné les violences spécifiques, les campagnes de dénigrement dont elles ont été l’objet. Selon elles, quasiment toutes les candidates ont été victime de cet état de fait. Cela a contribué à ce qu’aucune femme n’ait été élue au premier tour des élections du 9 août. Rappelons que ces scrutins étaient émaillés de violences, d’irrégularités et de fraudes.

A l’issue d’échanges et de discussions, les candidates ont formulé des recommandations à Fanm Yo La. Elles demandent aux organisations de femmes de les aider à obtenir le renforcement de la sécurité et une observation électorale accrue dans leurs zones. Les candidates réclament également des supports moraux et financiers. Le financement de la campagne est lourd, disent-elles.

Le parlement haïtien n’a aucune femme. Les candidates en lice disent compter avec le soutien de tous ceux et celles qui croient en une démocratie inclusive qui prennent en compte l’apport précieux des femmes. Elles sont confiantes et déterminées quant à leur présence à la 50e législature.

Texte et photo : Alix Laroche

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