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Haiti-Environnement: Une écodisparition de l’eau

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La rivière est le réceptacle des eaux de ruissellement mais l’eau pose un problème majeur et récurent dans le monde d’aujourd’hui. Sa disparition accroit avec l’explosion démographique des villes occasionnée par une surconsommation et une mauvaise exploitation de celle-ci. La rivière perd sa valeur écologique et patrimoniale, ses constituants physiques liquides, solides, et vivants disparaissent. Sa biodiversité se détruit et de sa nature sont soustraites sa beauté et sa forme. Sa disparition cause la rareté de l’eau, une insuffisance pour la consommation des populations des communautés avoisinantes de la rivière.

 

 

La rareté de l’eau cause des conflits et entrave la sécurité alimentaire des gens de la communauté face à une agriculture de subsistance diversifiée qu’ils ne pourraient plus faire pour se nourrir. Cette rareté de l’eau, résultante de la disparition de l’eau de la rivière trouve son appartenance et fait autorité par le dysfonctionnement ostensible de la Direction Nationale d’Eau Potable (DINEPA) malgré tout, qui accroit son économie.

Ceci s’empire avec l’accroissement des insuffisances de responsabilité et d’absence de politiques publiques. Dans ce cas, quelle politique éducative et écologique pour y remédier ? Comment gérer les patrimoines hydriques pour sauvegarder les espèces endémiques et augmenter les ressources agricoles de la zone, du pays ? Quel problème soit lié à l’eau, à sa disparition ? Quel enseignement possible pour une paix et une démocratisation lors la distribution et l’exploitation de l’eau par la DINEPA dans les communautés et avec leur support ?

Une telle situation provoque de lourdes conséquences sur la faune et la flore aquatique de la rivière, les espèces endémiques sont exterminées, et l’alimentation des bords côtiers de la mer pour les mangroves et planctons diminuent considérablement. Tout un écosystème tend à périr ! Au seuil de ce cataclysme bioécologique, une trêve des coutumes et des traditions ancrées à l’exercice des pratiques rituelles de dimension sacrée et purificatrice diminuent, et cela persiste en privant la communauté de leur rapport concomitant avec l’eau, la rivière et l’eau de la rivière.

Nos faits d’armes seraient la participation citoyenne et l’éducation ; impossible de miser sur cette dernière. Car le cursus de l’enseignement secondaire et fondamental en Haïti ne fournit pas une éducation relative à l’environnement et au patrimoine voire la question de l’eau. L’état faible et uniforme d’Haïti engendre  une éducation stérile parce qu’elle ne tient pas compte de l’environnement physique avec ses composantes pour sa protection, son renforcement et sa gestion, et croit dans l’assistance des Organisations Non Gouvernementales (ONG)  pour l’aider à se relever du cataclysme. Et si l’éducation nous en mobilisait, sensibilisait pour agir ? Sommes-nous condamnés à attendre les actions et la pitié de l’autre pour pallier à cette conjoncture ? La priorité de l’état est de fournir des bacheliers pas des jeunes actifs et responsables pour agir ensemble dans chacune des collectivités ou la question de l’eau pose ce problème, et même les autres problèmes environnementaux.

La Direction Nationale d’Eau Potable (DINEPA) à son tour souscrit à une formule excédentaire de dépenses dans le but d’assainir, de curer les centres de stockages, les bassins, les points d’eau, et elle fait mésestime de l’environnement sain et durable qui est la part d’une bonne éducation civique et écologique de la jeunesse. Pour y faire face, toutes les structures participatives de la société doivent agir : les églises, les écoles, les mairies, les entreprises, le péristyle, les hôpitaux rapidement et concrètement ensemble pour notre génération et les autres qui adviennent. Agir ensemble avec le moins d’argent que possible, et tenant à la formation, la sensibilisation : « fais-le pour la communauté et pour le pays, et non pour le mercantilisme, le profit de l’argent ».  L’eau ne se renouvelle pas. Et la pluie ne tombe presque pas. Si elle tombe, la rivière vient avec sa décharge.

Le cas de la Rivière-Froide de Carrefour

L’eau, d’où qu’elle vienne et quelque soit la forme qu’elle prend, demeure l’antichambre du destin de la ville de Carrefour et de sa région. En effet jusqu’en l’an 2000, la situation dramatique liée au problème de l’eau qui a défigurée l’environnement végétal et forestier de cette contrée qui, située à 20 Km au sud de Port-au-Prince, présentait, à la différence d’avec la capitale, un spectacle d’arbres divers : peupliers, tamarins, chênes, cocotiers et très feuillus, lequel m’invitait à les regarder avec stupéfaction.

La population n’était pas dense à cette époque, les maisons étaient construites en tôles et en bois, peinturées avec des couleurs vives, et d’autres en béton qui comportait des gens qui avaient une vie aisée et modeste qui pouvait les construire d’une telle manière. La ville n’avait pas de place publique et certaines zones n’étaient pas encore électrifiées jusqu'à maintenant. La paix et la sécurité donnaient vie au jour dont les gens vivaient. Cette ville était réputée pour ses productions littéraires, artistiques à partir de certains quartiers tels que Brochette pour sa galerie, Cote-plage pour un hôtel et une plage, Domaine Idéal, et la base Amiral Killlick, Rivière-Froide pour ses sculptures en roches et l’eau de sa rivière. Les rues étaient larges à terre battue, bien nivelées, numérotées de façon paire et impaire de la droite vers la gauche, et chaque rue ou quartier, leur nom était lié à une histoire singulière.

Mariani, ce quartier que je vivais avec ma famille. Dans la dévotion chrétienne dans laquelle que j’ai grandie, entre les murs d’une seule pièce où gisait plus de livres que de meubles ; j’ai appris  dans la bibliothèque familiale l’importance de la nature, des plantes qui guérissent, des vertus des fruits et légumes, de l’eau dans une alimentation saine. La maison familiale était très éloignée de la route nationale 2, et avait un bassin contenant de l’eau achetée de camion-citerne en provenance de la Plaine du cul-de-sac.

Père achetait de l’eau de camion-citerne à chaque six mois, la famille l’utilisait pour faire la lessive, cuisiner et se baigner. Le problème de l’eau était endémique à ma famille. Car ma mère en distribuait aux gens du quartier dans des gallons, des sceaux, des bidons de façon excessive en signe de sa solidarité face au manque, à la privation lorsqu’ils n’en avaient pas pour la cuisson ou la lessive ; ce que d’autres ne faisaient pas, ils en vendaient. C’était un marché rentable. L’eau, au centre de rencontres familiales, devenait une préoccupation périodique et source de conflits hdifférence d’avec la capitale, un spectacle d’arbres divers : peupliers, tamarins, chênes, cocotiers et très feuillus, lequel m’invitait à les regarder avec stupéfaction.

La population n’était pas dense à cette époque, les maisons étaient construites en tôles et en bois, peinturées avec des couleurs vives, et d’autres en béton qui comportait des gens qui avaient une vie aisée et modeste qui pouvait les construire d’une telle manière. La ville n’avait pas de place publique et certaines zones n’étaient pas encore électrifiées jusqu'à maintenant. La paix et la sécurité donnaient vie au jour dont les gens vivaient. Cette ville était réputée pour ses productions littéraires, artistiques à partir de certains quartiers tels que Brochette pour sa galerie, Cote-plage pour un hôtel et une plage, Domaine Idéal, et la base Amiral Killlick, Rivière-Froide pour ses sculptures en roches et l’eau de sa rivière. Les rues étaient larges à terre battue, bien nivelées, numérotées de façon paire et impaire de la droite vers la gauche, et chaque rue ou quartier, leur nom était lié à une histoire singulière.

Mariani, ce quartier que je vivais avec ma famille. Dans la dévotion chrétienne dans laquelle que j’ai grandie, entre les murs d’une seule pièce où gisait plus de livres que de meubles ; j’ai appris  dans la bibliothèque familiale l’importance de la nature, des plantes qui guérissent, des vertus des fruits et légumes, de l’eau dans une alimentation saine. La maison familiale était très éloignée de la route nationale 2, et avait un bassin contenant de l’eau achetée de camion-citerne en provenance de la Plaine du cul-de-sac.

Père achetait de l’eau de camion-citerne à chaque six mois, la famille l’utilisait pour faire la lessive, cuisiner et se baigner. Le problème de l’eau était endémique à ma famille. Car ma mère en distribuait aux gens du quartier dans des gallons, des sceaux, des bidons de façon excessive en signe de sa solidarité face au manque, à la privation lorsqu’ils n’en avaient pas pour la cuisson ou la lessive ; ce que d’autres ne faisaient pas, ils en vendaient. C’était un marché rentable. L’eau, au centre de rencontres familiales, devenait une préoccupation périodique et source de conflits hebdomadaires, ceux qui se manifestaient  par des injures, des situations de fureurs lamentables, des ruptures demoments en famille et de convivialités. L’eau, aujourd’hui presque de deux décennies plus tard est devenue un catalyseur de conflits, de menaces, de terreurs et de dispute même pour la Direction Nationale d’Eau Potable avec les gens de la communauté à cause de l’inexistence de tuyaux, de distribution équitable de l’eau dans de bonnes conditions sanitaires.

Avec le marché qui préexiste à la Direction Nationale d’Eau Potable, il vous faut un bordereau : le bordereau de l’humanité, le bordereau de l’eau. Le manque d’argent des gens des quartiers populaires, les poussent à se révolter pour un droit, le droit d’accès à une eau saine et potable dans la paix et l’unité. Leur révolte se manifeste par des graffitis empreints de jurons, de colères, de menaces, des cassures des matériels et d’objets hydrauliques, des incendies de pneus. Ce qui diffère avec la révolte des quartiers bourgeois en émettant leur chèque et faisant des réprimandes à l’égard du bureau de la Direction Nationale d’Eau Potable.

A une heure de marche, pendant les vacances, je me rendais à la Rivière-Froide, cette zone où tout le monde nait par transfiguration artiste ou commerçant, elle avait l’eau en profusion. Construction à mains levées, courant électrique à câbles disposées en lamelles ; les maisons de la zone prenaient la configuration de tombes de cimetières, avec une érosion criarde provoquée par l’abattement systématique des arbres, et une mauvaise gestion des déchets organiques et plastiques, se proliférant au bord de la rivière. Cette rivière, celle de mon enfance, son eau crée le tissu nodal d’un  monde en quête de vie et d’amour ; ce qui permet un processus d’écosociabilité entre les humains, les végétaux et les animaux par l’offre-demande qui s’ouvre à eux de l’avoir, de tenir l’équilibre hydrique des interactions bioécologiques. Car les réactions biochimiques, les interactions sont possibles grâce à des facteurs édaphiques, hydriques, photosynthétiques qui permettent la croissance, le développement de l’organisme et de la chaine trophique de la nature. La rivière crée et est un rite de passage. Aujourd’hui, ce passage de marchands aux trèfles de cressons, de persils, de carottes devient un lieu de convivialités, de dialogue ; de l’enfant guettant le ballon entre les pierres et le sable. Autant l’eau de la rivière, était le régal de moments épars, épris de regards, de geste, de l’amour de l’autre autour du symbole du jeu et du partage. L’eau, intimement liée, endogène à l’homme ne montre son humanité à travers son sens du partage, sa main offrant le regard d’une humanité. La main de l’eau. Cette main d’humanité. La main de l’eau, symbole d’écoparticipation et d’écogestion de l’autre et du soi.

L’eau qui donne vie et forme à l’être de la rivière, sa présence attire des hôtes à la nature de ses vertus sacrées et initiatiques. Lors des séances baptismales des religions protestantes et catholiques, elle est une source de purification, de renouvellement de la personne humaine, et pour le vodouisant, elle l’est aussi, en plus de transmettre des messages, des prières qui passent par la voie des dieux de l’eau ou le transfert de maladies, de mauvais présages jetés au loin de la vie de la personne. Par sa forme et sa couleur, elle est une esthétique du sacré et du patrimonial qui lie les enfants, les gens de la communauté à son image. Très près, cela montre une dévotion, un chemin sacré à la source de l’eau que les gens de la commune de carrefour livrent à la nature de leur foi, de leur croyance ; même si certains d’entre nous, c’est le contraire de cette relation réciproque.

Vue panoramique. Des cotés bordant la Rivière-Froide, le décor est austère, hideux, marginal et enfouillés de plastiques, de déchets organiques ; certaines fois, découpant par des maisonnettes et des latrines à des dizaines de mètres qui encrassent l’eau, en plus de la défécation de l’homme voyageur, du marchand, du cultivateur, de la lessiveuse à son bord. Aujourd’hui, elle est devenue un océan de solides, de roches concassées et de ciments naturels, de sables dont les gens se procurent constamment pour la construction, la vente en région périurbaine ; la Rivière-Froide est devenue un chemin sans eau pour le passage des pieds géorgiques. L’eau disparait, et seulement la pluie ou les intempéries saisonnières, irrégulières montrent le sens patrimonial de la rivière. Lors des inondations en période printanière, et des pollutions dues à l’action de l’homme, elle repousse parce qu’elle est déteinte et a une couleur rougeâtre due à la

cursus de l’enseignement secondaire et fondamental en Haïti ne fournit pas une éducation relative à l’environnement et au patrimoine voire la question de l’eau. L’état faible et uniforme d’Haïti engendre  une éducation stérile parce qu’elle ne tient pas compte de l’environnement physique avec ses composantes pour sa protection, son renforcement et sa gestion, et croit dans l’assistance des Organisations Non Gouvernementales (ONG)  pour l’aider à se relever du cataclysme. Et si l’éducation nous en mobilisait, sensibilisait pour agir ? Sommes-nous condamnés à attendre les actions et la pitié de l’autre pour pallier à cette conjoncture ? La priorité de l’état est de fournir des bacheliers pas des jeunes actifs et responsables pour agir ensemble dans chacune des collectivités ou la question de l’eau pose ce problème, et même les autres problèmes environnementaux.

La Direction Nationale d’Eau Potable (DINEPA) à son tour souscrit à une formule excédentaire de dépenses dans le but d’assainir, de curer les centres de stockages, les bassins, les points d’eau, et elle fait mésestime de l’environnement sain et durable qui est la part d’une bonne éducation civique et écologique de la jeunesse. Pour y faire face, toutes les structures participatives de la société doivent agir : les églises, les écoles, les mairies, les entreprises, le péristyle, les hôpitaux rapidement et concrètement ensemble pour notre génération et les autres qui adviennent. Agir ensemble avec le moins d’argent que possible, et tenant à la formation, la sensibilisation : « fais-le pour la communauté et pour le pays, et non pour le mercantilisme, le profit de l’argent ».  L’eau ne se renouvelle pas. Et la pluie ne tombe presque pas. Si elle tombe, la rivière vient avec sa décharge.

L’eau, d’où qu’elle vienne et quelque soit la forme qu’elle prend, demeure l’antichambre du destin de la ville de Carrefour et de sa région. En effet jusqu’en l’an 2000, la situation dramatique liée au problème de l’eau qui a défigurée l’environnement végétal et forestier de cette contrée qui, située à 20 Km au sud de Port-au-Prince, présentait, à la différence d’avec la capitale, un spectacle d’arbres divers : peupliers, tamarins, chênes, cocotiers et très feuillus, lequel m’invitait à les regarder avec stupéfaction.

La population n’était pas dense à cette époque, les maisons étaient construites en tôles et en bois, peinturées avec des couleurs vives, et d’autres en béton qui comportait des gens qui avaient une vie aisée et modeste qui pouvait les construire d’une telle manière. La ville n’avait pas de place publique et certaines zones n’étaient pas encore électrifiées jusqu'à maintenant. La paix et la sécurité donnaient vie au jour dont les gens vivaient. Cette ville était réputée pour ses productions littéraires, artistiques à partir de certains quartiers tels que Brochette pour sa galerie, Cote-plage pour un hôtel et une plage, Domaine Idéal, et la base Amiral Killlick, Rivière-Froide pour ses sculptures en roches et l’eau de sa rivière. Les rues étaient larges à terre battue, bien nivelées, numérotées de façon paire et impaire de la droite vers la gauche, et chaque rue ou quartier, leur nom était lié à une histoire singulière.

Mariani, ce quartier que je vivais avec ma famille. Dans la dévotion chrétienne dans laquelle que j’ai grandie, entre les murs d’une seule pièce où gisait plus de livres que de meubles ; j’ai appris  dans la bibliothèque familiale l’importance de la nature, des plantes qui guérissent, des vertus des fruits et légumes, de l’eau dans une alimentation saine. La maison familiale était très éloignée de la route nationale 2, et avait un bassin contenant de l’eau achetée de camion-citerne en provenance de la Plaine du cul-de-sac.

Père achetait de l’eau de camion-citerne à chaque six mois, la famille l’utilisait pour faire la lessive, cuisiner et se baigner. Le problème de l’eau était endémique à ma famille. Car ma mère en distribuait aux gens du quartier dans des gallons, des sceaux, des bidons de façon excessive en signe de sa solidarité face au manque, à la privation lorsqu’ils n’en avaient pas pour la cuisson ou la lessive ; ce que d’autres ne faisaient pas, ils en vendaient. C’était un marché rentable. L’eau, au centre de rencontres familiales, devenait une préoccupation périodique et source de conflits hebdomadaires, ceux qui se manifestaient  par des injures, des situations de fureurs lamentables, des ruptures de m’invitait à les regarder avec stupéfaction.

La population n’était pas dense à cette époque, les maisons étaient construites en tôles et en bois, peinturées avec des couleurs vives, et d’autres en béton qui comportait des gens qui avaient une vie aisée et modeste qui pouvait les construire d’une telle manière. La ville n’avait pas de place publique et certaines zones n’étaient pas encore électrifiées jusqu'à maintenant. La paix et la sécurité donnaient vie au jour dont les gens vivaient. Cette ville était réputée pour ses productions littéraires, artistiques à partir de certains quartiers tels que Brochette pour sa galerie, Cote-plage pour un hôtel et une plage, Domaine Idéal, et la base Amiral Killlick, Rivière-Froide pour ses sculptures en roches et l’eau de sa rivière. Les rues étaient larges à terre battue, bien nivelées, numérotées de façon paire et impaire de la droite vers la gauche, et chaque rue ou quartier, leur nom était lié à une histoire singulière.

Mariani, ce quartier que je vivais avec ma famille. Dans la dévotion chrétienne dans laquelle que j’ai grandie, entre les murs d’une seule pièce où gisait plus de livres que de meubles ; j’ai appris  dans la bibliothèque familiale l’importance de la nature, des plantes qui guérissent, des vertus des fruits et légumes, de l’eau dans une alimentation saine. La maison familiale était très éloignée de la route nationale 2, et avait un bassin contenant de l’eau achetée de camion-citerne en provenance de la Plaine du cul-de-sac.

Père achetait de l’eau de camion-citerne à chaque six mois, la famille l’utilisait pour faire la lessive, cuisiner et se baigner. Le problème de l’eau était endémique à ma famille. Car ma mère en distribuait aux gens du quartier dans des gallons, des sceaux, des bidons de façon excessive en signe de sa solidarité face au manque, à la privation lorsqu’ils n’en avaient pas pour la cuisson ou la lessive ; ce que d’autres ne faisaient pas, ils en vendaient. C’était un marché rentable. L’eau, au centre de rencontres familiales, devenait une préoccupation périodique et source de conflits hebdomadaires, ceux qui se manifestaient  par des injures, des situations de fureurs lamentables, des ruptures de moments en famille et de convivialités. L’eau, aujourd’hui presque de deux décennies plus tard est devenue un catalyseur de conflits, de menaces, de terreurs et de dispute même pour la Direction Nationale d’Eau Potable avec les gens de la communauté à cause de l’inexistence de tuyaux, de distribution équitable de l’eau dans de bonnes conditions sanitaires.

Avec le marché qui préexiste à la Direction Nationale d’Eau Potable, il vous faut un bordereau : le bordereau de l’humanité, le bordereau de l’eau. Le manque d’argent des gens des quartiers populaires, les poussent à se révolter pour un droit, le droit d’accès à une eau saine et potable dans la paix et l’unité. Leur révolte se manifeste par des graffitis empreints de jurons, de colères, de menaces, des cassures des matériels et d’objets hydrauliques, des incendies de pneus. Ce qui diffère avec la révolte des quartiers bourgeois en émettant leur chèque et faisant des réprimandes à l’égard du bureau de la Direction Nationale d’Eau Potable.

A une heure de marche, pendant les vacances, je me rendais à la Rivière-Froide, cette zone où tout le monde nait par transfiguration artiste ou commerçant, elle avait l’eau en profusion. Construction à mains levées, courant électrique à câbles disposées en lamelles ; les maisons de la zone prenaient la configuration de tombes de cimetières, avec une érosion criarde provoquée par l’abattement systématique des arbres, et une mauvaise gestion des déchets organiques et plastiques, se proliférant au bord de la rivière. Cette rivière, celle de mon enfance, son eau crée le tissu nodal d’un  monde en quête de vie et d’amour ; ce qui permet un processus d’écosociabilité entre les humains, les végétaux et les animaux par l’offre-demande qui s’ouvre à eux de l’avoir, de tenir l’équilibre hydrique des interactions bioécologiques. Car les réactions biochimiques, les interactions sont possibles grâce à des facteurs édaphiques, hydriques, photosynthétiques qui permettent la croissance, le développement de l’organisme et de la chaine trophique de la nature. La rivière crée et est un rite de passage. Aujourd’hui, ce passage de marchands aux trèfles de cressons, de persils, de carottes devient un lieu de convivialités, de dialogue ; de l’enfant guettant le ballon entre les pierres et le sable. Autant l’eau de la rivière, était le régal de moments épars, épris de regards, de geste, de l’amour de l’autre autour du symbole du jeu et du partage. L’eau, intimement liée, endogène à l’homme ne montre son humanité à travers son sens du partage, sa main offrant le regard d’une humanité. La main de l’eau. Cette main d’humanité. La main de l’eau, symbole d’écoparticipation et d’écogestion de l’autre et du soi.

L’eau qui donne vie et forme à l’être de la rivière, sa présence attire des hôtes à la nature de ses vertus sacrées et initiatiques. Lors des séances baptismales des religions protestantes et catholiques, elle est une source de purification, de renouvellement de la personne humaine, et pour le vodouisant, elle l’est aussi, en plus de transmettre des messages, des prières qui passent par la voie des dieux de l’eau ou le transfert de maladies, de mauvais présages jetés au loin de la vie de la personne. Par sa forme et sa couleur, elle est une esthétique du sacré et du patrimonial qui lie les enfants, les gens de la communauté à son image. Très près, cela montre une dévotion, un chemin sacré à la source de l’eau que les gens de la commune de carrefour livrent à la nature de leur foi, de leur croyance ; même si certains d’entre nous, c’est le contraire de cette relation réciproque.

Vue panoramique. Des cotés bordant la Rivière-Froide, le décor est austère, hideux, marginal et enfouillés de plastiques, de déchets organiques ; certaines fois, découpant par des maisonnettes et des latrines à des dizaines de mètres qui encrassent l’eau, en plus de la défécation de l’homme voyageur, du marchand, du cultivateur, de la lessiveuse à son bord. Aujourd’hui, elle est devenue un océan de solides, de roches concassées et de ciments naturels, de sables dont les gens se procurent constamment pour la construction, la vente en région périurbaine ; la Rivière-Froide est devenue un chemin sans eau pour le passage des pieds géorgiques. L’eau disparait, et seulement la pluie ou les intempéries saisonnières, irrégulières montrent le sens patrimonial de la rivière. Lors des inondations en période printanière, et des pollutions dues à l’action de l’homme, elle repousse parce qu’elle est déteinte et a une couleur rougeâtre due à la couleur de la couche de terre arabe qui se déverse dans la mer. En période d’automne et d’hiver, elle a une couleur plus ou moins transparente qui peut être altérée soit par la traversée de camions de sables et de pierres, des écumes de savon des lessiveuses, des poudres de produits cosmétiques.

Dans une mare d’eau de la Rivière-Froide, chaque prélèvement des gens est une œuvre sacrée, une offrande de la nature bénie ; ils attendent toujours la pluie comme du sang lors de la transfusion sanguine pour sauver un malade potentiellement mort. L’action de l’homme. La colère des Laos. La malédiction de Dieu. La domination stratégique des trios conspirateurs du marché de l’eau : l’Etat, l’entreprise, et l’homme fabricant ou consommateur. A ce quartier de l’eau qui disparait, chacun de la communauté devient coauteur et co-victime de cette disparition qui nous met dans une insuffisance hydrique chronique, ce qui peut sacrifier l’humanité, le peu que nous possédions. Au bord de ce gouffre, il y a des cris de révoltes, des soulèvements, des tracs qui s’élèvent pour l’eau, et les plaies de l’ingérence et d’absence de politique publique se renforcent, ce qui pousse à une mauvaise gestion du renforcement des interactions relatives à l’œkoumène voisin de cette zone afin de permettre une résurgence, un renouvellement du cycle de l’eau des nappes phréatiques de la rivière.

Contrôler et cartographier l’eau de cette région est posséder l’âme des gens, l’âme de la terre. Une situation précaire de la vie de tout l’écosystème avoisinant. Vraiment, nous assistons à un phénomène d’écodisparition de l’eau de la Rivière-Froide, nous perdons dans nos sens, nous pleurons sur un mur plus dur que ce mur des lamentations : le mur de l’eau. Désertification accrue et construction anarchique, pollution des bassins versants, éboulis des couches arabes, prolifération de micro-organismes et de parasite, infestation des nappes phréatiques, manque d’éducation sanitaire et communautaire ; l’assistance chronique de l’Etat Haïtien prouve ces situations controversées et catastrophiques pour nos rivières, nos fleuves, nos bassins qui perdent leur débit, leur beauté, leur lit comme celle de la Rivière-Froide, celle de mon enfance. La plupart du temps, l’eau utilisée dans les hauteurs et les régions très éloignées de carrefour proviennent de la rivière, qui soit fournie par des enfants ou des porteurs d’eau. Hier, ces enfants des montagnes ou des plaines venaient prendre plaisir pendant les vacances en laissant Jacmel, Kenscoff, Delmas, Mariani, Merger pour venir jouer au bord de la rivière mais tout cela a changée. Ceux des maisons ou des toits de leur sommeil, fournissant de l’eau deviennent esclaves. Ce qui fait que la servitude moderne de ces enfants de ces quartiers est déguisée, elle prend l’aspect du besoin incessant de l’eau des familles, des proches-parents. Sachiez qu’une enfance au bord de l’eau, de la rivière ne s’oublie pas, cependant les flaques d’eau, la mare de la modernité de cette ville, à mon âge est une croque-gorge, une situation conflictuelle qui crée les inégalités, les clivages socioéconomiques dont les chefs de l’eau naissent, des entreprises se fluctuent au dépend de cette disparition soudaine de cette ressource abiotique, élémentaire à ma vie, à la vie de la communauté, de l’autre. Ce qui permet, au plus une stabilité des interactions écologiques en favorisant l’accroissement du sens patrimonial, sacré et collectif de chacun par rapport à la rivière.

L’eau est un droit inhérent au monde. Le médiat de ce droit est l’action de l’homme. La médiane de l’action de celui-ci est son egocentrique commercial. Face à la carence hydrique chronique que les gens vivent dans les quartiers de rivière-froide et des zones avoisinantes, ils se retrouvent à procurer l’eau de camion-citerne ou de quelques pompes à eau de la DINEPA ; l’eau est et devient un marché. Face au manque d’eau et au problème d’infrastructures relatives à l’exploitation, la gestion et la distribution de l’eau de la communauté, les querelles, les dissensions surgissent. L’épiderme de la rivière-froide a disparue, l’eau. Si la libéralisation de la distribution ou l’accessibilité à l’eau se complexifie dans la zone, le marché de l’eau est ouvert aux plus offrants.

La main de la communauté de Carrefour et des quartiers de la Rivière-Froide procède à la dote de l’hydrotaxe quotidiennement pour une eau que l’on ne trouve pas ; à l’aspect limpide et transparent, la nommer de toute façon : eau de jouvence, eau cristal, eau divine, eau de la grâce, eau Alaska, eau Aquafine… L’eau est humanité. Et bien d’autres qui soit fournie par des enfants ou des porteurs d’eau. Hier, ces enfants des montagnes ou des plaines venaient prendre plaisir pendant les vacances en laissant Jacmel, Kenscoff, Delmas, Mariani, Merger pour venir jouer au bord de la rivière mais tout cela a changée. Ceux des maisons ou des toits de leur sommeil, fournissant de l’eau deviennent esclaves. Ce qui fait que la servitude moderne de ces enfants de ces quartiers est déguisée, elle prend l’aspect du besoin incessant de l’eau des familles, des proches-parents. Sachiez qu’une enfance au bord de l’eau, de la rivière ne s’oublie pas, cependant les flaques d’eau, la mare de la modernité de cette ville, à mon âge est une croque-gorge, une situation conflictuelle qui crée les inégalités, les clivages socioéconomiques dont les chefs de l’eau naissent, des entreprises se fluctuent au dépend de cette disparition soudaine de cette ressource abiotique, élémentaire à ma vie, à la vie de la communauté, de l’autre. Ce qui permet, au plus une stabilité des interactions écologiques en favorisant l’accroissement du sens patrimonial, sacré et collectif de chacun par rapport à la rivière.

L’eau est un droit inhérent au monde. Le médiat de ce droit est l’action de l’homme. La médiane de l’action de celui-ci est son egocentrique commercial. Face à la carence hydrique chronique que les gens vivent dans les quartiers de rivière-froide et des zones avoisinantes, ils se retrouvent à procurer l’eau de camion-citerne ou de quelques pompes à eau de la DINEPA ; l’eau est et devient un marché. Face au manque d’eau et au problème d’infrastructures relatives à l’exploitation, la gestion et la distribution de l’eau de la communauté, les querelles, les dissensions surgissent. L’épiderme de la rivière-froide a disparue, l’eau. Si la libéralisation de la distribution ou l’accessibilité à l’eau se complexifie dans la zone, le marché de l’eau est ouvert aux plus offrants.

La main de la communauté de Carrefour et des quartiers de la Rivière-Froide procède à la dote de l’hydrotaxe quotidiennement pour une eau que l’on ne trouve pas ; à l’aspect limpide et transparent, la nommer de toute façon : eau de jouvence, eau cristal, eau divine, eau de la grâce, eau Alaska, eau Aquafine… L’eau est humanité. Et bien d’autres zones de la région métropolitaine, et du pays se trouvent dans les impasses de l’écodisparition de l’eau, que resterait-il à nous comme patrimoine, comme symbole sacré et rites collectifs? Quelle possibilité à ce que la jeunesse apprenne à gérer ce patrimoine ? Comment faire face aujourd’hui vu les problèmes relatifs au changement climatique ? Comment éduquer au développement durable en tenant compte des composantes qui disparaissent, à les prioriser pour y faire face ? Comment habiter avec l’eau dans nos communautés, et pallier aux problèmes de pollution et d’intoxication ?

L’eau, patrimoine ou marché de l’homme, selon sa conception et ses ambitions ; devrait et doit être un objet d’études scientifiques de nos universités, des laboratoires, et le centre des préoccupations de l’Etat haïtien, des institutions privées et publiques afin de préserver notre écosystème, et même celui de notre monde pour la génération future en pérennisant des valeurs écologiques, environnementales et démocratiques pour nos écovillages, notre planète.

 

Explorateur Theophilo JARBATH

 

 

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