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Haïti-justice : Nouvelles réactions à l’impunité dont jouit Duvalier

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L’ambassadeur de France en Haïti a refusé samedi dernier de serrer la main de Jean-Claude Duvalier lors de la cérémonie marquant les 122 ans de la fondation de l’école Saint-Louis de Gonzague, le diplomate condamne l’impunité dont jouit l’ancien dictateur, l’éditeur de l’écrivain Anthony Phelps aussi.

 


Plusieurs témoins ont rapporté que le diplomate français Didier Le Bret n’a pas accepté la poignée de main offerte par Duvalier lors de la cérémonie déroulée à la chapelle de l’école que Jean-Claude Duvalier avait fréquentée.


« Bien que mon geste était spontané, il traduit la position de la France sur la question de l’impunité », a réagi M. Didier Le Bret.


« Il appartient à chaque nation de déterminer la meilleure façon d'appréhender les pages les plus sombres de son histoire. Mais l'expérience montre que le déni de réalité ou encore la culture de l'impunité ne permettent pas à une nation de se réconcilier avec elle-même. Bien au contraire, cette attitude sape les fondements mêmes de l'Etat de droit et ne permet pas de restaurer la confiance des citoyens dans leur propre justice », conclut le diplomate français.

D’autre part une maison d’édition au Canada a publié une déclaration de l’écrivain haitien Anthony Phelps qui a également dénoncé l’impunité de Duvalier en Haïti ;

« Je ne saurais accepter un hommage en temps qu’auteur de Mon pays que voici, tant et aussi longtemps que Jean-Claude Duvalier ne sera pas traduit en justice », a écrit Anthony
Phelps au président Martelly le 15 juin dernier.

Agé de 83 ans, et vivant en exil au Québec depuis plus de 45 ans, après avoir connu les geôles du dictateur, Anthony Phelps associe une œuvre magistrale à une droiture d’esprit qui fuit résolument toutes les compromissions.

« Nous qui venons de publier son anthologie personnelle, invitation à découvrir 50 ans d’une œuvre poétique colossale, sommes solidaires de cette courageuse démarche. Tous les
haïtiens connaissent son livre culte Mon pays que voici, hymne à son île natale, publié en pleine dictature, et son refus de cette décoration est une véritable onde de choc. Son geste est l’honneur de la littérature haïtienne”, écrit l’éditeur Bruno Doucey.


Jean Claude Duvalier est revenu en Haïti en janvier 2011 après 25 années d’exil en France suite à sa chute du pouvoir en février 1986.


Depuis l’ancien président à vie a été poursuivi par des anciennes victimes de son régime pour crimes contre l’humanité, mais les plaintes n’ont pas été retenues par la justice qui a retenu en revanche des plaintes pour détournement de fonds publics et corruption.

 

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