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Haïti-Crise électorale : Ce que dit Camille Charlmers de la Commission d’évaluation électorale

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Installée mardi 22 décembre tard dans l’après-midi, la Commission d’évaluation électorale indépendante provoque déjà de nombreuses réactions des membres de la société. Parmi eux, le professeur Camille Charlmers qui, dans une interview exclusive accordée à HPN, ce mercredi 23 décembre, se dit pessimiste quant aux possibilités de trouver une issue à la crise via cette commission modifiée.

 

 

« C’est une Commission présidentielle. Il n’y a pas eu de concertation avec les acteurs concernés, y compris les membres du Groupe des huit candidats à la présidence (G-8). Donc, ça risque d’aboutir à un échec, dans la mesure où ce sont des gens qui ont été choisis par l’Exécutif », estime Camille Charlmers, qui pense que la crise est si profonde qu’elle mérite une plus large concertation.

D’autre part, le président de la Plateforme haïtienne de plaidoyer pour un développement alternatif (PAPDA), juge flou, le mandat de la Commission, dans le sens où, dit-il, l’on ne sait pas s’il s’agirait pour elle de travailler sur le processus électoral dans son ensemble ou seulement sur les démêlés du 25 octobre et du 9 août.

En plus, ajoute M. Charlmers, le temps imparti pour le travail de ladite Commission est largement insuffisant. Pour lui, la dimension du travail à laquelle cette structure doit s’y mettre, nécessite au moins trois semaines.

« Quand on demande un rapport final le 30 décembre à cette commission, je ne vois pas comment ils vont s’y prendre par rapport à toutes les rencontres et examens de documents qu’elle doit effectuer », prévoit le professeur Camille Charlmers, avant de souligner que ce délai si court peut soulever une suspicion légitime.

« Pour nous, l’installation de cette commission est très loin d’être la solution », soutient enfin l’universitaire qui suggère la reconsidération du processus électoral dans son ensemble et non pas seulement les deux journées catastrophiques émaillées d’irrégularités, de fraudes qui ont provoqué des contestations devant déboucher sur cette crise aigüe qui empoisonne la vie de tout un chacun dans la société.

Contactée également a cette fin, Marie Yolene Gilles du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), dit personnellement ne pas être d'accord à la mise en place de cette commission, sans toutefois indiquer la raison.

Alix Laroche

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