Haïti- International: 14 clients liés à Haïti, impliqués dans le scandale “SwissLeaks’’

Jeudi, 19 Février 2015 10:41 MM/HPN Nouvelles - Nouvelles Internationales
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Avec un montant maximum évalué à 10,5 millions de dollars US associé à des clients liés à Haïti, ce pays de la Caraïbe figure à la 135e place des pays disposant des plus grands montants dans les fichiers bancaires suisses fuités, a révélé une enquête du Consortium international de journalistes d’investigation (ICIJ).

 

 

14 clients sont associés à Haïti, 21% disposent d’un passeport ou sont de nationalité haïtienne; donc font partie des 100 mille clients de 20 mille sociétés offshore (extraterritoriales) impliquées dans le système d’invasion fiscale mise en place en Suisse par HSBC Private Bank révélé par ce réseau mondial de 185 journalistes d'investigation dans plus de 65 pays.

Parmi les comptes clients, 10 sont ouverts entre 1996 et 2002 et sont liés à 44 comptes bancaires. Et parmi tous les clients liés de loin ou de près avec Haïti, un seul nom est révélé. Il s’agit de l’ancien ministre haïtien des Finances, Frantz Merceron mort en 2005 à Paris. Il disposait d’un compte de plus de 1,2 million de dollars à HSBC.

Des révélations faites plusieurs années après que son rôle dans le pillage d’Haïti par Jean-Claude Duvalier eu été révélé, selon cette vaste enquête coordonnée par le journal français Le Monde.

Ce grand baron de la dictature de Jean-Claude Duvalier, figure dans la liste  des personnalités politiques internationales, aux cotés de l’ancien ministre égyptien du Commerce et de l’industrie Rachid Mohamed Rachid qui avait été condamné à cinq ans de prison en juin 2011 pour abus de biens sociaux issus des fonds pour le développement du pays, a affirmé le journal suisse "Le Temps".

Les informations non pas révélées si M. Merceron avait régularisé sa situation comme c’est le cas pour de nombreux concernés. Parmi les nombreux noms, sont cités, ceux de trafiquants d’armes ou de stupéfiants, de financiers d’organisations terroristes, d’hommes politiques, de capitaines d’industrie et de vedettes du showbiz ou du sport, désireux de cacher leur argent en Suisse.

Le consortium d’investigation dit avoir décidé ne pas afficher les informations détaillées pour les pays comportant entre 0 à 3 clients ou moins, aussi tient-il à noter qu’un client pourrait lier à plus d’un pays et qu’il dénombre plus de 19 mille clients qui ne sont associés à aucun pays.

Cela ne voudrait-il pas insinuer qu’il aurait beaucoup plus d’Haïtiens qui y sont impliqués ?

Connu sous le nom de SwissLeaks, le scandale fait état de quelque 180 milliards de dollars qui auraient transité sur les comptes du deuxième groupe bancaire mondial HSBC Suisse à Genève entre 2006 et 2007 pour échapper à l’impôt, pour blanchir de l’argent ou financer le terrorisme.

Les informations s’appuient sur des données soustraites à la filiale suisse de la banque, HSBC Private Bank, par un informaticien, Hervé Falciani, ex-employé de la banque à Genève. Pendant de nombreuses années, ces fraudes n’étaient connues que de la justice et de quelques administrations fiscales, même si certains éléments avaient filtré dans la presse.

 

Milo Milfort

 

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