Haïti-RD:le RFJS dénonce des cas de violation subis par des haïtiens dans les communes frontalières

Mercredi, 10 Décembre 2014 15:44 WJL/HPN Nouvelles - Politique
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Le Réseau  Frontalier Jeannot Succès  (RFJS) pour la Promotion et la Défense des Droits Humains a dénoncé un ensemble de cas de violation subis par des compatriotes haïtiens au niveau de  certaines communes de la zone frontalière.

Le Réseau a pointé du doigt, notamment un certain  Santo Israël, un agent forestier dominicain, responsable des cas d’assassinats  et de bastonnades sur plusieurs Haïtiens vivant dans les zones frontalières.

Timé Soiniel  et Saincyr Michel, ont été assassinés le 6 août par Santo Israel à Limòn, une localité voisine de la commune frontalière Fonds-Verette, a fait savoir Jean Lestin L. Menès, coordonnateur du Comité des Droits Humains ( CDH)

M. Israel a également agressé physiquement et persécuté plusieurs autres compatriotes dans cette commune, a insisté M. Ménès évoquant également le cas d’Elie Sévère qui a été sévèrement battu par un soldat dominicain le 12 septembre 2014 a la section Bwadòm, a Anse-à- Pitre.

Les Haïtiens ont subi également plusieurs actes d’agressions par des policiers haïtiens cantonnés dans les zones frontalières, notamment à Savanette, et Anse-à-Pitre. Magdala Gabriel, une femme de 26 ans, nourrice de 4 mois  a été l’une des victimes.

Le Réseau  Frontalier Jeannot Succès   a fait un ensemble de recommandations pour freiner ces actes redoutables.

Le RFJS appelle les autorités à mettre en place des programmes sociaux et économiques concrets  pour améliorer les conditions de vie de la population afin d’éviter que celle-ci aille se faire humilier sur le territoire dominicain.

Le porte-parole du Réseau, Georges Joseph, recommande de renforcer la sécurité sur toute la ligne frontalière en augmentant le  nombre de policiers haïtiens dans les communes frontalières. La justice, doit, selon le RFJS,  enquêter sur les cas de violation afin que les auteurs soient punis.

Aussi, le Réseau encourage-t-elle les victimes à dénoncer et porter plainte afin que cette pratique prenne fin dans le pays.