• Augmenter la taille
  • Taille par défaut
  • Diminuer la taille

Haïti-USA-Immigration: Les mêmes droits pour les Haïtiens, plaide Marleine Bastien

Envoyer Imprimer PDF
Note des utilisateurs: / 1
MauvaisTrès bien 

Défendre les droits des immigrants haïtiens est le combat de la militante Marleine Bastien établie à Miami. 30 ans déjà qu’elle se bat que nos compatriotes aient le même traitement que les autres immigrants. Haiti Press Network l’a rencontrée dans son fief à Little Haiti, au local de son organisation Fanm Ayisyen nan Miyami (FANM).

 


Le combat de Marleine Bastien pour les droits humains a commencé, se souvient-elle, depuis sa prime jeunesse en Haïti, au Collège Bird. A l’époque, l’élève de philo s’opposait déjà au maire de Port-au-Prince qui interdisait aux élèves de la zone, dont la plupart n’avaient pas l’électricité chez eux, d’étudier sous les lampadaires du Champ de mars, l’un des rares endroits éclairés de la capitale (jusqu'à aujourd’hui).


« Nous, les élèves, étions alors allés à radio Haiti Inter pour demander au maire oὺ nous devions étudier »,  se rappelle celle qui, malgré les annees a l’air aussi passionnée et enrgique qu’à ses debuts.


Entrée aux Etats-Unis en 1981 oὺ elle a fait la connaissance du Père Gérard Jean-Juste, la native du Petite Rivière de l’Artibonite a été très tôt en contact avec les refugiés haïtiens. Son premier boulot était au centre de détention Krome (Miami) oὺ étaient enfermés des compatriotes qui, fuyant la misère atroce en Haïti, débarquaient en masse sur les côtes de la Floride au début des années 80.


La militante dit avoir remarqué très tôt l’application d’une politique de deux poids deux mesures en ce qui concerne les Haïtiens et les autres immigrants. « Tout est fait pour les garder en dehors des USA ».


Depuis lors son combat a commencé pour que les Haïtiens aient les mêmes droits que les Cubains, par exemple. Ces derniers, dès qu’ils ont touché le sol américain peuvent rester au pays et appliquer pour la résidence après un an.


« Les Etats-Unis sont un pays d’immigrés et les Haïtiens ont, comme les autres communautés d’immigrés, contribué à faire de ce pays ce qu’il est aujourd’hui. Nous avions combattu aux côtés des Américains à Savannah, les Haïtiens doivent être traités avec plus de respect », fait remarquer l’ex-candidate à la députation au Congrès américain.


« Alors que nous travaillions encore au centre de détention Krome, nous nous étions battu pour que le gouvernement américain relâche les refugiés haïtiens. Ensuite, nous avions organisé des manifestations de rues et porté nos revendications à Washington. Nous avions lutté pour que soient accordées  et aux Haïtiens la "résidence jardin" et ce qu’on appelait à l’époque la "résidence Clinton" », raconte Marleine Bastien.


Mme Bastien reconnait que des progrès ont été accomplis aujourd’hui, les Haïtiens bénéficient depuis le séisme du 12 janvier du TPS (Temporary Protection Status), un statut que l’administration américaine (démocrate et républicaine) leur avait longtemps refusé.


Maintenant que les Haïtiens ont le TPS, certains ont avancé ironiquement que la militante n’aurait plus rien à défendre. Mais c’est mal connaitre Marleine qui n’est jamais à court de cause et de combat. C’est qu’il y a tant à faire dans la communauté haïtienne de la Floride.


La présidente de FANM se bat à présent pour la cessation des déportations vers Haïti, un pays en crise qui peine à se remettre d’un violent séisme. « Dans l’état oὺ se trouve Haïti aujourd’hui, il n’est pas normal de continuer à y déporter des gens ».


L’autre combat de Marleine Bastien aujourd’hui est pour la réunification des familles haïtienne, l’application du Haitian Familly Reunification Program (HFRP).


« Beaucoup d’Haïtiens établis aux USA ont appliqué pour leurs proches en Haïti depuis 5 à 10 ans, mais ceux n’arrivent toujours pas jusqu'à entrer ici. Ils sont environ 150 000 personnes auxquelles l’administration américaine refuse un droit accordé à des immigrants d’autres pays», déplore Mme Bastien.


« Les Haïtiens sont un peuple travailleur, ils ne rechignent devant rien. Ce serait la façon la plus directe pour le gouvernement américain d’aider le peuple haïtien. Ce serait aussi alléger le fardeau de l’Etat haïtien que de permettre à ces compatriotes restés au pays de rejoindre leurs proches aux USA », plaide la militante.


L’activiste se dit entre autres déçue du président Obama qui avait déclaré qu’Haïti était prioritaire pour lui après la catastrophe du 12 janvier. « C’est vrai qu’il a accordé le TPS mais on croyait qu’il ferait d’avantage comme faire appliquer le programme de réunification des familles comme c’est déjà le cas pour Cuba qui a moins de difficultés qu’Haïti».


Enfin, la militante dit se battre pour accorder aux immigrants haïtiens la résidence permanente. « C’est vrai qu’on a obtenu le TPS, mais il faut le faire renouveler. La résidence permanente permettrait aux Haïtiens de s’établir, d’ouvrir des business ici, d’acheter des maisons », croit Mme Bastien.


Au sujet du quartier Little Haiti, qui regroupe une forte concentration d’Haïtiens en Floride, la militante politique déclare que celle-ci a pris de l’importance et aucun candidat important aujourd’hui ne peut négliger cet électorat. « Nous sommes ce qu’on appelle le "swing votes", nous pouvons décider d’une élection », avance notre interlocutrice.

Jonel Juste

Miami, Floride

 

Flash!

Actuellement Sur HPN....

Nous avons 905 invités en ligne


Facebook

FOR USA & CANADA RESIDENTS ONLY


To receive HPN tweets on your mobile
USA ---> SEND : follow hpnhaiti | to : 40404
CANADA ---> SEND : follow hpnhaiti | to : 21212

 

Follow hpnhaiti on Twitter