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Haïti-Séisme: 3 ans après, la Grand-rue présente toujours un visage pâle

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Quoiqu’il n’ait pas été toujours jovial avant le séisme du 12 janvier 2010, le visage du Boulevard Jean-Jacques Dessalines, communément appelé Grand-rue, reste toujours pâle trois années après la catastrophe épouvantable. Les activités commerciales fonctionnent toujours à minima, constate Haiti Press Network.

 

 

 

Au centre-ville, la Grand-rue, généralement riche en activités, reste en mémoire comme l’un des endroits les plus touchés par le terrible tremblement de terre qui avait frappé le pays en janvier 2010. Près de 300.000 personnes, rappelons-le, ont été tuées lors de cette catastrophe inoubliable.

 

Si certains endroits ayant été affectés, et dont les décombres ont été enlevés, présentent aujourd’hui une allure plutôt attendrissante, la Grand-rue par contre, donne encore un aspect toujours étrange. L’absence des bâtiments emblématiques tels que : la Téléco, la pharmacie Castra et l’hôtel Nova Scotia en témoigne bien de l’étrangeté de ce lieu mythique.

À la Grand-rue, la circulation est toujours très dense. Ce, en raison du nombre étourdissant de tap-tap et d’autres véhicules en bon et en mauvais état qu’y circulent. Quant aux activités commerciales, elles ne vont pas pour le mieux, selon certaines marchandes interrogées lors d’une visite des lieux.

Les commerçants et les commerçantes sont nombreux à se plaindre de la paralysie des activités au centre-ville de Port-au-Prince.

D’après des commerçants qui se plaignent d’un ralentissement considérable des activités commerciales au centre-ville, l’effet du séisme est encore présent à la Grand-rue. D’ailleurs, constate-t-on, des bâtiments endommagés et l’emplacement de bâtiments détruits sont visibles.

« Lorsque l’entreprise était en fonction, je recevais beaucoup plus de clients par jour. Car ils savaient que mes matériels scolaires sortaient directement à l’entreprise, a témoigné Josiane, laquelle s’est montrée visiblement découragée.

Il faut dire que la maison « Henri Deschamps », qui se trouve entre la Grand-rue et la rue Bonne foi, partiellement détruite lors du séisme, n’a pas encore été réhabilitée.

Un peu plus loin, dans les parages de la rue Joseph Janvier, le lieu où le bâtiment logeant « Belle Haïti », une boîte de nuit de renom de la Grand-rue, saccagée par le séisme, est devenue désormais un espace où l’on fait des lavages à pression de véhicules. Une petite boulangerie y est installée également.

Cette boîte de nuit rendait beaucoup de services aux filles de joie qui y menaient des activités sexuelles pour subvenir à leurs besoins.

« Avant le séisme, je menais mes activités à "Belle Haïti". Elles me permettaient d’envoyer mes enfants à l’école. Depuis le séisme qui a brisé le bâtiment, je ne vois plus mes clients. Je ne fonctionne plus comme avant », a expliqué une dame qui cherche encore des clients à la Grand-rue.

 

Mackendy Emmanuel Alexis

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Mise à jour le Samedi, 12 Janvier 2013 20:00  

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