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Haïti-Elections: Y aura-t-il des élections dans le pays cette année?

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Si le chef de l’Exécutif, Michel Joseph Martelly, a toujours montré sa volonté d’organiser les élections au cours de l'année 2014, des doutes persistent cependant au sein de plusieurs secteurs du pays sur la possibilité ou pas d’avoir des joutes comme prévu.



Dans un contexte de grave crise politique dans le pays, le président haïtien, Michel Joseph Martelly, a renouvelé, le vendredi 7 février, devant le Conseil permanent de l’Organisation des États Américains (OEA), sa détermination d’organiser des élections dans le pays d’ici la fin de l’année.

« Je me réjouis de l’état d’avancement du processus électoral devant culminer au renouvellement des pouvoirs législatif et locaux durant l’année 2014, renforcé par l’adoption et la publication de la loi électorale, ainsi que de la loi relative au fonctionnement des partis politiques », a indiqué le président Martelly.

Pourtant, des dirigeants de partis et de regroupements de partis politiques – en grande majorité dans l’opposition au pouvoir –  émettent des doutes sur la volonté réelle et la capacité du chef de l’Exécutif de réaliser les élections dans le pays, qui devraient avoir lieu depuis trois ans.

« Il y a une possibilité pour avoir des élections dans le pays, cette année : la volonté politique. Si le président Martelly a de la volonté, les élections auront lieu, sinon… », a fait savoir le coordonnateur national de l’Organisation du peuple en lutte, Sauveur Pierre Etienne, joint au téléphone par un journaliste d’HPN.

Le politologue a évoqué le côté technique de la question qu’il faut prendre en considération aussi.

« Il faut tenir compte de plusieurs autres aspects pour avoir les élections au cours de l’année. D’abord, il faut un accord politique pour savoir s’il faut organiser une ou deux élections et, ensuite, il faut amender la loi électorale 2013 pour s’assurer que les élections pourraient être organisées », a indiqué Sauveur Pierre Etienne.

Pour le porte-parole de l’Inite, Dieudonne Saincyr, qui s’est montré pessimiste à la réalisation des élections, seuls les États-Unis peuvent dire si oui ou non les compétions électorales auront lieu.

« Pour savoir s’il y aura des élections dans le pays cette année, il faut s’adresser à l’ambassadeur des États-Unis en Haïti, Pamela A. White. Elle seule a la réponse, car c’est elle qui avait annoncé qu’il n’y aurait pas d’élections dans le pays en 2013 », a ironisé Dieudonne Saincyr.

L’ancien sénateur de la République, Turneb Delpé, actuellement l’un des chefs de file du Mouvement de l’opposition politique démocratique (MOPOD), a nié toute possibilité pour qu’il y ait des élections avec l’administration Martelly.

« Les élections, qui devraient être organisées dans le pays depuis trois ans, n’ont pas eu lieu. Cela prouve clairement que les dirigeants n’ont pas la capacité de les réaliser », a signalé Turneb Delpé, dans une interview à HPN.

Il en a profité pour renouveler la position du MOPOD dans la conjoncture actuelle.

« Au sein du MOPOD, notre position reste et demeure inchangé : des élections générales anticipées. Nous continuons de réclamer la démission du président Martelly et toute son équipe », a insisté Turneb Delpé.

Contrairement aux responsables de partis politiques de l’opposition, le porte-parole du Consortium national des partis politiques (pro gouvernemental), Fednel Monchéry, lui, croit que les élections peuvent avoir lieu cette année.

« Si toutes les conditions techniques et financières sont réunies, les élections pourront avoir lieu », a estimé Fednel Monchéry, qui s’est toujours montré favorable pour la tenue de deux élections.

Le 1er janvier, dans la cité de l’indépendance, le chef de l’État Michel Joseph Martelly avait décrété l’année 2014 : « année électorale » en présence de dirigeants de partis politiques, de diplomates, de représentants d’organismes internationaux…

Le président Martelly a tenu le même discours, le 13 janvier, devant les parlementaires, réunis en assemblée nationale à l’occasion de l’ouverture de la première session ordinaire de la 49e législature pour l’année législative 2014.

« J’ajoute un autre ‘‘E’’ sur les cinq premiers. C’est le ‘‘E’’ des élections. Cela veut dire qu’il y aura des élections dans le pays cette année », avait-il déclaré devant les parlementaires.

Sylvestre Fils Dorcilus

Mise à jour le Lundi, 10 Février 2014 16:07  

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